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Crypto : La police relie les kidnappings en France à des cerveaux basés à l’étranger

15h00 ▪ 4 min de lecture ▪ par Evans S.
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En France, la vague de kidnappings liés à la crypto tiendrait moins à la technologie qu’à la visibilité des victimes. Selon la police, des commanditaires basés à l’étranger orchestreraient ces attaques via des relais locaux, suivant un schéma répété de repérage, recrutement et passage à l’acte, où la crypto devient un signal de richesse “facilement monnayable”.

Inspecteur tendu connecte France au monde; une main étrangère tire la chaîne, crypto et verrou.

En bref

  • La police relie une partie des kidnappings crypto en France à des commanditaires basés à l’étranger, opérant via des relais locaux.
  • Le mode opératoire serait structuré : recrutement d’exécutants jeunes, intimidation en ligne, puis enlèvement et séquestration.
  • Les victimes, souvent visibles sur les réseaux sociaux, seraient ciblées parce que leur exposition sert de preuve supposée de richesse.

Une criminalité pilotée hors frontières, exécutée à domicile

Selon une note policière citée par Franceinfo, les enquêteurs relient 40 affaires d’enlèvement survenues entre juillet 2023 et fin 2025 à des motivations liées à la crypto crypto. Plus de la moitié auraient visé directement des détenteurs de cryptos ou des personnes travaillant dans le secteur. Le message est clair : l’écosystème est devenu une catégorie de victimes, et le gouvernement a réagi à cette vague de kidnappings.

La note attribue ces commandes à des “cerveaux” généralement situés hors de France. Ce détail change tout : il réduit le risque pour les commanditaires et complique l’enquête, car les frontières deviennent une couche de protection. Le crime lié à la crypto s’internationalise, pendant que la cible reste locale.

Et 2026 commence sur un rythme plus nerveux. Des tentatives récentes, dont une visant un dirigeant du secteur crypto, montrent une accélération. Les affaires ne se contentent plus d’exister : elles se multiplient, et elles testent les limites de la réponse sécuritaire.

Les “recruteurs” locaux et la main-d’œuvre jeune

SIRASCO, le service d’analyse de la police judiciaire, a rédigé le document. Leur lecture est structurée : les commanditaires passent “directement” par des intermédiaires en France, décrits comme des recruteurs. Ces relais jouent le rôle le plus sous-estimé : ils transforment un ordre lointain en action concrète.

Les exécutants, eux, seraient souvent âgés de moins de 30 ans, avec des antécédents liés à des délits violents, des vols ou des trafics. Ce n’est pas un détail sociologique, c’est un indicateur opérationnel : on ne recrute pas au hasard, on recrute là où la barrière morale est déjà fissurée.

SIRASCO décrit aussi une répartition des tâches : certains sont chargés d’intimider en ligne, d’autres de gérer la contrainte physique et la séquestration. C’est froid, presque “professionnalisé”. Et c’est précisément ce qui rend le phénomène dangereux : il se standardise.

Le vrai carburant : les réseaux sociaux et la “crypto-vitrine”

Le profil des victimes, selon la police, se ressemble : majoritairement des hommes de 20 à 35 ans, actifs dans la crypto, souvent investisseurs, entrepreneurs ou influenceurs. Pas forcément les plus riches. Mais les plus exposés. La nuance est essentielle : dans l’imaginaire des agresseurs, l’exposition vaut preuve.

Les enquêteurs expliquent que les criminels repèrent l’existence, ou même la simple rumeur, d’une fortune crypto via TikTok, Instagram ou YouTube. Les contenus “lifestyle” se transforment alors en fiches de renseignements involontaires : habitudes, trajets, entourage, lieux fréquentés.

Dans ce contexte, chaque débat sur la confidentialité des réseaux sociaux alimente la méfiance, surtout lorsqu’une rumeur de fuite de données circule, même démentie par les plateformes comme Meta. Résultat : l’exposition en ligne devient un risque supplémentaire, et un simple Reel peut faire gagner aux criminels des semaines de repérage.

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Evans S. avatar
Evans S.

Fasciné par le bitcoin depuis 2017, Evariste n'a cessé de se documenter sur le sujet. Si son premier intérêt s'est porté sur le trading, il essaie désormais activement d’appréhender toutes les avancées centrées sur les cryptomonnaies. En tant que rédacteur, il aspire à fournir en permanence un travail de haute qualité qui reflète l'état du secteur dans son ensemble.

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.