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« Pas vos clés, pas vos bots » : Balaji Srinivasan alerte sur le contrôle de l’IA

18h12 ▪ 4 min de lecture ▪ par James G.
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Le débat autour de l’intelligence artificielle (IA) ne se limite plus à la précision des modèles ou à leur régulation. Les questions de contrôle, de propriété et d’autonomie à long terme occupent désormais une place centrale. Dans une récente publication sur X intitulée « Pas vos clés, pas vos bots », l’investisseur crypto et auteur Balaji Srinivasan expose une idée simple : celui qui contrôle les clés contrôle les machines.

Le contrôle par l'IA est symbolisé par un homme déterminé en costume sombre levant une clé orange lumineuse qui envoie des lignes d'énergie brillantes vers un groupe de robots humanoïdes aux yeux illuminés, dans une scène de bande dessinée dramatique en noir et orange.

En bref

  • Srinivasan affirme que l’IA dépend encore des humains pour définir ses objectifs et sa direction fondamentaux.
  • Il doute que l’IA puisse créer indépendamment ses propres objectifs à long terme.
  • Une véritable autonomie de l’IA nécessiterait le contrôle des robots, drones et centres de données.
  • Les clés blockchain pourraient devenir la base de la gouvernance et du contrôle futurs de l’IA.

Srinivasan : l’IA dépend encore des humains pour fixer ses objectifs

Srinivasan pose la question simplement : « La question fondamentale est de savoir si l’IA reste en laisse. » Pour l’instant, il considère que les humains gardent le contrôle. Même si l’IA peut optimiser les instructions, analyser des problèmes et corriger ses propres erreurs, c’est toujours un humain qui définit l’objectif. Les décisions restent guidées par les marchés, la politique et les évolutions de la société.

Cependant, il s’interroge sur la durée de cet équilibre. À mesure que les systèmes d’IA progressent et deviennent plus performants pour vérifier les informations et raisonner, ils peuvent accomplir de nombreuses tâches mieux que les humains. Mais il reste incertain que l’IA puisse définir ses propres objectifs fondamentaux. Srinivasan doute qu’elle cesse de dépendre des humains pour lui donner une direction à court terme.

Il relie cette question à la biologie. Les motivations humaines sont ancrées dans des pressions évolutives comme la survie et la reproduction. À moins que les systèmes d’IA ne puissent se reproduire sans intervention humaine, il estime qu’ils resteront liés aux objectifs définis par leurs créateurs ou propriétaires.

La gouvernance pourrait passer à la blockchain, selon Srinivasan

L’investisseur envisage un scénario plus extrême pour tester cette hypothèse. Une IA véritablement autonome nécessiterait, selon lui, le contrôle de l’infrastructure physique sans supervision humaine. Cela inclurait :

  • Des robots humanoïdes capables d’agir de manière autonome.
  • Des drones opérant sans commandement humain centralisé.
  • Des centres de données fonctionnant en dehors des structures traditionnelles d’entreprises ou d’États.
  • Des systèmes énergétiques et des chaînes d’assemblage entièrement gérés par la coordination des machines.
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Un tel développement « n’est pas techniquement impossible », a-t-il écrit, mais les réalités géopolitiques pourraient en déterminer l’issue. En Chine, par exemple, les autorités seraient plus enclines à concevoir des systèmes strictement contrôlés plutôt que réellement autonomes. Dans ce modèle, les robots et agents numériques seraient liés aux identités humaines via des mécanismes cryptographiques.

Au-delà de la Chine, Srinivasan voit la cryptographie blockchain comme une possible couche de gouvernance pour l’IA. La propriété privée pourrait de plus en plus reposer sur des clés privées. Les robots et agents logiciels agiraient comme des extensions de leurs propriétaires, sécurisés par authentification cryptographique. Dans ce modèle, le contrôle des clés équivaut au contrôle des machines.

Les robots indépendants et non contrôlés seraient considérés comme des risques de sécurité plutôt que comme des avancées majeures. Les humains et machines conformes coopéreraient pour empêcher qu’un système ne se reproduise en dehors d’un cadre autorisé.

Bien que spéculatif, l’argument de Srinivasan s’inscrit dans des débats plus larges sur l’alignement de l’IA, la souveraineté numérique et la propriété des infrastructures. Alors que les gouvernements élaborent de nouvelles règles et que les entreprises développent des modèles toujours plus performants, son message à la communauté crypto est clair : sécuriser les clés, c’est sécuriser les bots.

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James G.

James Godstime is a crypto journalist and market analyst with over three years of experience in crypto, Web3, and finance. He simplifies complex and technical ideas to engage readers. Outside of work, he enjoys football and tennis, which he follows passionately.

DISCLAIMER

Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.