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Bitcoin (BTC) : Attaque frontale du World Economic Forum

jeu 28 Avr 2022 ▪ 10h30 ▪ 7 min de lecture - par Nicolas Teterel

Le système refuse de perdre le contrôle de l’argent. Attaqué sur tous les fronts, le BTC fait désormais face au World Economic Forum (WEF) qui plaide pour la fin du Proof-of-Work.

Guerre totale

Avant de démonter la dernière vidéo de propagande du WEF, voici le Top 5 des freins à l’ascension du bitcoin.

Le premier date de juin 2021, lorsque la Chine a banni les exchanges et les mineurs de BTC. Priver 1,4 milliard de personnes du bitcoin a forcément provoqué un trou d’air dans la demande.

Dans un autre registre, il se murmure que les têtes d’hydre du système, comme Goldman Sachs et BlackRock, manipulent le BTC/USD via le marché des futures. Voici un bel article à ce sujet.

Cette suspicion est renforcée par le fait que la SEC et la CFTC n’ont toujours pas autorisé un ETF « spot ». Le seul ETF autorisé est adossé à des futures qui ne voient jamais la couleur d’un seul BTC.

Le « Fractionnal Reserve Coining » pèse également dans la balance. Concrètement, les exchanges ne détiennent pas tous les BTC qu’ils doivent à leurs clients. Nous en avons eu la preuve tout récemment avec la campagne communautaire visant à vérifier les avoirs en monero (XMR) des principaux exchanges.

Si les opérations se sont déroulées sans encombre chez Kraken, ce ne fut pas le cas pour Binance. L’exchange n’a pas pu faire immédiatement face aux retraits. Ce qui « commence à devenir la norme, et pas uniquement pour le Monero », d’après le site Cryptoactu qui n’a pas manqué de noter la hausse de plus de 11 % du XMR dans la foulée de ces retraits massifs…

Une autre manière de plomber le bitcoin est de museler ses défenseurs. Dans la presse, mais aussi sur Twitter. C’est un secret de polichinelle que les bitcoiners ont été shadow-banned depuis le départ de Jack Dorsey. Les choses devraient changer maintenant que l’agora mondiale appartient à Elon Musk.

Soit dit en passant, il ne faudrait pas non plus tomber de Charybde en Scylla. Certains craignent que le CEO de Tesla ait dans l’idée d’instaurer une procédure KYC via une identité numérique potentiellement biométrique.

Espérons que M. Musk écoutera plutôt Michael Saylor : « Twitter a besoin de 396 millions de badges de certification orange en plus des 360 000 badges bleus. Chacun devrait avoir le droit d’être vérifié en quelques secondes, pour quelques sats, sans renoncer à sa vie privée. »

Et puis il y a le FUD législatif. Le projet de loi MiCA, adoubé par les banquiers centraux, prévoit d’interdire en douce les transferts de BTC depuis les exchanges vers des wallets privés anonymes. Le « Not your key, not your Bitcoin » est menacé si des députés et députées comme Aurore Lalucq (parti Alliance progressiste des socialistes et démocrates) obtiennent ce qu’ils veulent.

Attaque frontale du World Economic Forum

La caste de globalistes qui instrumentalise le réchauffement climatique pour nous vendre une société dystopique techno-totalitaire s’est évidemment attaquée à la consommation d’énergie du bitcoin. Klaus Schwab voudrait une mutation du Proof-of-Work au Proof-of-Stake.

Voici une traduction partielle :

« Des experts ont trouvé un moyen de réduire l’empreinte carbone de Bitcoin de 99,9 %. Un changement du code de Bitcoin pourrait éliminer son impact environnemental […]. À lui seul, Bitcoin pourrait contribuer à dépasser les 2 °C de réchauffement climatique s’il est largement adopté. […] Le prix du bitcoin s’est envolé ces dernières années. Cela a incité les mineurs à acheter des ordinateurs de plus en plus puissants, dont le fonctionnement requiert de plus en plus d’énergie. Une nouvelle campagne, intitulée “Changez le code”, affirme que nous pourrions faire autrement, et qu’au lieu d’utiliser le système énergivore du Proof-of-Work, les mineurs pourraient passer en Proof-of-Stake […]. Les militants assurent que la modification du code pourrait être obtenue grâce à l’adhésion d’une trentaine de personnalités de l’univers du bitcoin. La société rivale Ethereum s’est engagée à passer du Proof-of-Work au Proof-of-Stake. »

Le WEF laisse entendre que le bitcoin serait déterminant pour atteindre les objectifs climatiques en termes d’émissions de CO2. C’est faux. Le bitcoin ne représente que 0,085 % des émissions de CO2 mondiales d’après le Bitcoin Mining Council. Une broutille, donc.

Par ailleurs, la consommation énergétique de Bitcoin a reculé de 25 % par rapport à l’année dernière grâce aux avancées technologiques des semi-conducteurs. Autrement dit, l’adoption du bitcoin ne provoque pas automatiquement une hausse de l’énergie consommée, et encore moins une hausse des émissions de CO2.

Sébastien Gouspillou, CEO de la société de mining BigBlock, prédit que 85 % du mining de BTC sera vert d’ici moins de trois ans (58 % actuellement), en utilisant notamment des surplus d’énergie autrement gaspillés et pouvant servir à protéger le réseau monétaire du XXI siècle.

Je dis « protéger » pour souligner que le WEF fait semblant de ne pas comprendre que le système de Proof-of-Work n’est pas un bug, mais une caractéristique clé de Bitcoin. Si cela vous intéresse, je vous recommande l’article : « La gouvernance de Bitcoin ».

Nous y écrivions :

« Le bitcoin est l’architecture anarchique d’une nouvelle monnaie de réserve internationale accessible à tous. Sa forte consommation d’électricité fait partie intégrante de sa physiologie décentralisée. Celle-ci se mesure en partie par son hashrate qui dépend de la quantité d’énergie utilisée. Cette énergie dépensée est au cœur du système de Proof-of-Work (PoW). »

Le PoW est une forme de preuve cryptographique prouvant qu’une certaine quantité d’énergie a été fournie. Cette énergie a un coût, et c’est précisément ce coût qui permet d’empêcher toute tentative de prise de contrôle.

En outre, les mineurs ne sont pas les seuls protecteurs du bitcoin. Il y a aussi les centaines de développeurs qui maintiennent le code utilisé par les nodes. Altérer le code de Bitcoin nécessiterait une super majorité au sein d’un nid de cyber-hornets. Sans parler de la ‘pleb’, des constructeurs de wallets et des exchanges qui ont aussi leur mot à dire.

Ainsi, croire qu’il suffira de convaincre « une trentaine de personnalités de l’univers Bitcoin » pour détruire le Proof-of-Work n’est qu’un fantasme. Satoshi Nakamoto a créé le BTC dans le but précis d’empêcher toute prise de contrôle par le système.

Qu’on se le dise, le Proof-of-Stake n’est qu’une réplication du système bancaire et chacun devra prendre bonne note du fait que le World Economic Forum, quintessence de la centralisation, adoube la « société » Ethereum.

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Nicolas Teterel

Journaliste rapportant sur la révolution Bitcoin. Mes papiers traitent du bitcoin à travers les prismes géopolitiques, économiques et libertaires.

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