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Talibans et cryptos ne font pas ménage

ven 26 Août 2022 ▪ 15h00 ▪ 4 min de lecture - par Luc Jose Adjinacou

En Afghanistan, à la suite de la prise de pouvoir par les talibans l’année dernière, les cryptomonnaies étaient devenues essentielles. Elles avaient eu une place importante dans la sphère économique en raison des différentes sanctions imposées par les autorités américaines. Cependant, depuis que les choses sont revenues à la normale, les cryptomonnaies sont devenues illégales dans le pays. Pour cette raison, la police d’État a mis fin à l’activité de 16 bourses de cryptomonnaies.

Afghanistan, crypto

Fermeture des bourses et arrestation

Selon l’information rapportée par le média Arian News, les forces de sécurité afghanes ont fermé 16 bourses de cryptomonnaies au cours de la semaine écoulée. L’opération a eu lieu dans la province de Herat, dans l’ouest du pays. Non seulement les autorités auraient mis fin à l’activité des bourses, mais elles auraient aussi arrêté les employés au motif de pratique d’activités illégales.

Pour les autorités afghanes, l’utilisation des cryptomonnaies est devenue illégale, ce qui fait que toute personne qui s’en sert, est passible d’arrestation. En fait, elles considèrent qu’une telle personne escroque la nation.

À propos de l’arrestation des employés, le chef de l’unité de lutte contre la criminalité (police de Herat), Sayed Shah Sa’adat, a affirmé : « La banque centrale a déclaré que les échanges de cryptos ont causé beaucoup de problèmes et servent à arnaquer les gens. Ils doivent donc être fermés. Nous avons agi et arrêté toutes les personnes impliquées dans cette activité et avons fermé leurs magasins ».

Un besoin de réglementation des cryptos ?

Pour le moment, les noms des bourses de cryptomonnaies concernées par la grande opération de la police de l’État afghan sont inconnus. Néanmoins, on sait que des Afghans aimeraient avoir la possibilité d’utiliser des cryptomonnaies dans un cadre réglementaire. En effet, le média Arian News a dévoilé l’avis d’un expert selon qui « les cryptomonnaies sont encore nouveaux pour les gens » et donc le « processus devrait être surveillé par le gouvernement afin qu’il n’y ait pas d’arnaque et que les utilisateurs puissent faire de meilleurs investissements ».

Pour rappel, l’Afghanistan est l’un des 20 pays dans le monde où l’on enregistre un intérêt croissant pour les cryptomonnaies. Dans son rapport Global Crypto Adoption Index de 2021, le cabinet de recherche sur la blockchain Chainalysis avait placé le pays à la 20e position des pays adoptant rapidement la monnaie numérique. Mais cet intérêt pour les actifs numériques n’existait qu’avant que les talibans reprennent le pouvoir.

En Afghanistan, la police a mis fin à l’activité de 16 bourses de cryptomonnaies, car les actifs numériques sont devenus illégaux dans le pays. Elle aurait arrêté les employés au motif de la pratique d’une activité qui permet d’escroquer la nation. Pourtant, jusqu’à l’arrivée des talibans, l’Afghanistan était le 20e pays à avoir un fort taux d’intérêt pour les cryptomonnaies.

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Luc Jose Adjinacou

Loin d’avoir refroidi mes ardeurs, un investissement infructueux en 2017 sur une cryptomonnaie n’a fait qu’accroitre mon enthousiasme. Je me suis dès lors résolu à étudier et comprendre la blockchain et ses nombreux usages et à relayer avec ma plume de l’information relative à cet écosystème.

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.

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