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Du Web3 à l'économie réelle : Erable° devient un acteur incontournable du financement à impact

17h45 ▪ 8 min de lecture ▪ par La Rédaction C.
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Pendant des années, l’écosystème crypto et Web3 a vécu de promesses : infrastructures de rupture, tokenisation, finance décentralisée. Beaucoup d’initiatives sont restées enfermées dans une boucle spéculative, loin du tissu économique. Erable a pris le chemin inverse. Le groupe français utilise la technologie comme un levier opérationnel au service d’un objectif précis : financer des entreprises de l’économie réelle dont la rentabilité est indissociable de leur impact positif. Depuis la reprise de WE DO GOOD, il revendique plus de 3 000 dossiers reçus, 39 entreprises financées et un premier semestre 2026 déjà supérieur à toute l’année 2025.

DU WEB3 À L'ÉCONOMIE RÉELLE : ERABLE° DEVIENT UN ACTEUR INCONTOURNABLE DU FINANCEMENT À IMPACT

En bref

  • Erable finance des entreprises en partage de revenus : l’investisseur perçoit une part du chiffre d’affaires des sociétés qu’il soutient, et non une plus-value à la revente.
  • La reprise de WE DO GOOD en 2024 a apporté la technologie, l’expertise opérationnelle et une communauté : plus de 20 millions d’euros levés, 11 000 investisseurs et 300 projets, selon Erable.
  • Sur plus de 3 000 dossiers reçus depuis la reprise, 2,6 % (39 entreprises) ont été retenus et placés en levée de fonds.
  • Capitaux levés en hausse de 45 % en 2025 ; au premier semestre 2026, le volume de toute l’année précédente est déjà dépassé, et l’entreprise se dit rentable.

De la tokenisation au partage de revenus : qu’a changé Erable ?

Erable est née avec une ambition : inventer de nouveaux modèles de financement pour l’économie réelle. Le groupe a d’abord exploré la blockchain et plusieurs schémas de tokenomics appliqués à l’économie circulaire, à une époque où la tokenisation d’actifs restait l’affaire de pionniers, comme nous l’écrivions lors de l’acquisition de WE DO GOOD en avril 2024.

Ces premières expérimentations ont financé des actifs au moyen de trésoreries communautaires, avec une rémunération des souscripteurs directement liée aux revenus générés par leur vente ou leur location. Deux cas concrets : HomeCycle, pour des machines à laver proposées à la location, et H2O Care, pour des machines de recyclage des eaux usées, dont l’opération s’est conclue positivement fin 2025.

Pour rendre le mécanisme plus simple, plus lisible et accessible à un public plus large, Erable a ensuite conservé son principe central, le partage de revenus, en changeant de cadre. Le financement ne porte plus sur des actifs tokenisés mais sur les entreprises qui les développent, avec une priorité aux sociétés matures, déjà installées sur leur marché. C’est ainsi qu’ont été financées Axsol, spécialiste des solutions d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, et SATOR, qui développe de nouvelles formes de transmission des savoirs liés aux grandes transitions.

Que change la reprise de WE DO GOOD ?

La reprise de la fintech nantaise WE DO GOOD, annoncée le 29 avril 2024, a marqué une nouvelle étape. Elle a réuni l’expérience d’Erable sur les nouveaux modèles de financement, la technologie développée par la plateforme et une expertise opérationnelle du financement en partage de revenus. WE DO GOOD est enregistrée comme intermédiaire en financement participatif (ORIAS n° 17002712) et agent de services de paiement (REGAFI n° 73473), selon son site. L’ensemble revendique aujourd’hui plus de 20 millions d’euros levés, 11 000 investisseurs et plus de 300 projets soutenus (erable.com).

Au moment de l’opération, Yannis Baala, directeur général d’Erable, fixait le cap :

Ensemble, nous souhaitons devenir un véritable accélérateur de l’impact positif.

Yannis Baala, CEO d’Erable, communiqué d’acquisition de WE DO GOOD, 29 avril 2024.

Le groupe entend désormais mettre cette infrastructure au service d’autres acteurs. À travers une offre de plateformes dédiées, Erable veut permettre à des entreprises, des filières, des institutions, des fondations ou des communautés d’investisseurs de concevoir et piloter leurs propres programmes de financement de l’économie réelle. Autrement dit, vendre l’outil, pas seulement l’utiliser.

Comment la plateforme trie 3 000 dossiers pour en financer 39 ?

Dans un secteur du financement alternatif encore freiné par des opérations manuelles, Erable dit avoir entièrement reconstruit sa plateforme. Cette refonte a été menée avec l’appui stratégique d’Adrien Hubert, cofondateur d’Erable, de Serge Balatre, et des équipes de Regenerative Ltd et de Moonside, qui ont contribué à introduire un niveau poussé d’automatisation dans la qualification des dossiers, l’analyse de données et le sourcing des opportunités.

Le flux a suivi. Sur plus de 3 000 dossiers reçus depuis la reprise, plus de la moitié est arrivée sur la seule période récente, depuis le déploiement de la nouvelle architecture. Là où d’autres céderaient à la tentation du volume, Erable fait le pari inverse : seuls 2,6 % des projets, soit 39 entreprises, ont été sélectionnés et placés en levée de fonds.

L’objectif affiché n’est pas de remplacer l’analyse humaine par des algorithmes, mais d’augmenter la capacité d’analyse des équipes pour ne retenir que les projets adaptés à ce type de financement. Un taux de sélection de 2,6 % place la plateforme dans une logique de filtre plutôt que de place de marché.

Que disent les chiffres 2025 et 2026 ?

IndicateurValeurPériodeSource
Dossiers reçusPlus de 3 000Depuis la reprise de WE DO GOOD (avril 2024)Erable
Entreprises retenues et placées en levée39, soit 2,6 % des dossiersMême périodeErable
Capitaux levés+45 %2025 vs 2024Erable
Capitaux levésVolume 2025 dépassé en six mois1er semestre 2026Erable
RésultatEntreprise rentable2026Erable
Historique cumulé20 M€ levés, 11 000 investisseurs, 300 projetsDepuis 2013 (WE DO GOOD) et Erableerable.com
Chiffres communiqués par Erable, non audités par Cointribune. Consultation du 6 octobre 2026.

Après une progression de 45 % des capitaux levés en 2025, le rythme s’accélère encore en 2026 : sur les six premiers mois, le groupe dit avoir dépassé le volume total de l’année précédente. Et l’entreprise se déclare désormais rentable, ce qui reste rare dans le financement participatif français, où la plupart des plateformes vivent de levées successives.

Ce qu’il faut savoir avant d’investir en partage de revenus

Le partage de revenus n’est ni une action ni une obligation. L’investisseur ne détient pas de part du capital et n’a pas de taux fixe : il perçoit un pourcentage du chiffre d’affaires de l’entreprise, versé périodiquement, jusqu’à un plafond défini au contrat. Si l’activité ralentit, les versements ralentissent avec elle ; si l’entreprise échoue, le capital peut être perdu. Il n’existe pas de marché secondaire organisé pour revendre sa position.

Ce modèle, parfois appelé revenue based financing, s’adresse donc à des investisseurs qui acceptent d’attacher leur rendement à l’activité réelle d’une PME plutôt qu’à la valorisation d’un actif. C’est le même mouvement, vu depuis l’épargne de détail, que celui que la finance institutionnelle mène avec la tokenisation des actifs réels.

En associant rigueur d’analyse, levier algorithmique, données et une vision stratégique entourée d’advisors aguerris, Erable veut démontrer que le financement alternatif à impact a trouvé son infrastructure de passage à l’échelle. La preuve viendra des prochaines publications : le nombre de programmes ouverts par des tiers sur ses plateformes dédiées, et le taux de remboursement effectif des 39 entreprises financées. Pour mesurer le chemin parcouru depuis le Web3 des débuts, relire ce que pèsent aujourd’hui les actifs tokenisés sur Solana.

Pour consulter les projets ouverts à l’investissement en partage de revenus, à partir de 100 euros, rendez-vous sur WE DO GOOD by Erable. Investissement réservé aux personnes majeures résidant dans un pays éligible ; risque de perte en capital.

Pour découvrir les entreprises en cours de financement en partage de revenus sur la plateforme Erable, c’est par ici.

FAQ

Qu'est-ce que le financement en partage de revenus ?

Un contrat par lequel une entreprise cède à ses investisseurs un pourcentage de son chiffre d’affaires futur, pendant une durée ou jusqu’à un plafond fixés à l’avance, sans ouvrir son capital ni s’endetter à taux fixe.

Quelle différence avec le crowdfunding en actions ?

En crowdfunding en actions, vous devenez actionnaire et gagnez à la revente ou au dividende. En partage de revenus, vous ne détenez aucune part : votre rendement suit directement les ventes de l’entreprise, trimestre après trimestre.

Quel est le ticket minimum chez Erable ?

Les campagnes WE DO GOOD sont accessibles à partir de 100 euros, selon la plateforme. Chaque projet précise sa durée, son pourcentage de revenus partagés et son plafond de remboursement.

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