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David Sacks annonce la fin de la séparation entre banques et crypto !

10h00 ▪ 4 min de lecture ▪ par Luc Jose A.
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La frontière entre banques traditionnelles et crypto pourrait bientôt disparaître. À Davos, David Sacks, conseiller crypto de la Maison-Blanche, a affirmé que ces deux mondes n’en formeront bientôt plus qu’un. En effet, le CLARITY Act, projet de loi déterminant pour l’avenir du secteur aux États-Unis, est en jeu. Derrière les débats sur le rendement des stablecoins, c’est une reconfiguration complète de l’industrie financière qui se profile, entre tensions politiques, enjeux de pouvoir et ambitions stratégiques.

Un pont financier se construit entre une ville bancaire et une ville crypto futuriste, avec des flux lumineux circulant déjà dessus, sous le regard de David Sacks.

En bref

  • Le CLARITY Act, projet de loi américain, vise à structurer le marché des cryptos mais se heurte à un blocage sur la question du rendement des stablecoins.
  • David Sacks, conseiller crypto à la Maison-Blanche, affirme que ce texte est la clé d’une fusion à venir entre banques traditionnelles et industrie crypto.
  • Les acteurs bancaires s’opposent aux rendements sur stablecoins, craignant une fuite de dépôts, tandis que les entreprises crypto y voient un levier d’innovation.
  • En dépit des tensions actuelles, Washington envisage une industrie unifiée des actifs numériques, où banques et crypto évolueraient sous un même cadre.

Le CLARITY Act s’enlise dans le conflit sur le rendement des stablecoins

Lors d’une intervention au Forum économique mondial de Davos, David Sacks, conseiller crypto de la Maison-Blanche, a pointé du doigt l’impasse politique autour du projet de loi CLARITY Act, en cours d’examen au Sénat américain.

Le texte, destiné à encadrer la structure du marché des cryptos, se heurte à une opposition marquée sur un point central : le rendement offert par les stablecoins. « Le débat sur le rendement est devenu le principal obstacle à l’adoption du projet », a déclaré Sacks sur CNBC.

Il a appelé à un compromis entre les banques, les législateurs et l’industrie crypto, en soulignant que « le rendement est important philosophiquement pour eux, mais l’essentiel reste d’obtenir un cadre structurel global ».

Voici les points de blocage majeurs soulevés dans le débat :

  • Les entreprises crypto défendent le droit d’offrir un rendement via leurs stablecoins, au nom de l’innovation financière et de la compétitivité ;
  • Les banques traditionnelles craignent une fuite de dépôts vers des produits à rendement plus élevé, ce qui menacerait leurs modèles économiques fondés sur les comptes à faible intérêt ;
  • Le projet de loi actuel exclut les rendements pour les stablecoins, tout en ménageant les banques, selon les critiques exprimées par certains acteurs du secteur.

Cette ligne de fracture a provoqué une rupture notable. Coinbase a annoncé son retrait du processus législatif. « Trop de problèmes » dans le texte, a écrit son PDG Brian Armstrong sur X, dénonçant une approche déséquilibrée qui « supprime les rendements sur les stablecoins tout en protégeant les banques de la concurrence ».

Ce retrait résonne comme un signal d’alarme politique, remettant en question l’issue d’un projet pourtant considéré comme central pour l’avenir de l’industrie crypto aux États-Unis.

Une industrie unifiée des cryptos comme horizon

Dans un second temps de son intervention, David Sacks a livré une vision à long terme bien plus intégratrice. Pour lui, l’adoption du CLARITY Act ne marquera pas seulement une régulation de plus dans l’écosystème crypto, mais elle posera les bases d’une fusion des secteurs.

« Après l’adoption du projet, les banques vont pleinement entrer dans l’industrie crypto », a-t-il assuré, prédisant la fin de la distinction entre institutions financières classiques et entreprises blockchain. Il va même plus loin en affirmant : « nous n’aurons plus une industrie bancaire et un univers crypto, mais une seule industrie des cryptos ».

Cette vision repose sur un constat pragmatique : les banques finiront par intégrer l’émission de stablecoins dans leur modèle économique, notamment en adoptant elles aussi des mécanismes de rendement.

Bien que le GENIUS Act, promulgué en juillet 2025, ait interdit aux émetteurs de stablecoins de verser des intérêts, il reste possible pour des acteurs tiers, comme Coinbase, de proposer des récompenses à leurs utilisateurs. Ce flou réglementaire accentue la nécessité d’un cadre cohérent, où banques et crypto peuvent évoluer avec des règles de jeu partagées.

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Luc Jose A. avatar
Luc Jose A.

Diplômé de Sciences Po Toulouse et titulaire d'une certification consultant blockchain délivrée par Alyra, j'ai rejoint l'aventure Cointribune en 2019. Convaincu du potentiel de la blockchain pour transformer de nombreux secteurs de l'économie, j'ai pris l'engagement de sensibiliser et d'informer le grand public sur cet écosystème en constante évolution. Mon objectif est de permettre à chacun de mieux comprendre la blockchain et de saisir les opportunités qu'elle offre. Je m'efforce chaque jour de fournir une analyse objective de l'actualité, de décrypter les tendances du marché, de relayer les dernières innovations technologiques et de mettre en perspective les enjeux économiques et sociétaux de cette révolution en marche.

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.