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Le Crédit Suisse fait de la pub au Bitcoin

mer 05 Oct 2022 ▪ 21h00 ▪ 3 min de lecture - par Nicolas Teterel

Le spectre de Lehman Brothers plane au-dessus de la Suisse. Le Crédit Suisse inquiète.

bitcoin

Remake de 2008 ?

N’oublions pas que lorsque Lehman Brothers tomba, la banque d’investissement new-yorkaise était encore notée A. Cette note signifiant que tout va bien lui était encore attribuée une poignée de jours avant de faire faillite.

Dit autrement, bien malin celui qui expliquera pourquoi le Crédit Suisse fait si peur ces derniers temps. Mais c’est un fait, plusieurs indicateurs annoncent qu’un loup se cache quelque part. Et certains sont au courant.

Lundi, l’action du numéro deux helvétique a chuté de 11 %, se rapprochant de la barre des 3 francs suisses par action. Soit une baisse de 60 % depuis le début de l’année, contre seulement -12 % pour son rival UBS (qui commence toutefois à sentir aussi le roussi…).

À comparer avec un cours de l’action à 13 francs début 2021, 23 francs en 2015 et 85 francs avant la crise des subprimes de 2008 (déclenchée par la chute de Lehman Brothers).

L’allure du marché des options adossées aux actions du Crédit Suisse suggère que leur prix va fortement tanguer au cours des trois prochains mois. Les CDS (credit default swaps) révèlent également qu’il y a de l’eau dans le gaz.

Ces produits dérivés (CDS) servent aux investisseurs à se protéger contre les risques de non-remboursement d’une dette. Ils se sont faits connaître au grand public avec la crise de la dette grecque en 2014.

Leur hausse signifie que les investisseurs demandent davantage de garanties pour les obligations liées au Crédit Suisse. Le coût pour se prémunir contre un risque de défaut à un horizon de cinq ans est au plus haut historique. A près de 300 points de base au moment d’écrire ces lignes :

En attendant que plus d’informations filtrent, l’agence de notation DBRS Morningstar affirme pour sa part que « les défis externes tels que la guerre, l’inflation et la hausse des taux d’intérêt se heurtent à des problèmes internes tels que le changement de leadership »…

Rappelons que la banque a perdu 5.5 milliards de dollars l’année dernière dans l’affaire Archegos. Et que son nouveau CEO n’est en place que depuis le mois d’août.

Tout cela est bon à prendre pour le bitcoin qui n’était qu’un embryon en 2008. Plus aujourd’hui. La faillite d’un géant bancaire et une spoliation de l’épargne à la chypriote sera sans nul doute une belle publicité pour le Bitcoin.

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Nicolas Teterel

Journaliste rapportant sur la révolution Bitcoin. Mes papiers traitent du bitcoin à travers les prismes géopolitiques, économiques et libertaires.

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.

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