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Libra enterré, Meta revient avec une stratégie stablecoin plus prudente

21h00 ▪ 5 min de lecture ▪ par Mikaia A.
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Mark Zuckerberg n’est pas Michael Saylor, le gourou de MicroStrategy qui empile du bitcoin comme d’autres des boîtes de conserve. Le patron de Meta s’en fiche royalement. Pourtant, ignorer totalement l’industrie crypto, c’est risquer de rater un train. Un train qui file vers 3 milliards d’utilisateurs potentiels. Alors Meta revient dans la danse des stablecoins. Lentement, prudemment. Avec une leçon gravée au fer rouge dans sa mémoire : ne jamais refaire la même erreur.

Dirigeant tech lance stablecoins lumineux à travers le globe, flux orange relient continents, rivaux observent l’expansion mondiale.

En bref

  • Meta prépare l’intégration de stablecoins sur Facebook, Instagram et WhatsApp via un partenaire externe.
  • Stripe est le candidat privilégié après son acquisition de Bridge et l’entrée de son CEO au board Meta.
  • Contrairement au projet Libra avorté, Meta n’émettra pas sa propre cryptomonnaie cette fois.
  • Le GENIUS Act de 2025 offre désormais un cadre réglementaire fédéral pour les stablecoins aux États-Unis.

L’échec de Libra hante encore la stratégie stablecoin de Zuckerberg

Primo, il faut se souvenir du fiasco. En 2019, Meta dévoile Libra, une monnaie globale adossée à un panier de devises. Visa, Mastercard, PayPal, Stripe (promoteur de Tempo) : tous les grands noms signent. Puis tout s’effondre comme un château de cartes. Les régulateurs américains montrent les dents. Janet Yellen étrille publiquement le projet. 

Les partenaires, pris de panique, fuient un par un. En 2022, Diem, le nom de la renaissance, meurt dans l’indifférence générale. Cinq ans plus tard, Meta tente un retour. Mais l’approche a radicalement changé. Une source proche du dossier confie à CoinDesk

Ils veulent le faire, mais à bout de bras.

Traduction : Meta ne touchera plus à l’émission de stablecoins. Plus jamais. L’entreprise a compris que créer sa propre monnaie, c’est s’exposer seul face aux régulateurs.

Quand les stablecoins rencontrent les super apps, le paysage crypto mute

Secundo, le marché des stablecoins a profondément changé. En 2019, à l’époque de Libra, ce secteur pesait à peine 1 milliard de dollars. Aujourd’hui, il dépasse allègrement les 300 milliards. Ce n’est plus une niche réservée aux passionnés de crypto. C’est devenu une industrie à part entière. 

Le GENIUS Act, signé par le président Trump en juillet 2025, a posé un cadre fédéral clair pour les émetteurs. Les règles existent désormais. Les acteurs peuvent s’y appuyer sans crainte. 

Dans ce nouveau décor, Stripe, partenaire historique de Meta, a pris une longueur d’avance considérable. Sa filiale Bridge, acquise pour 1,1 milliard de dollars en octobre 2024, a obtenu une approbation conditionnelle de l’OCC en février 2026. Les rails techniques sont posés, certifiés, régulés. Meta n’a plus qu’à les utiliser pour ses 3 milliards d’utilisateurs.

Le trio Stripe-Bridge-Meta se met en place pour dominer les paiements

Ensuite, observons les hommes et leurs alliances. Patrick Collison, le CEO de Stripe, a rejoint le conseil d’administration de Meta en avril 2025. Les pièces du puzzle s’assemblent avec une logique implacable. Meta ne lancera pas son propre stablecoin, contrairement aux rumeurs. Il branchera simplement ses applications sur l’infrastructure rodée de Stripe

Les créateurs de contenu, premiers visés, pourront être payés en stablecoins sur Instagram, Facebook et WhatsApp. Finies les commissions qui grignotent leurs revenus. Finis les délais interminables des virements internationaux. C’est une déclaration de guerre silencieuse mais redoutable. 

Elon Musk veut faire de X une super app. Telegram avance ses pions. Mais Meta, avec sa puissance de feu démographique, peut les écraser par le nombre. Le porte-parole Andy Stone a tenté de calmer le jeu sur X : 

Rien n’a changé ; il n’y a toujours pas de stablecoin Meta. Il s’agit de permettre aux particuliers et aux entreprises d’effectuer des paiements sur nos plateformes en utilisant la méthode de leur choix.

Vrai sur la forme, mais sur le fond, l’infrastructure, elle, se met en place méthodiquement.

Le retour discret de Meta en chiffres

  • 2019-2022 : Lancement avorté de Libra, mort programmée de Diem ;
  • 300 milliards : capitalisation actuelle du marché mondial des stablecoins ;
  • 1,1 milliard : prix payé par Stripe pour acquérir Bridge en octobre 2024 ;
  • Avril 2025 : Patrick Collison entre officiellement au conseil de Meta ;
  • Février 2026 : Bridge obtient une approbation conditionnelle de l’OCC.

Prendre du retard sur les cryptos était compréhensible il y a cinq ans. Le paysage était flou, les risques incertains. Aujourd’hui, les stablecoins s’invitent dans les salaires et le quotidien. Le rapport BVNK le confirme : les paiements en stablecoins explosent. Rester les bras croisés face à cette lame de fond ne serait plus de la prudence. Ce serait fou. Meta l’a compris. Qui sera le prochain ?

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Mikaia A.

La révolution blockchain et crypto est en marche ! Et le jour où les impacts se feront ressentir sur l’économie la plus vulnérable de ce Monde, contre toute espérance, je dirai que j’y étais pour quelque chose

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.