Qu’est-ce que le proof of work ?

mer 13 Oct 2021 ▪ 6h00 ▪ 5 min de lecture - par Nicolas Impellizzeri

Le proof of work, qu’on retrouve également écrit avec des tirets proof-of-work ou sous son abréviation PoW, est un consensus qui régit le fonctionnement de certaines blockchains. En français, on peut traduire ce terme par preuve de travail, même si on retrouve très souvent la version anglaise du nom.

Au sein de cette publication, on va voir la façon dont fonctionne ce consensus, ses avantages et donner quelques exemples de cryptoactifs qui utilisent le proof of work.

Comment fonctionne, dans les grandes lignes, le PoW ?

Le PoW fonctionne en résolvant des équations mathématiques, ce qui nécessite de fournir du « travail » grâce à des composants informatiques qui permettent de générer de la puissance de calcul nécessaire. Selon les cryptoactifs, il est possible de réaliser ces opérations avec un simple PC ou bien en possédant ce qu’on appelle une ferme de minage, un groupement d’ordinateurs ou de cartes graphiques surpuissantes qui permettent de fournir une grosse puissance de calcul.

Pour sécuriser le réseau, les mineurs entrent en compétition entre eux afin de résoudre en premier les équations mathématiques qui permettent de valider une transaction ou d’obtenir une récompense de minage.

Du fait de la puissance importante de calcul nécessaire pour traiter les opérations, le réseau est extrêmement sécurisé car il faut dès lors posséder du matériel encore plus puissant pour obtenir au moins 51% de la puissance de calcul total afin de manipuler les transactions à son avantage.

Quelles sont les cryptomonnaies les plus célèbres qui utilisent le proof-of-work ?

Le proof-of-work fut le premier consensus utilisé dans le monde des cryptomonnaie et pour cause : le Bitcoin lui-même l’utilise, l’actif numérique qui est actuellement le plus capitalisé. Du fait qu’un grand nombre d’altcoins qui sont arrivés sur le marché étaient des clones du BTC, nombre d’entre eux utilisent également ce consensus.

Voici 3 exemples d’actifs numériques qui utilisent le PoW :

·         Bitcoin ;

·         Litecoin ;

·         Bitcoin Cash.

Au moment où nous rédigeons ces lignes (juillet 2021), Ethereum utilise également un consensus proof of work. Cependant, Ethereum 2.0 prévoit de changer d’algorithme pour passer en PoS (proof of stake) lors d’une mise à jour.

De nos jours, la plupart des actifs numériques qui arrivent sur le marché essaient de proposer un nouveau type de consensus car le proof of work est très gourmand en énergie, ce qui pose des problèmes d’écologie.

Quel est l’avantage principal de la preuve de travail ?

L’avantage principal de la preuve de travail est la sécurité qu’un tel consensus apporte sur le réseau d’une cryptomonnaie. En effet, pour réussir à prendre le contrôle d’une devise numérique, il est nécessaire de posséder plus de 50% de la puissance totale de calcul (51% attack), ce qui est extrêmement coûteux dans un tel système.

A titre d’exemple, la blockchain du Bitcoin n’a jamais été hackée depuis sa conception, ce qui est une preuve que la sécurité apportée par un consensus PoW est très importante et qu’il est difficile de réussir à manipuler une cryptomonnaie l’utilisant.

Néanmoins, il faut avouer que les dépenses en énergie pour faire fonctionner le système PoW du Bitcoin sont assez hallucinantes. De plus, il faut sans cesse moderniser son matériel informatique pour être capable de continuer à faire du minage sur certains actifs numériques qui utilisent ce consensus, ce qui éjecte de fait des petits acteurs et centralise les opérations de mining auprès de gros acteurs qui peuvent se permettre ces investissements.

Conclusion sur le proof of work

Le proof of work fut le premier consensus à apparaître sur le marché car il est arrivé en même temps que le Bitcoin, la première cryptomonnaie fonctionelle. Son avantage principal est de fournir une sécurité importante, mais son principal inconvénient est d’être très polluant.

Pour obtenir des récompenses en sécurisant une blockchain PoW, il faut résoudre des opérations mathématiques complexes, ce qui n’est possible que si on possède un matériel informatique assez puissant pour cela ou si on rejoint une pool de minage pour partager sa puissance de calcul avec d’autres mineurs.

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Nicolas Impellizzeri

J'ai découvert le monde des cryptomonnaies en janvier 2018. Arrivé au pire moment pour investir, je n'ai depuis lors jamais cessé de me former et partage désormais mes connaissances afin de faciliter l'adoption des cryptos.

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.

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