La publication des données de l’inflation américaine ce 12 août n’a pas procuré aux marchés le signal positif tant espéré. En effet, l’on note un ralentissement de l’augmentation des prix sans oublier les réserves de la Fed sur la trajectoire économique. Les investisseurs du bitcoin hésitent à adopter une politique d’accumulation agressive. Le marché crypto reste ainsi tributaire des prochaines données économiques et, surtout, de la manière dont la Réserve fédérale choisira de les interpréter.
Ethereum revient au centre des données on-chain après le réveil de quatre anciennes baleines liées aux premiers jours du réseau. Mardi 11 août, un portefeuille Genesis a déplacé 2 680 ETH après onze ans d’inactivité. Cette réserve, acquise pour environ 830 dollars, valait alors 5,03 millions de dollars. Deux autres portefeuilles avaient déjà transféré 2 000 ETH chacun en juillet. Ces mouvements rapprochés ravivent les craintes de vente, alors que des fonds longtemps considérés comme dormants retrouvent le marché.
L’or vient de franchir un seuil qui attire tous les regards. Au-dessus de 4 400 dollars l’once, le métal précieux profite d’un cocktail particulièrement favorable : faiblesse du marché de l’emploi américain, anticipation d’une politique monétaire plus souple et achats continus de la Chine. À ces facteurs s’ajoutent les tensions géopolitiques et la remontée du cours du pétrole, qui ravivent les craintes inflationnistes. Face aux incertitudes économiques et monétaires, les investisseurs et les banques centrales renforcent leur exposition à l’or.
Bitcoin ralentit autour de 64 000 dollars : Glassnode détecte un essoufflement des vendeurs, mais le marché attend encore le signal décisif.
Les transferts d’argent entre pays restent un sujet central pour les BRICS. À Mumbai, le gouverneur de la Banque de réserve de l’Inde, Sanjay Malhotra, a indiqué que plusieurs pistes étaient étudiées pour faciliter ces opérations. Parmi elles figure la connexion des CBDC et des systèmes de paiement rapide. Les discussions restent toutefois à leurs débuts. L’objectif avancé concerne surtout la baisse des coûts. Cette réflexion intervient alors que l’Inde cherche aussi à renforcer l’usage international de sa monnaie nationale.
Harmony a confirmé ce 12 août une faille ayant permis de créer 4 milliards de ONE sans autorisation. Au cours actuel, cela représente environ 3,2 millions de dollars. Le token a perdu 34 % en 24 heures. Le montant n’est pas énorme à l’échelle des hacks crypto. Le problème est plus sérieux : quelqu’un aurait réussi à augmenter directement l’offre de ONE.
MoneyGram lance officiellement Ramps sur Solana et ouvre l'accès au cash dans plus de 170 pays. Un tournant majeur pour l'adoption crypto !
L’USDT a perdu près de 4 milliards de dollars de capitalisation sur 60 jours. Sur le papier, c’est mauvais pour Bitcoin : moins de stablecoins signifie moins de liquidité disponible pour acheter. Pourtant, CryptoQuant y voit aussi un possible signal d’épuisement vendeur. Le marché manque de carburant, mais il pourrait manquer bientôt de vendeurs.
La contraction du marché des cryptos n'affecte plus uniquement les investisseurs. Elle menace désormais la structure financière des principales plateformes de trading. eToro a fourni une preuve concrète en publiant ses résultats trimestriels le 11 août 2026. Effectivement, la baisse du volume d'échanges sur les cryptos est en contraste avec l'augmentation de l'intérêt pour les actions et d'autres investissements plus conventionnels. Cette transition impose à la grande entreprise de la FinTech de renforcer rapidement sa diversification tout en dévoilant les nouveaux rapports de force en voie de formation dans le domaine du courtage en ligne.
Pendant que ADA flirtait avec ses plus hauts récents, les gros portefeuilles, eux, ont pris la porte discrètement. Death cross, signal de vente technique confirmé, et en toile de fond un vote de gouvernance qui débloque 120 millions d'ADA au pire moment possible… Cardano coche toutes les cases d'un marché sous tension.
Meta ne veut plus réserver la puissance de l'intelligence artificielle aux États et aux géants de la technologie. Le 10 août 2026, Mark Zuckerberg a dévoilé un manifeste, « The Future is for Everyone », qui redéfinit l'ambition du groupe : placer une partie de cette puissance de calcul entre les mains des particuliers. Derrière cette annonce se dessine une rupture stratégique aux conséquences majeures pour l'écosystème crypto, où IA et réseaux décentralisés convergent désormais autour d'un même enjeu : le contrôle de l'infrastructure numérique de demain.
La Russie franchit une étape dans son approche de la crypto. La banque centrale vient de proposer un cadre permettant aux particuliers d’accéder à trois cryptomonnaies sur les marchés publics. Le projet vise Bitcoin, Ethereum et USDT, avec une limite annuelle pour les investisseurs non qualifiés. Cette évolution marque une ouverture crypto encadrée du marché, alors que les autorités veulent limiter l’exposition aux variations de prix. Le dispositif prévoit des conditions pour les intermédiaires et les investisseurs avant toute opération.
Cole Villemain, ancien cofondateur de Pudgy Penguins, a écoulé les 44 444 NFT de sa nouvelle collection Spritehood Wisps sur Robinhood Chain ce lundi 11 août, pour 1 282 852 dollars selon le décompte on-chain de Lookonchain. La vente affiche complet en quelques heures. Un sold out suffit-il à effacer le passif de Pudgy Penguins ?
Pendant des années, Strategy a fait du « ne jamais vendre un seul satoshi » un véritable credo. En 2026, cette promesse vole en éclats. L'entreprise de Michael Saylor a déjà enregistré plus de 102 millions de dollars de pertes réalisées en cédant à plusieurs reprises des bitcoins sous leur prix d'achat moyen. Derrière ces ventes se dessine une réalité plus complexe qu'un simple arbitrage comptable : la pression croissante du financement institutionnel. Ces opérations de vente interrogent sur la solidité du modèle défendu par le plus célèbre détenteur de bitcoin coté en Bourse.
BlackRock ouvre les vannes de son ETF Bitcoin. 25 millions ? C'était hier. Désormais, 1 million suffit. Les baleines peuvent nager, les requins aussi s'approchent.
Riot Platforms vient de changer de dimension. Le géant du minage de Bitcoin a signé un contrat de 9,1 milliards de dollars sur vingt ans pour fournir 191 mégawatts à un laboratoire d’intelligence artificielle. Selon Bloomberg, le client est Anthropic. L’accord confirme surtout une mutation rapide du secteur minier, désormais courtisé pour son électricité autant que pour ses bitcoins.
Comme je l’avais indiqué dans mon analyse de la semaine dernière, le scénario baissier sur Bitcoin restait le plus probable. Le marché a effectivement poursuivi sa correction et se rapproche désormais d’une zone technique importante. Dans le même temps, les flux des ETF restent encore trop timides pour parler d’un véritable retour de la conviction institutionnelle. Enfin, du côté d’Ondo, l’euphorie née après l’annonce de SBI a attiré de nombreux investisseurs particuliers, ce qui m’incite à rester patient et discipliné sur mes points d’entrée.
Le bitcoin va-t-il profiter d'un sauvetage du yen ? Arthur Hayes détaille un mécanisme qui pourrait rebattre les cartes du marché crypto.
Un ordinateur quantique capable de casser la cryptographie d’Ethereum n’existe pas encore. Mais faut-il vraiment attendre son arrivée pour se préparer ? Pour Vitalik Buterin, la réponse est clairement non. La sécurité post-quantique occupe désormais une place centrale dans les projets du réseau. À ses côtés, on retrouve la confidentialité et l’intelligence artificielle. Pas question, cependant, de confier les commandes de la blockchain à une IA. L’objectif est beaucoup plus concret : aider les développeurs à vérifier que le protocole fait bien ce qu’il est censé faire.
OpenAI vient de suspendre le développement interne d'Astra, son futur modèle d'intelligence artificielle. En effet, ses capacités en cybersécurité offensive et en génération de code auraient franchi un seuil que les équipes ne jugent plus maîtrisable. Pour l'écosystème numérique, cette décision sonne comme un avertissement. À l'heure où les infrastructures financières, la blockchain et les protocoles décentralisés reposent sur la fiabilité du code, la course à l'IA progresse désormais plus vite que les mesures censées l'encadrer.
Le deuxième trimestre 2026 révèle le coût comptable du pari de SharpLink sur Ethereum. Malgré une forte progression de son chiffre d’affaires, la société affiche une perte nette de 394,3 millions de dollars. Cette contre-performance vient surtout de la baisse du cours de l’ETH et de ses effets sur la valeur comptable des actifs détenus. Pourtant, les revenus progressent grâce au staking malgré cette exposition aux actifs numériques. La société poursuit aussi ses achats d’Ether et ses rachats d’actions.
Strategy ne mise plus uniquement sur le bitcoin. Alors que l'entreprise détient déjà près de 840 000 BTC, soit environ 4 % de l'offre maximale, elle vient d'annoncer la constitution d'une réserve de 4,75 milliards de dollars en liquidités. Ce choix tranche avec l'image d'une société entièrement tournée vers l'accumulation de bitcoin. Derrière cette décision se dessine une évolution de la gestion de trésorerie des grands acteurs du secteur, entre recherche de rendement et impératifs de prudence.
Une banque de la City voit Chainlink à 200 dollars. La finance traditionnelle veut son péage numérique et les parieurs crypto commencent à s'agiter.
La société de trésorerie crypto de BitMine franchit un nouveau seuil avec l’accumulation continue d’Ethereum. La société a acheté 7 391 ETH durant la semaine écoulée, pour environ 14 millions de dollars. Ses avoirs atteignent désormais 5 805 238 ETH, après une nouvelle série d’achats hebdomadaires. Cette progression intervient alors que la valeur totale de ses actifs crypto, de ses liquidités et de ses investissements à haut risque grimpe à 11,6 milliards de dollars. Dans le même temps, sa réserve de trésorerie poursuit son recul.
Pendant des années, Strategy a incarné une conviction simple : acheter du bitcoin, encore et toujours. L'entreprise de Michael Saylor vient pourtant de rompre avec ce principe. Dans un document déposé ce lundi 10 août 2026 auprès de la SEC, elle annonce avoir cédé 1 690 bitcoins pour un produit net de 108,6 millions de dollars, afin de réorganiser une partie de sa dette. Ce revirement, inédit pour le plus grand détenteur institutionnel de bitcoin au monde, relance le débat sur la place du BTC dans la gestion financière des grandes entreprises.