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Cryptomonnaie : un « système pyramidal » selon le Dr Nicholas Weaver de Berkeley

mar 28 Juin 2022 ▪ 6 min de lecture ▪ par Mikaia A.

À en voir la situation actuelle, on dirait que la crise du marché des cryptomonnaies semble perdurer. Dans de telles circonstances, les sceptiques et les no-coiners ne lésinent pas sur les critiques vis-à-vis du bitcoin et des autres actifs numériques. C’est le cas du Dr Nicholas Weaver, de l’Université de Californie à Berkeley, qui les a qualifiés de système de Ponzi.

Cryptomonnaies, un système de Ponzi

Cryptomonnaie, un « système de Ponzi » et de l’« ordure » ?

Le Dr Weaver ne mâche pas ses mots en abordant des cryptomonnaies. Lors d’un podcast Cryptonite animé par Rich Goldberg et mis en ligne il y a 2 jours de cela, il n’a pas hésité à qualifier les cryptoactifs de « système de Ponzi auto-assemblé ». Et pour enfoncer le clou, il a ajouté que les cryptomonnaies représentent de l’« ordure tellement insipide que je ne peux l’enseigner que dans le but de m’en moquer. »

En gros, ce professeur à l’Université fera-t-il en sorte de ne jamais évoquer le terme « cryptomonnaie » devant ses élèves ?

Explications : « Les cryptomonnaies, à leur cœur, commencent avec une somme nulle. Elle débute donc avec un modèle qui n’est pas un investissement, qui est essentiellement un pari et un jeu d’argent. Ensuite, elle ne fonctionne pas réellement pour ce qu’elle est censée faire, c’est-à-dire être utilisée pour les paiements. Et il y a des systèmes et des caractéristiques qui en font une somme profondément négative. »

Pas l’inventeur de cet argument anti bitcoin (BTC)

Nicholas Weaver n’est pas le premier à traiter le bitcoin et les autres cryptomonnaies de système pyramidal. Bien avant lui, les no-coiners ont également fait appel à cet argument pour faire couler le bateau.

C’est notamment le cas d’un utilisateur de Twitter contre qui Stephen Palley a réagi en 2021. Voici l’argument de départ de ce détracteur : « Juste au cas où les gens auraient oublié : le bitcoin est littéralement une chaîne de Ponzi. Tout l’argent qui y est investi disparaît : 25 millions USD/jour vont aux mineurs, le reste aux quelques personnes qui sont assez intelligentes pour vendre. Pas un seul centime n’est stocké quelque part. »

Si vous voulez des détails sur la réponse de M. Palley, n’hésitez pas à revenir sur ce bel exposé de notre collègue de Cointribune.

Fabio Panetta, de la BEC, était même allé jusqu’à proposer de « tuer ce monstre nommé cryptomonnaie ». Car : « Les cryptoactifs sont des actifs spéculatifs qui peuvent causer des dommages importants à la société. Ils tirent leur valeur principalement de la cupidité, ils s’appuient sur la cupidité des autres et sur l’espoir que la combine se poursuive sans entrave », ajoute-t-il.

Bref, Mr Weaver n’est pas le premier à avoir associé le bitcoin au système de Ponzi si c’était son intention.

Les cryptomonnaies seraient une chaîne de pyramides de Ponzi ?

C’est ce qu’a avancé le Dr Weaver en fait. En effet, chaque investisseur ayant amassé des actifs aurait causé des pertes de la même valeur ailleurs. Du coup, « le système présente certaines inefficacités qui font que cela brûle littéralement des milliards de dollars par an dans la cheminée. Et par conséquent, il ne ressemble à rien d’autre qu’à un système pyramidal. »

Pour lui, chaque dollar investi dans l’écosystème devient la propriété d’un autre investisseur. Impossible de gagner de l’argent dans les cryptomonnaies. « Vous ne gagnez pas d’argent avec […] », souligne-t-il.

Néanmoins, il a ajouté que les jeux d’argent crypto ne font pas partie du lot. « Et au sein de cette pyramide de Ponzi globale, la sécurité sans licence et, de manière choquante, beaucoup plus de pyramides de Ponzi »

Les cryptomonnaies n’imitent pas les systèmes de paiement

C’était aussi un argument avancé par ce professeur de l’Université de Californie à Berkeley. À ses yeux, le bitcoin et les cryptomonnaies ne peuvent pas intégrer le système de paiement puisqu’ils sont volatils. Ces actifs ont eu droit à une association avec « une crise d’épilepsie » à l’occasion.

Dire que bon nombre de boutiques commencent à accepter les cryptomonnaies présentement. Cet enseignant, fermerait-il les yeux sur ce qui se passe aux États-Unis et dans les autres pays du monde en matière de modes de paiement ?

Il trouve aussi que l’absence d’entités centrales handicape cette nouvelle alternative. D’ailleurs, il constate une limitation de « 3 à 7 transactions par seconde dans le monde entier [et] parce qu’il faut une transaction Bitcoin pour créer un canal du réseau Lightning et le financer, et si jamais les fonds tombent à zéro, vous devrez rembourser le canal, donc c’est le résultat net – cela ne peut tout simplement pas fonctionner pour les paiements légitimes. Cela ne fonctionne que pour les activités criminelles. »

Bref, on y travaille monsieur le professeur. Tout le monde est en train de s’activer pour devenir moins gourmand en énergies, en frais de gaz et plus rapide.

Et que dirait-il de la nécessité de régulation des cryptomonnaies ? Serait-il un économiste traditionnel qui n’a fait que réfléchir sur le sujet du haut de sa tour d’ivoire ? Tant de questions se posent après ces dires qui semblent totalement en contradiction avec l’évolution de la cryptosphère. En tout cas, ce ne sont pas les membres du clan des believers qui manquent. Et tous ont un bel argument contre ce genre de critiques traitant les cryptomonnaies de système pyramidal.

Sources : Finblod

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Mikaia A.

La révolution blockchain et crypto est en marche ! Et le jour où les impacts se feront ressentir sur l’économie la plus vulnérable de ce Monde, contre toute espérance, je dirai que j’y étais pour quelque chose

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