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Ethereum : Buterin dévoile les grandes réformes à venir

11h15 ▪ 5 min de lecture ▪ par Mikaia A.
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Vitalik Buterin est une énigme. Parfois visionnaire solaire, parfois prophète inquiet, il oscille entre optimisme et scepticisme. L’architecte d’Ethereum semble aujourd’hui conscient que la promesse originelle de la blockchain s’est ternie, diluée dans la recherche d’une adoption massive. Mais fidèle à son style, il ne s’agit pas pour lui de condamner : plutôt de corriger. En 2026, affirme-t-il, Ethereum doit retrouver sa pureté, ses racines, sa philosophie de confiance décentralisée.

Buterin tend les bras vers un logo Ethereum fissuré, entouré d’éclairs, dans une scène chaotique et apocalyptique.

En bref

  • Ethereum veut renouer avec ses racines : décentralisation, confidentialité et autonomie retrouvées dès 2026.
  • Vitalik Buterin critique la centralisation croissante et la dépendance aux géants du Web.
  • De nouvelles mises à jour techniques promettent des nœuds simples et des dApps vraiment décentralisées.
  • L’objectif final : un Ethereum auto-suffisant, capable de survivre un siècle sans intervention humaine.

Ethereum face à son miroir : un cri d’alarme pour l’industrie crypto

Sur X, Vitalik Buterin a publié un long message au ton presque manifeste. Il y déplore dix ans de dérive, où la simplicité et la souveraineté d’origine ont été sacrifiées sur l’autel du confort. Les nœuds Ethereum seraient devenus trop complexes à exécuter, les dApps trop dépendantes de serveurs centralisés, les wallets crypto trop liés à des géants du Web.

Les nœuds sont passés d’un fonctionnement simple à un fonctionnement complexe. Les dApps sont passées de simples pages statiques à d’immenses mastodontes qui diffusent toutes vos données vers une douzaine de serveurs.

Mais plutôt que d’en rester au constat, il appelle à une révolte douce.

2026 sera, selon lui, l’année du retour à la self-sovereignty et à la trustlessness, deux piliers fondateurs d’Ethereum. Des solutions techniques concrètes sont déjà sur la table : le ZK-EVM et le protocole BAL, censés rendre les nœuds à nouveau faciles à exécuter. Le projet Helios permettra de vérifier les données issues des RPCs sans faire confiance à des tiers. Et grâce aux outils ORAM et PIR, l’accès aux dApps pourrait se faire sans exposer les requêtes des utilisateurs.

La vision est claire : Ethereum, le linux de la blockchain, doit redevenir un écosystème que l’on peut vérifier soi-même, sans permission ni surveillance.

Le grand mea culpa de Buterin : refonder Ethereum, sans maîtres ni compromis

Au-delà de la technique, c’est un aveu moral. Vitalik reconnaît que l’industrie crypto s’est trop vite pliée aux logiques centralisées : serveurs propriétaires, dépendance à Google, domination de quelques constructeurs de blocs. Dans sa série de tweets, il promet une reconstruction lente mais ferme : 

Ce sera un long chemin. Nous n’obtiendrons pas tout ce que nous voulons avec la prochaine mise à jour Kohaku, ni avec le prochain hard fork, ni même avec celui qui suivra. Mais cela fera d’Ethereum un écosystème digne non seulement de la place qu’il occupe aujourd’hui dans l’univers, mais d’une place bien plus grande encore.

Cette ambition s’appuie sur un concept fort : le “walkaway test”. Ethereum devra pouvoir survivre sans son fondateur, résister aux bouleversements et garantir la sécurité cryptographique pour un siècle. Il veut aussi encourager la création de stablecoins réellement décentralisés, adossés à un panier d’actifs variés et non à un seul État, pour offrir une indépendance monétaire à la crypto-sphère.

Une phrase de son manifeste condense tout l’esprit de cette croisade : dans cette machine-monde qu’est Ethereum, il n’y a ni maître central, ni point de défaillance unique — seulement l’amour, et un clin d’œil à l’ironie de l’histoire : « Milady ».

Chiffres et repères clés à retenir

  • 2026 : année du « retour à la self-sovereignty » ;
  • 2 hard forks annoncés : Kohaku et Glamsterdam ;
  • 6 piliers techniques : ZK-EVM, BAL, Helios, ORAM, PIR, ERC-4337 ;
  • Objectif long terme : un Ethereum auto-soutenable pour 100 ans ;
  • Nouvelles ambitions : stablecoins décentralisés multi-actifs.

Vitalik Buterin, tantôt poète, tantôt ingénieur, garde le cap. Pour 2027, il mise sur une innovation qui pourrait redéfinir le réseau : les ZK-EVM, capables de valider les blocs plus vite, avec plus de confidentialité et moins de centralisation. Un pari audacieux, mais fidèle à l’esprit originel d’Ethereum : la liberté par le code.

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Mikaia A.

La révolution blockchain et crypto est en marche ! Et le jour où les impacts se feront ressentir sur l’économie la plus vulnérable de ce Monde, contre toute espérance, je dirai que j’y étais pour quelque chose

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.