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Le conflit iranien fait chuter le hashrate du Bitcoin !

10h00 ▪ 4 min de lecture ▪ par Luc Jose A.
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Le bitcoin peut-il vaciller sous l’effet d’un conflit armé ? La récente chute du hashrate en apporte une illustration concrète. En quelques semaines, une opération militaire au Moyen-Orient a perturbé l’équilibre du réseau, mettant en lumière sa dépendance à certaines zones du mining. Au même moment, la remontée des rendements américains et le ralentissement des plateformes crypto traduisent un désengagement progressif des investisseurs. Entre tensions géopolitiques et pression macroéconomique, le marché révèle des fragilités rarement observées à cette échelle.

Dans une ferme de mining en plein désert, une longue rangée de rigs ou de serveurs lumineux s’éteint progressivement, tandis qu’un grand Bitcoin au-dessus perd en intensité, ce qui symbolise la faiblesse du Hashrate.

En bref

  • Une opération militaire au Moyen-Orient a coïncidé avec une baisse notable du hashrate du Bitcoin, révélant la sensibilité du réseau aux tensions géopolitiques.
  • L’Iran, acteur majeur du mining mondial, voit ses capacités affectées par des perturbations énergétiques et des priorités militaires réorientées.
  • La montée des rendements obligataires américains à 4 % pousse les investisseurs à réduire leur exposition aux actifs risqués comme le Bitcoin.
  • Le marché crypto montre des signes de ralentissement, illustrés par la chute de Robinhood et la baisse significative des volumes de trading.

Le hashrate Bitcoin frappé par le conflit iranien

Le réseau Bitcoin a enregistré une baisse d’environ 6 % de son hashrate dans le sillage d’une opération militaire menée par les États-Unis et Israël en Iran. Cette contraction intervient un mois après le lancement de l’opération « Epic Fury ».

Selon l’analyste crypto de Bloomberg Dushyant Shahrawat, « l’Iran est l’un des plus grands mineurs de bitcoin au monde », représentant entre 6 et 8 % du hashrate global, avec « 70 % des activités de mining contrôlées par l’armée ».

Cette situation repose sur plusieurs facteurs structurels directement liés au contexte géopolitique :

  • L’Iran contribue à hauteur de 6 à 8 % du hashrate mondial ;
  • Environ 70 % du mining y est contrôlé par des entités militaires ;
  • Les infrastructures énergétiques ont été perturbées par le conflit ;
  • Les ressources ont été redirigées vers des priorités de défense.

Ces éléments combinés ont réduit la capacité de production de hashrate du pays, entraînant un impact mesurable sur l’ensemble du réseau Bitcoin. Un tel épisode révèle une dépendance souvent sous-estimée à certaines zones géographiques clés du mining.

Des pressions macroéconomiques et la recomposition du marché crypto

En parallèle de cet épisode, le marché crypto évolue dans un environnement macroéconomique moins favorable. Les rendements des obligations américaines à cinq ans ont atteint 4 %, un niveau qui pousse les investisseurs à privilégier des actifs moins risqués.

Cette dynamique pèse sur le bitcoin, dont le prix est resté relativement stable autour de 67 000 dollars. Dans ce climat, certaines plateformes subissent un recul marqué. Robinhood a vu son action chuter de plus de 16 % sur le mois, tandis que ses revenus issus des transactions crypto ont reculé de 38 % sur un an. Les volumes sur son application ont également diminué de 58 %.

Dans le même temps, d’autres segments affichent une dynamique opposée. Les marchés de prédiction ont franchi les 192 millions $ de transactions en mars, soit une hausse de 2 880 % sur un an. Cette progression s’accompagne de tensions réglementaires, plusieurs États américains accusant ces plateformes de proposer des activités assimilables à des jeux d’argent. Par ailleurs, les stablecoins libellés en euro dominent désormais le segment non-dollar, avec 85 % des volumes, soutenus par une adoption croissante et un cadre réglementaire plus structuré.

Ces évolutions traduisent une recomposition progressive du marché crypto. L’influence des facteurs macroéconomiques, combinée à l’émergence de nouveaux usages, redéfinit les priorités des investisseurs. Dans ce contexte, la capacité de l’écosystème à absorber les chocs externes, comme le démenti de l’Iran sur les promesses de négociations de paix, tout en s’adaptant à ces nouvelles dynamiques pourrait déterminer sa trajectoire dans les mois à venir.

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Luc Jose A. avatar
Luc Jose A.

Diplômé de Sciences Po Toulouse et titulaire d'une certification consultant blockchain délivrée par Alyra, j'ai rejoint l'aventure Cointribune en 2019. Convaincu du potentiel de la blockchain pour transformer de nombreux secteurs de l'économie, j'ai pris l'engagement de sensibiliser et d'informer le grand public sur cet écosystème en constante évolution. Mon objectif est de permettre à chacun de mieux comprendre la blockchain et de saisir les opportunités qu'elle offre. Je m'efforce chaque jour de fournir une analyse objective de l'actualité, de décrypter les tendances du marché, de relayer les dernières innovations technologiques et de mettre en perspective les enjeux économiques et sociétaux de cette révolution en marche.

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.