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Crypto : Le Kenya sécurise 30 millions de diplômes sur Avalanche

18h00 ▪ 5 min de lecture ▪ par Lydie M.
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Le Kenya utilise désormais Avalanche pour sécuriser plus de 30 millions de dossiers académiques. Le Kenya National Examinations Council, chargé des examens nationaux, s’appuie sur la blockchain crypto pour rendre les certificats vérifiables et beaucoup plus difficiles à falsifier. Une vérification qui pouvait prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois dans certains cas, peut maintenant être réalisée beaucoup plus rapidement.

Des diplômes kényans sont convertis en certificats crypto sécurisés sur Avalanche sous un compteur affichant 30M.

En bref

  • Plus de 30 millions de dossiers académiques kényans sont désormais concernés par le système.
  • Les données remontent jusqu’à 1989 et utilisent Avalanche comme couche de sécurisation.
  • Employeurs et établissements peuvent vérifier l’authenticité des certificats via le portail du KNEC.

La crypto Avalanche entre dans les diplômes kényans

Le projet est porté par le Kenya National Examinations Council avec le partenaire technologique LegitDoc. Il utilise la C-Chain d’Avalanche pour ancrer les dossiers académiques et créer une preuve difficile à modifier après coup. Avalanche avait déjà été utilisé pour sécuriser 700 000 titres de propriété en Inde. Le Kenya applique maintenant une logique comparable à l’éducation.

Le déploiement avait été présenté en août avec plus de 15 millions de dossiers déjà intégrés, certains remontant à 1989. Avalanche présente aujourd’hui le dispositif comme dépassant les 30 millions de dossiers académiques.

Les certificats KCSE de la promotion 2025, qui concerne près d’un million de candidats, sont notamment accessibles sous forme électronique. Le système doit aussi couvrir progressivement d’autres examens, diplômes avancés et certifications d’enseignants.

Il ne s’agit pas de publier les bulletins scolaires de millions de Kényans sur une blockchain ouverte. La technologie sert surtout à ancrer une preuve permettant de vérifier qu’un document présenté correspond bien à un dossier authentique du KNEC.

Des mois d’attente remplacés par une vérification numérique

Le problème était très concret. Avant cette plateforme, la vérification d’un certificat pouvait dépendre de demandes manuelles adressées aux administrations. Avalanche estime qu’un contrôle individuel pouvait prendre environ un mois et que les vérifications de masse pouvaient aller jusqu’à six mois.

Le nouveau portail du KNEC permet aux diplômés d’accéder à leurs certificats électroniques et de les partager avec des employeurs, universités ou administrations. Les organisations peuvent également vérifier un document individuellement ou traiter plusieurs certificats à la fois.

Le KNEC parle d’une procédure automatisée donnant un rapport officiel en quelques minutes. Avalanche met de son côté en avant la vérification cryptographique en quelques secondes.

La différence compte. La blockchain peut confirmer très rapidement qu’un enregistrement n’a pas été modifié. L’ensemble du processus administratif peut prendre davantage de temps, notamment pour identifier le demandeur et produire le rapport.

Le Kenya travaillait déjà depuis plusieurs années sur des usages publics de la blockchain. En 2023, le pays avait notamment annoncé avec Venom la création d’un hub blockchain destiné à explorer plusieurs applications dans les services publics et la tokenisation. Cette fois, le produit fonctionne déjà.

Avalanche gagne un cas d’usage public à grande échelle

Pour Avalanche, l’intérêt dépasse largement les certificats scolaires. Le réseau cherche à développer ses usages auprès des gouvernements et des institutions. Il cite déjà le registre foncier de Dantewada en Inde, 42 millions de titres automobiles numérisés en Californie et différents projets portant sur des registres immobiliers.

Le Kenya ajoute un autre secteur : l’éducation. Plus de 30 millions de dossiers donnent au réseau crypto une vitrine importante en Afrique. Le projet montre surtout qu’une blockchain peut être utilisée sans transformer chaque service public en produit financier ou en token spéculatif.

Le KNEC reste responsable des certificats. Les candidats continuent de passer par son portail. Avalanche fournit la couche permettant de vérifier l’intégrité des données. Le projet arrive d’ailleurs alors que le réseau cherche déjà à se développer bien au-delà de la DeFi. Les actifs tokenisés sur Avalanche ont fortement progressé avec l’arrivée d’acteurs institutionnels.

Cela ne garantit évidemment rien pour le prix de l’AVAX. L’utilisation d’Avalanche par une administration et la demande spéculative pour sa crypto restent deux choses différentes. Au Kenya, le résultat recherché est beaucoup plus simple : permettre à un employeur ou une université de vérifier rapidement qu’un diplôme est vrai. Avec plus de 30 millions de dossiers concernés, le test a désormais changé d’échelle.

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Lydie M.

Enseignante et ingénieure IT, Lydie découvre le Bitcoin en 2022 et plonge dans l’univers des cryptomonnaies. Elle vulgarise des sujets complexes, décrypte les enjeux du Web3 et défend une vision d’un futur numérique ouvert, inclusif et décentralisé.

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