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Raiffeisen Bank met fin au Cash en Allemagne

mer 02 Nov 2022 ▪ 21h00 ▪ 4 min de lecture - par Nicolas Teterel

La Raiffeisen Bank va cesser de fournir du cash. Une raison de plus de se mettre au bitcoin.

Cash machines

La guerre contre le cash

Erratum : [L’AFP a repéré une erreur dans notre article : « Cointribune s’est en réalité appuyé sur une mauvaise traduction d’un article du 31 octobre d’un site en allemand dédié au numérique, Techbook, qui indiquait qu’une « première banque » (qui se traduit en allemand par « Erste Bank ») allait ‘cesser d’émettre des espèces’. »]

Ceci est tout à fait vrai. Nous avons pensé qu’il s’agissait de la Erste Bank, une autre banque autrichienne qui existe véritablement par ailleurs. Mea culpa. Toutefois, cette confusion de nom de banque ne change rien au fond de l’article]**

La Raiffeisen Bank (et non pas la « Erste Bank »)** ne permettra plus de déposer ni de retirer des espèces à partir de décembre. L’étau se ressert contre le bon vieux cash qui reste pourtant très apprécié outre-Rhin.

La banque autrichienne fermera les quatre agences restantes dans un des districts de Francfort. La lettre envoyée à ses clients précise que « les dépôts et les retraits en agence (guichet et distributeur) ne seront plus possibles à l’avenir ».

De plus grandes banques ont fait de même ces derniers mois. La Deutsche Bank, première banque européenne, compte fermer 200 agences d’ici fin 2023. Au lieu de 750, il n’y en aura plus que 550 sur l’ensemble du territoire allemand.

Commerzbank, seconde plus grande banque allemande, restreint aussi ses opérations et compte passer à 400 agences dans toute l’Allemagne, contre plus de 1000 avant la pandémie…

Le journal Frankfurter Allgemeine Zeitung rapportait en juin les propos de Lars Stoy, en charge des opérations de banque de détail de la Deutsch bank : « À l’avenir, je ne veux plus proposer d’argent liquide dans les agences, car cela entraîne des coûts ».

Il est vrai que de plus en plus de personnes font l’erreur de se passer du cash, préférant payer avec une carte Visa ou leur smartphone via Apple Pay ou Google Pay.

Peu réalisent que ces mauvaises habitudes nous mènent tout droit vers le techno-totalitarisme. Offrir nos historiques d’achat aux GAFAM se payera très cher.

Un coût pour qui ?

La disparition du cash offrira aux banques centrales une excuse toute trouvée pour lancer la CBDC. C’est-à-dire une monnaie conditionnée qui ne fonctionne pas toujours. Certaines transactions seront censurées, notamment pour rationner la population et maintenir la stabilité du ponzi usurier.

De nombreuses innovations technologiques peuvent sembler désirables au premier abord. Mais la technologie est à double tranchant. Il suffit de se renseigner sur le crédit social chinois pour s’en persuader.

L’Europe n’est pas en reste. Regardez Moscou par exemple. Après les resquilleurs du confinement, puis les partisans de l’opposant Navalny, la reconnaissance faciale moscovite – déployée pendant la Coupe du monde de foot en 2018 – a une nouvelle cible : les appelés qui essaient d’échapper à la mobilisation militaire.

Ces dérives suggèrent que toutes les données collectées, et notamment celles de nos historiques d’achat, finiront pas être utilisées contre nous.

Nos données finiront-elles par servir au calcul des retraites ? Pourront-elles fermer les portes de certaines universités aux enfants de  » mauvaise famille  » ? Ou interdire l’accès à l’hôpital à ceux qui achètent trop d’alcool et mangent des pizzas surgelées, comme dirait Christine Lagarde…

Le monde pourrait se transformer en dystopie hightech à force de sacrifier notre vie privée sur l’autel de la facilité. Le Bitcoin fait figure de bouée de sauvetage face à la fin du cash qui est le jalon indispensable vers le fascisme technologique.

Le Bitcoin est non censurable. Personne ne peut empêcher ses transactions pouvant se faire de manière anonyme. Il sera primordial si nous glissons vers un monde sans cash.

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Nicolas Teterel

Journaliste rapportant sur la révolution Bitcoin. Mes papiers traitent du bitcoin à travers les prismes géopolitiques, économiques et libertaires.

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.

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