Bitcoin : La société française Capital B accélère son projet de crédit numérique
Le marché européen des actifs numériques continue d’évoluer malgré un cadre réglementaire jugé complexe par certains acteurs. Dans ce contexte, Capital B travaille sur un nouvel instrument de crédit destiné aux investisseurs européens. Présenté lors du BTC Prague, ce projet s’appuie sur les réserves de Bitcoin détenues par l’entreprise française, déjà reconnue pour sa stratégie de trésorerie axée sur les actifs numériques.

En bref
- Capital B prépare un nouvel instrument de crédit européen adossé à ses réserves de Bitcoin.
- Le projet vise à adapter les modèles financiers liés aux actifs numériques au marché européen.
- L’entreprise détient actuellement 3 139 BTC pour soutenir sa stratégie de trésorerie.
- Capital B ambitionne d’accumuler jusqu’à 15 000 BTC d’ici 2027 et 1 % de l’offre totale d’ici 2033.
- Le lancement du produit reste soumis aux évolutions réglementaires et aux conditions du marché crypto.
Bitcoin au cœur d’un nouveau modèle de crédit européen
Alors que les acteurs financiers cherchent de nouvelles applications pour les actifs numériques, la trésorerie de Bitcoin française Capital B avance sur un projet visant à rapprocher Bitcoin et marchés du crédit traditionnels. Lors d’un entretien accordé à Gareth Jenkinson de The Block durant le BTC Prague, Alexandre Laizet, membre du conseil d’administration, a expliqué que l’entreprise développe un produit de crédit inspiré des modèles STRC de Strategy et SATA de Strive :
Notre responsabilité est d’apporter une solution à une Europe confrontée à une fiscalité élevée, à des enjeux de sécurité majeurs et à une réglementation inadaptée à l’ère numérique, en proposant un instrument de crédit numérique conçu pour répondre aux besoins du marché européen.
Alexandre Laizet, membre du conseil d’administration de Capital B. Source : The Block.
Selon ses déclarations, ce futur instrument vise à répondre aux défis du marché européen, notamment une fiscalité élevée et une réglementation jugée peu adaptée à l’économie numérique. L’objectif affiché consiste à proposer une solution capable de transformer le fonctionnement des marchés financiers.
Le modèle repose sur les réserves de Bitcoin détenues par la société. Ces avoirs servent d’actif sous-jacent au futur produit financier. À ce jour, l’entreprise possède 3 139 BTC dans sa trésorerie, ce qui constitue la base de cette stratégie.
D’après Alexandre Laizet, les sociétés spécialisées dans les réserves de Bitcoin pourraient générer des rendements à deux chiffres tout en maintenant une volatilité limitée. Il estime que « la croissance historique de cet actif représente un élément central de ce modèle économique ». Par ailleurs, Capital B entend adapter ce mécanisme au marché européen.
Capital B mise sur la croissance du crédit numérique
Pour l’entreprise, les instruments de crédit numériques gagnent progressivement en intérêt auprès des investisseurs. Alexandre Laizet a indiqué que la société avait observé une multiplication par dix du nombre d’investisseurs intéressés par ce segment par rapport à l’année précédente.
Selon lui, les entreprises de trésorerie spécialisées disposent d’un avantage particulier grâce à la valorisation potentielle du Bitcoin sur le long terme. Il a notamment cité l’exemple de Strategy, qui a récemment vendu 32 BTC pour verser des dividendes avant d’acquérir à nouveau 1 587 BTC peu après.
Cette dynamique renforce les ambitions de Capital B, qui se présente comme la première et la plus importante société européenne de trésorerie dédiée aux actifs numériques. Cotée sur Euronext Growth Paris sous le symbole ALCPB, l’entreprise bénéficie également du soutien d’investisseurs spécialisés, dont Adam Back et Fulgur Ventures.
Par ailleurs, la société affiche des objectifs ambitieux. Son site indique qu’elle vise à accumuler 1 % de l’offre totale de Bitcoin d’ici 2033. Elle prévoit également de détenir 15 000 BTC avant la fin de l’année 2027.
Risques, sécurité et ambitions à long terme
Malgré les perspectives avancées par l’entreprise, ses responsables reconnaissent l’existence de plusieurs risques. Parmi eux figurent la dévaluation potentielle des actifs numériques, le risque de contrepartie ainsi que les enjeux liés à la conservation des fonds.
Alexandre Laizet a toutefois affirmé que « la probabilité d’une valeur nulle pour le Bitcoin restait, selon lui, extrêmement faible ». Il a également précisé que l’entreprise travaille exclusivement avec des banques réglementées et s’appuie sur des experts des marchés de capitaux, de la technologie et de la finance d’entreprise.
Pour l’instant, aucun calendrier officiel concernant le lancement du produit n’a été communiqué. Néanmoins, Capital B poursuit le développement de cette initiative dans un contexte où le crédit numérique attire un intérêt croissant en Europe.
À moyen terme, l’évolution du cadre réglementaire européen et l’adoption institutionnelle pourraient influencer la réussite de ce type d’initiative. Le développement de nouveaux instruments financiers adossés au Bitcoin pourrait ainsi contribuer à transformer progressivement les marchés numériques européens, tandis que Capital B poursuit ses objectifs de croissance.
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Journaliste et rédacteur web passionné par l’univers des cryptomonnaies et des technologies Web3. J’y traite les dernières tendances et actualités afin de proposer un contenu de haute qualité à un large public du secteur.
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