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L’Europe sort le « bazooka » : Le bitcoin vacille, l’or s’envole

18h00 ▪ 5 min de lecture ▪ par Lydie M.
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Les marchés financiers ont été secoués ce lundi après une montée soudaine des tensions commerciales entre les États-Unis et l’Union européenne. Le bitcoin a perdu près de 3 500 USD, tandis que les contrats à terme sur l’or ont atteint des niveaux historiques. Le tout intervient dans un contexte où l’Europe menace de riposter face aux menaces de tarifs douaniers américains.

une femme représentant l’Union européenne tire avec un bazooka, visant un personnage paniqué symbolisant le bitcoin, pendant qu’un lingot d’or ailé s’élève dans une explosion de lumière, entouré de pièces et barres d’or.

En bref

  • Le bitcoin recule quand les tensions commerciales UE–États-Unis remontent d’un cran.
  • En face, l’or et l’argent reprennent leur rôle de refuge et attirent les flux.
  • La menace d’une riposte européenne type “trade bazooka” nourrit un marché plus nerveux, plus volatil.

Un lundi difficile pour le bitcoin

Le bitcoin a glissé autour de 90 915 $ ce mardi 20 janvier 2026, après avoir touché un plus bas intraday proche de 90 642 $. La baisse du jour tourne autour de -2,4 %.

Dans les heures qui ont précédé, le ton s’est durci entre Washington et plusieurs pays européens. Les menaces de droits de douane, liées au bras de fer autour du Groenland, ont remis de l’électricité dans l’air. Quand la politique s’invite comme ça, les portefeuilles se replient. Les actifs “risqués” encaissent, y compris la crypto.

Ce qui est frappant, c’est le contraste avec les refuges. L’or et l’argent ont été recherchés, pendant que les marchés actions européens hésitaient. Le bitcoin, lui, a joué son rôle actuel : pas une valeur refuge universelle, plutôt un baromètre d’humeur. Quand la nervosité monte, il respire fort.

Ce mouvement illustre une fois de plus un élément important pour le bitcoin. En effet, malgré sa nature décentralisée, cet actif numérique reste fortement corrélé aux dynamiques de risque macroéconomiques. Lorsqu’un sentiment de marché “risk-off” (aversion au risque) s’installe, les actifs numériques peuvent souffrir. Et cela, tout comme les actions ou d’autres instruments risqués.

L’or s’envole, les métaux précieux reprennent leur rôle de valeur refuge

À l’opposé du bitcoin, l’or a franchi des sommets historiques. Ses contrats à terme ont atteint environ 4 667 USD l’once. L’argent quant à lui, dépassait les 93 USD pour la première fois de l’histoire.

Ce retournement est classique en période d’incertitude. En effet, les investisseurs abandonnent les actifs risqués comme le bitcoin pour se tourner vers des valeurs refuges perçues comme stables. L’or joue souvent le rôle d’une assurance contre les turbulences économiques et géopolitiques. Il réagit rapidement à la perspective d’une guerre commerciale potentiellement durable.

La montée de l’or et de l’argent s’inscrit aussi dans un contexte de faiblesse relative des marchés d’actions et des contrats à terme sur indices, qui ont tous affiché des performances négatives en début de séance. Cette configuration renforce l’idée que les marchés optent pour la sécurité quand la confiance est mise à l’épreuve.

Conflit commercial entre les États-Unis et l’Europe

Le cœur de ce mouvement de marché n’est pas purement technique. Il trouve sa source dans une recrudescence de tensions politiques. Le président américain a annoncé des tarifs supplémentaires de 10 % sur les importations en provenance de plusieurs pays européens à partir du 1ᵉʳ février. Il a menacé d’élever ces tarifs à 25 % d’ici juin si aucun accord n’est trouvé sur la question de l’achat du Groenland.

Parmi les pays visés figurent notamment le Danemark, la Suède, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Finlande, mais aussi le Royaume-Uni et la Norvège. Face à ces pressions, des dirigeants européens, dont le président français Emmanuel Macron, ont appelé à activer l’« anti-coercition instrument », surnommé la trade bazooka, pour riposter économiquement.

Ce terme, « trade bazooka », fait référence à un ensemble d’outils de défense commerciale que l’Union européenne pourrait déployer pour protéger ses intérêts. Cela pourrait inclure des tarifs de rétorsion ou des mesures restrictives contre les exportations américaines.

Cette situation rappelle que les marchés des cryptomonnaies et des actifs traditionnels ne vivent pas en vase clos. Ils réagissent très rapidement aux signaux macroéconomiques et politiques. La perspective d’un « trade war » (guerre commerciale) durable pèse sur la confiance. Elle favorise ainsi une dépréciation des actifs risqués et une valorisation accrue des valeurs refuges.

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Lydie M.

Enseignante et ingénieure IT, Lydie découvre le Bitcoin en 2022 et plonge dans l’univers des cryptomonnaies. Elle vulgarise des sujets complexes, décrypte les enjeux du Web3 et défend une vision d’un futur numérique ouvert, inclusif et décentralisé.

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.