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SEC vs Sparkster : 35 millions de fonds à restituer !

dim 25 Sep 2022 ▪ 18h00 ▪ 4 min de lecture - par Eddy Senga

Plus le temps passe et plus le secteur crypto fait face à des difficultés. Après sa prise de bec avec Ripple et Coinbase, la SEC est une fois de plus aux prises avec une société crypto. Le régulateur des valeurs immobilières a publié une ordonnance qui donne du fil à retordre à Sparkster, et l’influenceur Ian Balina n’en est pas exempt.

La SEC émet une ordonnance de cease and desist contre Sparkster

L’instabilité du secteur crypto met les régulateurs au travail. Parmi ceux-ci, la SEC (Securities Exchange and Commission) des États-Unis est sans doute celui qui a le plus à faire. En effet, on entend beaucoup parler de lui dans des affaires contre les plateformes d’échange et les sociétés crypto. Lundi, le régulateur a émis une ordonnance de cesser et de s’abstenir contre une société de cryptomonnaies non répertoriée. 

Sparkster Ltd et son PDG Sajjad Daya font face à des sanctions suite à l’émission et la vente de titres d’actifs crypto non enregistrées entre avril et juillet 2018. D’après le régulateur, Daya et Sparkster auraient levé 30 millions de dollars auprès de 4 000 investisseurs aux USA et à l’étranger pour développer la plateforme logicielle de la société. 

Pour atteindre leur objectif, ils ont rassuré les investisseurs que les tokens prendraient de la valeur au fur et à mesure tout en promettant de les rendre disponibles sur un exchange. Ainsi, dans un accord avec la SEC, Sparkster a accepté de détruire les tokens restants. Mais aussi de publier l’ordre du régulateur sur son site Web et ses médias sociaux et de demander le retrait de ses jetons des plateformes de trading.

Le régulateur ne compte pas s’arrêter là !

Dans l’accord de Sparkster avec la SEC, la société crypto accepte de s’abstenir de participer aux offres de titres d’actifs numériques pendant cinq ans. De plus, la société et son PDG conviennent de régler et de verser plus de 35 millions de dollars à un fonds qui servira à rembourser les investisseurs. 

Celui qui ne s‘en sort pas bien dans cette histoire c’est l’influenceur crypto Ian Balina. En effet, la SEC accuse ce dernier d’avoir fait la promotion des tokens SPRK sans divulguer qu’il y gagnait un avantage. Balina avait acheté des jetons de 5 millions de dollars et en avait fait la promotion sur Telegram, Youtube et d’autres réseaux sociaux de mai à juillet 2018 nonobstant un bonus de 30 %. 

Ensuite, l’influenceur aurait offert et vendu les tokens non enregistrés à au moins 50 personnes. De ce fait, le régulateur américain l’accuse d’avoir enfreint les dispositions d’enregistrement des offres de la loi sur les valeurs immobilières. Il demande donc une injonction, un remboursement ainsi que des intérêts avant le jugement et des sanctions civiles.  

Suite à cette annonce, Ian Balina n’hésite pas à prendre la parole. Il déclare dans un tweet que l’accusation de la SEC est sans fondement et se base sur des idées complètement fausses. Quoi qu’il en soit, ceci ne change pas grand-chose à l’ordonnance émise contre Sparkster.

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Eddy Senga

Le monde évolue et l'adaptation est la meilleure arme pour survivre dans cet univers ondoyant. Community manager crypto à la base, je m'intéresse à tout ce qui touche de près ou de loin à la blockchain et ses dérivés. Dans l'optique de partager mon expérience et de faire connaître un domaine qui me passionne, rien de mieux que de rédiger des articles informatifs et décontractés à la fois.

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