Le Bitcoin pourrait atteindre 2,9 millions $ d’ici 2050 selon VanEck
Le bitcoin, né en tant que monnaie décentralisée, pourrait bien devenir un acteur clé de l’économie mondiale d’ici 2050. Selon une étude de VanEck, l’un des principaux gestionnaires d’actifs en crypto, la valeur du bitcoin pourrait atteindre 2,9 millions de dollars à mesure qu’il s’impose comme monnaie de règlement dans le commerce international et comme réserve pour les banques centrales. Ce scénario audacieux interpelle sur l’avenir des monnaies traditionnelles et la place du bitcoin dans le système financier global.

En bref
- Selon une étude de VanEck, le Bitcoin pourrait atteindre 2,9 millions de dollars d’ici 2050 grâce à son rôle croissant dans le commerce mondial.
- Elle repose sur un taux de croissance annuel de 15 % et l’intégration progressive de Bitcoin dans les échanges internationaux.
- La crypto pourrait traiter entre 5 et 10 % du commerce mondial et représenter 5 % des échanges domestiques.
- Le Bitcoin pourrait devenir un actif clé dans les réserves des banques centrales, offrant une protection contre la dépréciation des monnaies fiduciaires.
Les prévisions de VanEck et les bases du scénario optimiste
Tandis que les traders d’options visent un retour à 100 000 $, les experts de VanEck, Matthew Sigel et Patrick Bush, prédisent que le bitcoin pourrait atteindre une valeur astronomique de 2,9 millions de dollars d’ici 2050, en grande partie grâce à son rôle de monnaie de règlement pour le commerce mondial.
Dans leur analyse, les deux analystes expliquent que cette projection repose sur un taux de croissance annuel composé de 15 % et une adoption progressive de Bitcoin par les acteurs économiques internationaux. Voici les éléments clés de leur scénario :
- Le bitcoin comme monnaie de règlement mondiale : ils estiment que le bitcoin pourrait traiter entre 5 et 10 % du commerce mondial et intégrer environ 5 % des échanges domestiques d’ici 2050 ;
- Une croissance à long terme : un taux de croissance composé annuel de 15 % est envisagé pour permettre au bitcoin d’atteindre les 2,9 millions de dollars ;
- Un rôle de couverture contre la dépréciation monétaire : selon VanEck, l’expansion de la liquidité mondiale et la dépréciation des monnaies fiduciaires rendraient le bitcoin attractif en tant qu’actif de réserve.
Le Bitcoin est déjà utilisé dans des pays sous sanctions (Venezuela, Iran, Russie), offrant un aperçu de son potentiel dans les échanges mondiaux, bien que l’adoption par les pays du G7 soit encore modeste.
Les éléments sous-jacents de cette analyse incluent également une expansion continue de la demande pour des alternatives monétaires face à l’instabilité financière mondiale. Le bitcoin, dans ce contexte, est vu comme une monnaie alternative, mais aussi comme une réponse aux défaillances structurelles des systèmes monétaires traditionnels.
L’impact sur les banques centrales et les implications économiques
Au-delà du simple cadre commercial, la montée en puissance du bitcoin pourrait transformer la nature même des réserves des banques centrales.
Dans leur étude, VanEck envisage également que 2,5 % des réserves des banques centrales mondiales soient en bitcoin, renforçant ainsi la place de cette crypto en tant qu’actif de réserve de valeur. Si cette évolution se concrétise, elle marquerait un bouleversement majeur dans le système financier mondial, où l’or et les devises traditionnelles dominent encore les réserves des États.
« Dans ce modèle, le bitcoin fonctionnerait comme un actif stratégique de longue durée, destiné à préserver la valeur face à l’érosion des monnaies fiduciaires », affirment les analystes de VanEck.
Cependant, cette projection interpelle sur la stabilité à long terme du bitcoin. En effet, malgré une adoption croissante, la volatilité de la crypto pourrait constituer un frein pour de nombreuses banques centrales qui privilégient la stabilité.
De plus, la régulation de bitcoin au niveau mondial reste un chantier ouvert. Les grandes économies devront faire face à des choix délicats en matière de gouvernance monétaire et de sécurité des transactions. Pour autant, l’idée d’un bitcoin intégrant les portefeuilles des banques centrales ne semble pas totalement irréaliste, à condition que des mécanismes de régulation adaptés émergent dans les années à venir.
En somme, le bitcoin semble prêt à jouer un rôle central dans l’économie mondiale, avec des perspectives audacieuses pour 2050. À court terme, certains analystes prévoient même que le bitcoin pourrait afficher un rendement de 100 % cette année, renforçant ainsi son attrait pour les investisseurs et sa position dans les discussions économiques internationales.
Maximisez votre expérience Cointribune avec notre programme 'Read to Earn' ! Pour chaque article que vous lisez, gagnez des points et accédez à des récompenses exclusives. Inscrivez-vous dès maintenant et commencez à cumuler des avantages.
Diplômé de Sciences Po Toulouse et titulaire d'une certification consultant blockchain délivrée par Alyra, j'ai rejoint l'aventure Cointribune en 2019. Convaincu du potentiel de la blockchain pour transformer de nombreux secteurs de l'économie, j'ai pris l'engagement de sensibiliser et d'informer le grand public sur cet écosystème en constante évolution. Mon objectif est de permettre à chacun de mieux comprendre la blockchain et de saisir les opportunités qu'elle offre. Je m'efforce chaque jour de fournir une analyse objective de l'actualité, de décrypter les tendances du marché, de relayer les dernières innovations technologiques et de mettre en perspective les enjeux économiques et sociétaux de cette révolution en marche.
Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.