Ethereum franchit un nouveau cap avec plus de 2,2 millions de transferts
Fin 2025, Ethereum n’a pas simplement bien terminé l’année. Il a appuyé sur l’accélérateur, puis il a cassé le compteur crypto. Le 29 décembre 2025, le réseau a validé 2,23 millions de transactions sur une seule journée. C’est en effet un sommet historique avec des chiffres à l’appui.

En bref
- Ethereum a terminé 2025 sur un record onchain, avec plusieurs journées proches des 2 millions de transactions.
- Cette hausse durable suggère un usage plus dense du réseau, au-delà d’un simple pic spéculatif.
Une fin d’année en mode chaîne crypto chaude
Pour Tom Lee, la tokenisation marque un tournant pour la finance sur la blockchain. Son pari d’un ETH à 62 000 dollars repose sur une idée simple : plus d’actifs tokenisés, c’est plus de flux, donc plus d’usage réel sur Ethereum. Et justement, les données on-chain parlent déjà fort : 2,23 millions de transactions le 29 décembre, 2,12 millions le 30, 2,13 millions le 31, puis près de 1,98 million le 2 janvier. Quatre journées très rapprochées, qui ressemblent moins à un accident statistique qu’à un réseau qui monte en régime.
C’est là que la lecture devient intéressante. Une journée hors norme peut venir d’un événement ponctuel, d’une vague de transferts liée à une plateforme, ou d’un mouvement technique. Mais quand plusieurs sessions s’alignent à quelques encablures du record, on n’est plus dans l’exception. On est dans le rythme.
L’écart avec l’ancien sommet est clair. La journée du 14 janvier 2024, longtemps numéro un, se retrouve reléguée plus bas dans le classement. Autrement dit, la fin 2025 n’a pas seulement battu l’histoire d’Ethereum, elle l’a déplacée.
Pourquoi ça tourne si vite sans explosion de prix
L’activité onchain s’emballe, mais le prix d’ETH ne fait pas un sprint au même tempo. Cela ne veut pas dire que le marché “ne comprend pas”. Cela suggère plutôt que l’usage ne se réduit pas à la spéculation du moment.
Quand les volumes de transactions montent sans euphorie évidente, on pense à plusieurs moteurs possibles. On pense notamment aux mouvements de stablecoins, aux arbitrages, aux rééquilibrages de portefeuilles, aux opérations liées aux applications.
Mais il faut aussi accepter une autre réalité. Une part de ce flux peut être mécanique. Il peut s’agir des bots, des automatisations, des micro-transferts, du farming ou des distributions. Dans la Crypto, le bruit fait partie du signal. La question n’est pas de nier ce bruit, mais de savoir s’il domine ou s’il accompagne une demande plus “réelle”.
Ethereum reste une autoroute. On peut critiquer ses frais, sa complexité, ses compromis. Mais quand le réseau aligne plusieurs journées proches de deux millions de transactions, il impose un fait simple. Il y a du monde sur la route.
De plus, plus le réseau est chargé, plus la question des coûts et de la fluidité revient au centre. Si les frais restent raisonnables, la hausse d’activité ressemble à une validation. Mais si les frais s’envolent, le réseau repasse en mode stress test, et les alternatives n’ont plus qu’à tendre la main, y compris lorsque des acteurs comme Arthur Hayes réduisent leur exposition à l’ETH et réacheminent des millions vers la DeFi.
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Fasciné par le bitcoin depuis 2017, Evariste n'a cessé de se documenter sur le sujet. Si son premier intérêt s'est porté sur le trading, il essaie désormais activement d’appréhender toutes les avancées centrées sur les cryptomonnaies. En tant que rédacteur, il aspire à fournir en permanence un travail de haute qualité qui reflète l'état du secteur dans son ensemble.
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