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MiCA : Bruxelles souhaite intégrer la DeFi, le staking et les NFT au cadre

mer 08 Juil 2026 ▪ 5 min de lecture ▪ par Mikaia A.
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MiCA, dans son format actuel, a déjà fait fuir des acteurs crypto de toutes tailles. Pour nombre d’entre eux, cette régulation représente une traversée du désert administrative et financière. Pourtant, les politiques européens considèrent ce cadre comme insuffisant et veulent l’étendre. La DeFi, le staking et les NFT entrent désormais dans leur viseur. Une ambition qui soulève son lot de paradoxes et d’interrogations sur la stratégie réelle de Bruxelles.

Une responsable européenne assemble DeFi, staking et NFT dans un cadre réglementaire, sous l’approbation des institutions de Bruxelles.

En bref

  • Le Parlement européen demande l’extension de MiCA à la DeFi, au staking et aux NFT.
  • Les stablecoins euro conformes ont vu leur capitalisation bondir de 128 % en un an.
  • Le rapporteur Van Overtveldt, ancien faucon, défend désormais une vision stratégique des cryptos.
  • Coinbase, OKX et d’autres acteurs bien préparés profitent des difficultés de leurs concurrents.

L’après-MiCA : les députés européens veulent élargir le filet

À peine la période transitoire de MiCA achevée, le Parlement européen regarde déjà plus loin. Le 7 juillet 2026, les députés ont adopté un rapport qui demande à la Commission d’évaluer l’intégration de la DeFi, du staking, des prêts crypto et des NFT dans le périmètre réglementaire. Cette position officielle ne modifie pas encore la loi, mais elle fixe clairement la direction à suivre. 

La Commission européenne a d’ailleurs anticipé ce mouvement et lancé une consultation publique dès mai 2026 sur ces mêmes sujets. Elle a même rouvert le débat sur l’interdiction des stablecoins rémunérateurs. 

Pendant ce temps, les stablecoins euro conformes à MiCA affichent une croissance spectaculaire de 128 % sur un an. Leur capitalisation est passée de 295,6 à 673,9 millions de dollars, une progression qui témoigne de l’appétit des investisseurs pour la clarté réglementaire. 

Cette volonté d’extension contraste pourtant avec les difficultés rencontrées par certains acteurs. Si Bruxelles veut élargir le filet, tous les exchanges ne parviennent pas à s’y conformer.

Le paradoxe Van Overtveldt : du faucon au jardinier des cryptos

Johan Van Overtveldt, député belge et rapporteur du texte, incarne à lui seul l’antithèse européenne. En 2023, cet homme comparait les cryptomonnaies à des drogues et réclamait des restrictions sévères après l’effondrement de Silicon Valley Bank. Aujourd’hui, il pilote un rapport qui non seulement appelle à réguler la DeFi et les NFT, mais encourage aussi le développement des stablecoins en euros. 

Ce revirement spectaculaire interroge sur la sincérité du virage stratégique de l’Europe. Le rapport soutient désormais que les stablecoins euro pourraient compléter les dépôts bancaires tokenisés et les CBDC de gros. Ils renforceraient aussi la compétitivité des marchés financiers européens, une vision que Van Overtveldt n’aurait jamais osé défendre il y a trois ans. 

Pourtant, cette nouvelle position ne fait pas l’unanimité. Le Parlement met en garde contre des règles nationales divergentes qui pourraient fragmenter le marché unique. Les États membres doivent appliquer MiCA de manière cohérente, mais entre les intérêts nationaux et l’ambition européenne, la partie s’annonce complexe.

DeFi, staking, NFTs : les exchanges saisissent la balle au bond

La consultation publique lancée par la Commission en mai 2026 porte sur des sujets bien concrets : DeFi, staking, lending, NFT et actifs financiers tokenisés. Les entreprises s’adaptent déjà à ce nouveau paysage réglementaire en anticipant les évolutions à venir. 

BNB Chain a publié des guides pour aider les utilisateurs européens à transférer leurs actifs vers des portefeuilles auto-détenus. 

Pendant ce temps, les stablecoins euro conformes à MiCA pullulent sur le marché. EURC, EURCV et EURI mènent la danse, portant la capitalisation totale à près de 674 millions de dollars. Cette progression prouve que la clarté réglementaire attire les capitaux, contrairement aux prédictions des plus pessimistes. 

La situation actuelle profite surtout aux exchanges qui ont anticipé le mouvement et préparé leur conformité. Coinbase, MiCA-licensed depuis 2025 via le Luxembourg, et OKX, qui a obtenu sa pré-autorisation, se frottent les mains. Pendant que certains peinent à se conformer, d’autres grignotent des parts de marché et transforment la régulation en arme concurrentielle.

Chiffres clés à retenir :

  • Croissance des stablecoins euro MiCA : +128 % en un an ;
  • Capitalisation des stablecoins conformes : 673,9 millions de dollars ;
  • Consultation publique de la Commission : lancée en mai 2026 ;
  • Fin de la période transitoire MiCA : 1er juillet 2026 ;

La régulation européenne, en imposant des règles contraignantes, chasse certains acteurs mais attire les plus solides. Binance cherche désespérément une brèche pour pénétrer le territoire, tandis que Coinbase et OKX, qui offrent jusqu’à 400 euros en BTC aux nouveaux utilisateurs, savourent leur avantage.

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Mikaia A.

La révolution blockchain et crypto est en marche ! Et le jour où les impacts se feront ressentir sur l’économie la plus vulnérable de ce Monde, contre toute espérance, je dirai que j’y étais pour quelque chose

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.