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Des courriels d’Epstein évoquent des contacts avec les fondateurs de Bitcoin

7h18 ▪ 5 min de lecture ▪ par Mikaia A.
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Beaucoup aimeraient tourner la page Epstein, voire celle de Trump, tant ces noms dérangent. Pourtant, la tempête ne s’apaise pas. Les « Epstein Files », documents judiciaires récemment publiés, révèlent de nouveaux échanges où le financier déchu évoque… le bitcoin. Cette découverte ébranle la crypto-sphère, déjà en proie à la volatilité et aux doutes. Car au fil des e-mails, c’est toute la frontière entre pouvoir, argent et idéalisme technologique qui se brouille. L’affaire Epstein ressurgit, au cœur même de la révolution crypto.

Epstein ouvre un dossier marqué “Bitcoin” dans une pièce sombre, entouré de symboles cryptiques et de figures anonymes inquiétantes.

Bitcoin, Blockstream et MIT : la décentralisation face aux cercles d’élite

Les e-mails issus du Department of Justice dévoilent un pan surprenant de l’histoire du bitcoin. En octobre 2016, Jeffrey Epstein écrivait à deux contacts saoudiens qu’il avait « parlé à certains des fondateurs de Bitcoin » pour discuter d’une monnaie numérique conforme à la Charia. Il proposait de créer une « Sharia digitale » inspirée de la blockchain.

Ce message, désormais public, montre qu’Epstein côtoyait les premiers cercles du monde crypto, notamment Adam Back, Peter Thiel et Larry Summers. Il entretenait aussi des liens directs avec le MIT Media Lab, qui finançait les développeurs du protocole Bitcoin à travers son Digital Currency Initiative (DCI).

Ce réseau d’élite contredit l’image d’un bitcoin purement communautaire. Epstein, donateur actif du MIT, finançait une partie de cette recherche, souvent par des dons discrets. Le paradoxe est évident : la première crypto mondiale, censée être née en dehors du système, a parfois survécu grâce aux ressources de ceux qu’elle prétendait défier.

Crypto et financement académique : l’ombre d’Epstein au MIT 

Entre 2013 et 2017, le MIT Media Lab devient un refuge pour les développeurs du Bitcoin Core alors que la Bitcoin Foundation s’effondre financièrement. Les documents du DOJ révèlent que Jeffrey Epstein a versé des centaines de milliers de dollars à cette institution, soutenant directement la Digital Currency Initiative. Ce fonds servait à rémunérer Gavin Andresen, Cory Fields et Wladimir van der Laan, piliers du code du bitcoin.

Epstein apparaît aussi dans les registres d’investissement de Blockstream, société clé de l’infrastructure Bitcoin, pour un montant d’environ 500 000 dollars. Dans un courriel authentifié, un chercheur du DCI remercie Jeffrey Epstein pour son soutien décisif ayant permis la continuité du développement du protocole Bitcoin. Epstein lui répond alors par une brève formule d’approbation, insistant sur le fait qu’il appuyait avant tout la recherche scientifique plutôt que les considérations politiques.

Ce financement ne prouve pas un contrôle, mais soulève une question morale. Comment concilier la transparence prônée par la crypto avec des financements issus de réseaux opaques ? L’héritage d’Epstein plane toujours sur le laboratoire.

De Ripple à Bitcoin : fractures idéologiques et soupçons persistants   

Les Epstein Files révèlent aussi sa présence dans les échanges de 2014 entre investisseurs de Ripple et Stellar. L’e-mail intitulé « Stellar isn’t so Stellar », rédigé par Austin Hill, cofondateur de Blockstream, dénonçait le double financement de ces deux projets concurrents. Epstein, Joichi Ito (MIT) et Reid Hoffman (LinkedIn) figuraient en copie.

Cette implication mineure illustre un malaise plus large : la crypto-sphère a toujours été traversée de rivalités idéologiques et de luttes d’influence. Les tensions autour de Ripple, Stellar ou Bitcoin reflètent la fragilité d’un écosystème où idéalisme et capital s’entremêlent.

L’ex-directeur technique de Ripple, David Schwartz, a commenté ces révélations sur X : 

Je déteste jouer les théoriciens du complot, mais je ne serais pas du tout surpris que ce ne soit que la partie émergée d’un immense iceberg. 

Les e-mails ne prouvent aucun complot, mais rappellent que la frontière entre pouvoir financier et innovation décentralisée reste bien mince.

Chiffres, faits et repères clés

  • 2013–2017 : période des dons d’Epstein au MIT Media Lab ;
  • 500 000 $ : investissement estimé dans Blockstream ;
  • 75 773 $ : prix du BTC au moment de la rédaction ;
  • 2016 : e-mail où Epstein prétend avoir parlé aux fondateurs de Bitcoin ;
  • 2026 : publication officielle des Epstein Files par le DOJ.

L’affaire Epstein rappelle que le bitcoin n’a jamais évolué hors du monde réel, mais en tension constante avec lui. Pourtant, d’autres menaces se profilent. Les chercheurs redoutent désormais la menace quantique, susceptible de casser la cryptographie actuelle. Cette inquiétude a poussé Jefferies à parier sur l’or, jugeant le bitcoin vulnérable face à cette révolution technologique.

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Mikaia A.

La révolution blockchain et crypto est en marche ! Et le jour où les impacts se feront ressentir sur l’économie la plus vulnérable de ce Monde, contre toute espérance, je dirai que j’y étais pour quelque chose

DISCLAIMER

Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.