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Le fondateur de la cryptomonnaie Cardano (ADA) dénonce les CBDC

sam 09 Avr 2022 ▪ 15h00 ▪ 6 min de lecture - par Emile Stantina

A travers un tweet sur sa page, Charles Hoskinson, fondateur de Cardano partage sa vision quant aux développements des CBDC à travers le monde. Il affiche dans son tweet, une des vidéos du célèbre podcaster Joe Rogan dont le titre s’intitule « Pourquoi les CBDC sont une réelle mauvaise idée ? ». Signe que le célèbre fondateur anciennement membres de l’équipe de fondation du projet Ethereum n’est pas vraiment en faveur des les nouvelles monnaies numériques.

Charles Hoskinson, Cardano, ADA
Charles Hoskinson partage sa vision des CBDC

Charles Hoskinson partage son désaccord en corrélation avec de nombreux autres amateurs et professionnels du secteur blockchain. L’introduction et le développement des CBDC sont pour eux une menace des libertés et de la décentralisation induites par les cryptomonnaies.

Concept de base

La Monnaie Numérique de Banque Centrale (ou Central Bank Digital Currency en anglais, CBDC) est une forme numérique de monnaie fiduciaire qui sera émise par des Banques centrales représentant les monnaies fiduciaires physiques. Les pays comme le Nigéria et la Chine ont d’ailleurs lancé leurs monnaies virtuelles respectives le eNaira et le e-yuan. Il ne s’agit pas de cryptomonnaie comme Bitcoin, Ethereum ou Cardano, mais de simples dématérialisations des monnaies contrôlées actuellement par les gouvernements.

Les CBDC une bonne mauvaise idée ?

Le fondateur met en avant une preuve via le réseau social Twitter afin de partager sa vision de la situation vis-à-vis de la création des CBDC. Il met en avant une vidéo de Joe Rogan dans laquelle l’invité du célèbre podcaster américain partage le même point de vue.

Les CBDC où Monnaie Numérique de Banque Centrale, seraient un moyen de contrôle des citoyens pour les États. Si ces monnaies voient le jour, elles pourraient par exemple être programmées uniquement pour la réalisation de certains achats. Autre inconvénient, les employeurs pourraient facilement restreindre l’utilisation de celle-ci vis-à-vis d’un employé qui n’effectue pas correctement son travail. Le risque est d’utiliser les cryptomonnaies uniquement pour les utilisations autorisées par les gouvernements. L’objectif principal de la création des cryptomonnaies était de soustraire les populations du contrôle excessif de leurs gouvernements et des états à travers les monnaies fiduciaires. Dans ce cas de figure, la création des monnaies numériques d’Etat serait un retour en arrière pour le secteur des cryptomonnaies.

Pourquoi les voix s’élèvent contre les CBDC ?

Les inquiétudes concernant les contrôles excessifs s’éveillent. Effectivement, bon nombre d’adeptes des cryptomonnaies pensent que les CBDC pourraient être plus contraignantes que les monnaies fiduciaires actuelles. Les gouvernements vont vouloir rattraper le temps perdu avec l’apparition des monnaies électroniques décentralisées.

Si elles s’inspirent de la technologie des cryptomonnaies, principalement du Bitcoin, les CBDC fonctionnent différemment. Les banques centrales auront, le pouvoir de créer la monnaie en circulation, de la même façon que le système actuel. Les banques commerciales perdent le pouvoir de créer de l’argent à travers l’émission de crédits et autres services financiers, désormais réservés à la banque centrale. L’ensemble des comptes permettant d’enregistrer les transactions relatives aux actifs, aux passifs, aux revenus et aux dépenses effectuées par les particuliers, sociétés et ménages seront directement hébergés par la Banque Centrale.

Dans un tel fonctionnement, tout le pouvoir financier est délégué aux banques centrales et de ce fait aux gouvernements. On parlerait alors de registre centralisé. Alors que les cryptomonnaies utilisent un registre décentralisé qui donne le contrôle aux utilisateurs sur la gestion de leurs fonds.

La centralisation VS la décentralisation

Le registre centralisé donne plein pouvoir sur les transactions aux détenteurs du pouvoir centralisé. Dans le cas présent, l’autorité serait régie par les gouvernements et les Etats. Mettre un tel pouvoir entre les mains des Etats est considéré comme dangereux selon les détracteurs des CBDC. Tout comme Charles Hoskinson, ils considèrent que les gouvernants pourraient s’en servir à l’encontre de la population.

A l’inverse, le registre décentralisé quant à lui n’est qu’une base de données qui recense l’historique des transactions. Les participants détermine le mode de fonctionnement par vote entre les participants de la blockchain. Aucune source centralisée n’impactent l’ensemble des transactions entre les participants.

Conclusion

Plusieurs voix s’élèvent contre les CBDC, même dans le rang des politiques, pour refuser leur création. Alors qu’aux Etats-Unis, le président a demandé le développement de ces monnaies digitales de banque centrale, certains élus s’y opposent. Tom Emmers, membre du Congrès du Minnesota et le Sénateur Ted Cruz montrent leur mécontentement. Les CBDC ne sont pas des cryptomonnaies mais plutôt un outil de surveillance du gouvernement. Elles détruisent la liberté alors que les cryptomonnaies vont la créer. Est-ce le début d’un combat entre Bitcoin et les différentes CBDC ?

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Emile Stantina

Passionné par la technologie blockchain et les cryptomonnaies, nous contribuons à vulgariser et à démocratiser ce nouveau monde. « Chancellor on brink of second bailout for banks »

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