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Le Canada bouleverse le marché crypto avec un nouveau cadre jugé ultra strict

7h12 ▪ 5 min de lecture ▪ par Mikaia A.
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Le Canada, sous la gouvernance de Mark Carney, traverse une période de pressions géopolitiques et économiques multiples. Entre une économie nationale en phase de réajustement et des tensions internationales croissantes, la question de la régulation des crypto-actifs devient de plus en plus urgente. Alors que les cryptomonnaies s’imposent comme des acteurs majeurs dans le paysage financier, le pays réagit avec un cadre ultra strict pour encadrer la garde des actifs numériques. Mais cette nouvelle régulation représente-t-elle un modèle de sécurité ou un frein à l’innovation dans le secteur crypto ? La réponse réside dans l’équilibre fragile que cherche à instaurer le Canada.

Le Canada impose sa loi sur la crypto, avec des actifs numériques enfermés sous des chaînes et une balance de justice.

En bref

  • La CIRO met en place un cadre strict pour la garde des crypto-actifs au Canada.
  • Les plateformes doivent respecter un système à quatre niveaux de garde pour protéger les actifs des clients.
  • Les coûts de conformité risquent de freiner les petites plateformes et de concentrer le marché.
  • Le cadre vise à répondre aux risques de fraude, insolvabilité et cyberattaques dans l’industrie crypto.

Le Canada impose une régulation stricte mais nécessaire pour la crypto-sphère

Le Canada sous Mark Carney a récemment lancé son cadre de garde des actifs numériques, une mesure qui fait déjà parler d’elle dans la crypto-sphère. La CIRO (Canadian Investment Regulatory Organization) a pris l’initiative de définir des normes rigides pour la garde des crypto-actifs sur les plateformes de trading, un secteur qui reste miné par des scandales comme QuadrigaCX. 

Ce cadre, structuré en quatre niveaux, impose des plafonds stricts sur la quantité de crypto pouvant être détenue sous des arrangements internes (40 % pour les plus bas niveaux de garde), imposant une gestion plus centralisée des actifs.

L’objectif affiché est clair : protéger les investisseurs tout en favorisant un environnement sécurisé pour le développement de l’industrie. La CIRO vise à renforcer la sécurité des crypto-actifs, en répondant aux risques spécifiques de l’industrie : fraude, insolvabilité et cyberattaques. 

Cependant, ce modèle de régulation pourrait bien avoir des effets collatéraux pour les petites plateformes crypto. En effet, les coûts de conformité élevés associés à ce cadre pourraient les contraindre à se tourner vers les grands acteurs de la garde, renforçant ainsi une concentration du marché.

Comme le soulignait Alexandra Williams, vice-présidente de la CIRO :

La garde des actifs numériques est l’un des points les plus critiques en matière de sécurité dans l’écosystème crypto… Ce nouveau cadre offre aux entreprises la flexibilité d’opérer et d’innover de manière responsable. Il reflète ce que nous avons entendu de l’industrie et démontre l’engagement de la CIRO à être un régulateur agile et digne de confiance. 

Le cadre canadien face à un dilemme : protéger ou contraindre le marché ?

Bien que cette régulation ait pour but de protéger les investisseurs en crypto-actifs, elle pourrait aussi freiner l’innovation, notamment chez les petites plateformes crypto. En effet, les coûts de conformité pour respecter ces nouvelles exigences sont élevés et pourraient pousser ces petites structures à se tourner vers des acteurs de grande taille capables d’assumer les frais associés.

Les exigences en matière de garantie et de cybersécurité posent un dilemme : si le but est de sécuriser les actifs numériques, cette régulation risque d’entraîner une concentration du marché crypto, avec un nombre limité de gardiens autorisés à maintenir la sécurité des actifs. En retour, cela pourrait créer une dépendance vis-à-vis de ces grands acteurs et restreindre l’accès au marché pour de nouveaux entrants.

Ce cadre, bien qu’essentiel pour limiter les risques de fraude, hacking et insolvabilité comme cela a été observé dans le scandale QuadrigaCX, pourrait étouffer les petites entreprises crypto. Les plateformes de petite taille pourraient être contraintes de se tourner vers des solutions plus centralisées, réduisant ainsi la diversité du marché et augmentant la concentration des données et du contrôle entre quelques grands gardiens.

Faits marquants à retenir :

  • Le prix du bitcoin au moment de la rédaction est de 69 280 dollars ;
  • Le cadre de garde du Canada impose des plafonds stricts sur la proportion d’ETH pouvant être détenue en interne ;
  • Le Canada veut éviter les erreurs du passé, comme celles observées avec QuadrigaCX ;
  • La CIRO a introduit des niveaux de garde (de 1 à 4) pour les plateformes crypto ;
  • Le risque de concentration du marché pourrait augmenter si les coûts de conformité deviennent trop élevés pour les petites plateformes.

Il y a tout juste un an, le Canada a révisé sa position sur la régulation des crypto-actifs, introduisant des normes plus strictes pour encadrer un marché en pleine expansion. La régulation de la CIRO marque une nouvelle étape dans ce processus, visant à assurer la sécurité des investisseurs tout en confrontant les défis de l’innovation dans le secteur.

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Mikaia A. avatar
Mikaia A.

La révolution blockchain et crypto est en marche ! Et le jour où les impacts se feront ressentir sur l’économie la plus vulnérable de ce Monde, contre toute espérance, je dirai que j’y étais pour quelque chose

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.