Les prédictions à 3 ans de BlackRock plaident en faveur du bitcoin (BTC)

sam 14 Mai 2022 ▪ 16h00 ▪ 7 min de lecture - par Nicolas Teterel

BlackRock s’est demandé quels seront les paramètres déterminants pour les marchés au cours des trois prochaines années. Sans surprise, toutes les routes mènent au bitcoin.

BlackRock prédit de l’inflation

Voici le tweet en question et sa traduction en français :

« L’invasion de l’Ukraine par la Russie semble devoir renforcer une réorganisation de l’économie mondiale, notamment une accélération de la fragmentation. Quelle sera la tendance la plus importante pour l’investissement au cours des trois prochaines années ? »

  • Fragmentation de la chaîne d’approvisionnement ?
  • Fragmentation des marchés de l’énergie ?
  • Déclin de la part du dollar dans les réserves de change ?
  • Géopolitique fragmentée ?

La fragmentation de la chaîne d’approvisionnement fait référence aux pénuries de certaines pièces essentielles qui obligent les usines à se mettre à l’arrêt. Il suffit qu’une seule pièce manque pour qu’une ligne de production s’arrête.

L’approvisionnement en énergie est tout aussi critique. Nous ne recevrons plus, par exemple, de pétrole ni de gaz russes si le ton continue de monter. Sans parler du reste, comme le nickel, qui est essentiel dans l’industrie et dont la Russie est le plus grand exportateur mondial.

De manière assez fascinante, l’UE compte toujours se passer de l’énergie russe alors que les conséquences sont connues d’avance. Ce qui, soit dit en passant, suggère qu’elles sont désirées pour provoquer un Great Reset hyper-inflationniste…

Il ne manquerait plus que l’Iran entre dans la danse en fermant le détroit d’Ormuz par où transite un tiers des exportations de pétrole mondiales… La hausse du prix du baril détruirait des pans entiers de l’économie.

Fermer un port provoque aussi une pagaille monumentale dans la logistique mondiale. La Chine en a d’ailleurs fait sa spécialité, sous prétexte de combattre la covid… Des centaines de bateaux patientent actuellement au large de Shanghai, ce qui exacerbe inéluctablement l’inflation.

Les cyberattaques peuvent aussi perturber la chaîne d’approvisionnement. Il suffit par exemple de hacker les commandes de bord d’un tanker pour le faire s’échouer dans le canal de suez…

À bien y regarder, toutes les problématiques énoncées par BlackRock sont liées.

La fragmentation du marché de l’énergie découlera de la guerre proxy que les États-Unis et son vassal européen mènent en Ukraine.

Le recul de l’utilisation du dollar en tant que monnaie de réserve internationale est pareillement la conséquence directe de cette nouvelle guerre froide avec la Russie, la Chine et l’Iran, entre autres.

Rappelons que soixante pour cent des réserves de change mondiales sont en dollar, dont 14 % (1000 milliards) sont détenus par la Chine. Autant d’argent qui sera gelé en cas d’invasion de Taïwan…

La Chine imitera alors très probablement la Russie en refusant le dollar qui s’écroulera sous le poids de la balance commerciale chroniquement déficitaire des États-Unis. Les Américains seront obligés de payer plus cher pour les produits chinois et nous en revenons de nouveau à l’inflation, qui est la variable d’ajustement ultime.

L’Europe ne sera pas épargnée. Dix acheteurs de gaz européens supplémentaires ont récemment ouvert des comptes chez Gazprombank, doublant ainsi le nombre total de compagnies prêtes à payer en roubles pour le gaz russe. Résultat, l’euro est au plus bas depuis 2020 face au rouble, et depuis 20 ans face au dollar US.

Il est en effet impossible de trouver l’équivalent de la production d’énergie russe autre part. Aucun pays ne peut remplacer le gaz russe, et encore moins son pétrole. Pourquoi ? Pour la bonne et simple raison que nous avons franchi le pic de pétrole conventionnel en 2007.

C’est d’ailleurs précisément cette raréfaction énergétique qui avait déclenché la crise des subprimes (baril de pétrole à 150 $ à l’époque) en 2008. Le monde a pu se sortir de l’ornière grâce au pétrole de Schiste Américain, mais il semblerait bien qu’un pic a déjà eu lieu en 2019.

world crude oil production per capita
Production mondiale de pétrole par habitant (en barils par personne et par an)
World crude oil production
Production mondiale de pétrole (en millions de barils par jour)

En d’autres termes, le pétrole russe retiré du marché ne se trouvera nulle part ailleurs. D’où les vives tensions sur les prix, puisque le pétrole soutient toute notre civilisation. In fine, les pays dépourvus d’énergie entreront en décroissance et ne pourront pas rembourser leurs dettes faramineuses.

Les événements actuels ne sont pas fortuits. Ils ne sont que la suite logique du déclin productif de l’occident, du rattrapage technologique de la Chine et, surtout, du pic pétrolier. Les milliards que la BCE imprime tous les mois sont le symptôme de la fin de l’énergie abondante et bon marché.

Les arbres ne montent pas au ciel. Tôt ou tard, tout revient à l’équilibre. L’inflation et la dépréciation de l’euro sont ce mécanisme d’équilibrage. L’inflation restera élevée, quoi que fasse la BCE. La hausse des taux ne fera pas soudainement jaillir du pétrole en France…

Relever le loyer de l’argent sur un niveau à même de neutraliser l’inflation contracterait le crédit si fortement que des millions de personnes perdront leur travail. C’est une autre variable d’ajustement pour revenir à l’équilibre des balances commerciales.

Cette récession fera chuter la bourse, les titres de dette et l’immobilier. Regardez les valeurs du Nasdaq :

  • Netflix -72 % = pire année jamais enregistrée
  • Facebook -44 % = pire année jamais enregistrée
  • Amazon -37 % = pire année depuis la crise des subprimes (2008)
  • Tesla -30 % = pire année jamais enregistrée
  • Microsoft -22 % = pire année depuis la crise des subprimes
  • Google -21 % = pire année depuis la crise des subprimes
  • Apple -17 % = pire année depuis la crise des subprimes
  • Nasdaq : -28 %

L’inflation, voilà ce dont BlackRock parle en filigrane dans son tweet. Une récession immense est en gestation. Il n’y a nulle part où mettre son épargne. Enfin si, il y a le bitcoin, l’actif le plus liquide et le plus rare qui remplacera le dollar en tant que monnaie de réserve internationale apatride.

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Nicolas Teterel

Journaliste rapportant sur la révolution Bitcoin. Mes papiers traitent du bitcoin à travers les prismes géopolitiques, économiques et libertaires.

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.

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