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Le bitcoin (BTC) pour débloquer de l’énergie renouvelable pour un milliard de personnes ?

jeu 26 Mai 2022 ▪ 15h30 ▪ 9 min de lecture - par Grégoire Morat

Comment le bitcoin (BTC) peut débloquer de l’énergie renouvelable pour un milliard de personnes ? Est-ce que vous connaissez l’ETM ? Acronyme pour énergie thermique des mers ou encore OTEC (Ocean thermal energy conversion). Si vous n’en avez jamais entendu parler, sachez que c’est à l’origine une technologie de science-fiction française vieille depuis plus de 150 ans. Et cette technologie pourrait permettre au bitcoin de devenir une énergie renouvelable qui pourrait alimenter plus d’un milliard de personnes sur terre. Comment, me diriez-vous. C’est ce que vous allez découvrir dans cet article.

Qu’est-ce que l’OTEC ?

L’OTEC, en anglais, signifie énergie thermique des mers (ETM) ou bien encore énergie maréthermique. Celle-ci est produite en exploitant la différence de température entre les eaux superficielles et les eaux profondes des océans. L’Union européenne utilise encore un autre terme : énergie hydrothermique pour désigner l’énergie emmagasinée sous forme de chaleur dans les eaux de surface. En raison de la surface qu’ils occupent, les mers et les océans de la Terre se comportent comme un gigantesque capteur pour le rayonnement solaire. Bien qu’une partie de cette énergie soit dissipée (courants, houle, frottements, etc.), une grande partie réchauffe les couches supérieures de l’océan.

Comment ça marche ?

C’est ainsi qu’à la surface, grâce à l’énergie solaire, la température de l’eau est élevée. Elle peut dépasser les 25 °C en zone intertropicale. Et, en profondeur, privée du rayonnement solaire, l’eau est froide. Elle est aux alentours de 2 à 4 °C, sauf dans les mers fermées, comme la Méditerranée, dont le plancher ne peut être « tapissé » par les « bouffées » d’eaux froides polaires qui « plongent », au nord et au sud de l’océan Atlantique, avec un débit total moyen de 25 millions de mètres cubes par seconde. De plus, les couches froides ne se mélangent pas aux couches chaudes. En effet, la densité volumique de l’eau s’accroît lorsque la température diminue. Cela empêche les eaux profondes de se mélanger et de se réchauffer. Cette différence de température peut être exploitée par une machine thermique. Cette dernière ayant besoin d’une source froide et d’une source chaude pour produire de l’énergie, utilise respectivement l’eau venant des profondeurs et l’eau de surface comme sources.

Une petite histoire de l’OTEC, l’énergie thermique des mers

Le premier inventeur de l’OTEC n’est autre que Jules Verne, dans son fameux roman 20 mille lieux sous les mers. L’auteur de génie avait en effet de nombreuses fois inventé des technologies pour ses romans d’aventures. Et ces mêmes technologies se sont retrouvées plusieurs siècles plus tard entre les mains de scientifiques. Dès 1869, Jules Verne faisait référence aux « eaux de surface et les eaux profondes des océans pour produire de l’électricité » lorsque le héros Pierre Aronnax, constate que le Nautilus du capitaine Nemo, fonctionne à l’électricité sans machineries pour alimenter celle-ci. C’est en 1881 que le physicien français Arsène d’Arsonval conceptualise pour la première fois cette idée. L’OTEC était née.

« Il est un agent puissant, obéissant, rapide, facile, qui se plie à tous les usages et qui règne en maître à mon bord. Tout se fait par lui. Il m’éclaire, il m’échauffe, il est l’âme de mes appareils mécaniques. Cet agent, c’est l’électricité » Jules Verne.

Les différentes tentatives de l’OTEC…

Il faut attendre la fin des années 1920, où pour répondre aux besoins croissants de l’industrie en énergie primaire, l’ingénieur français Georges Claude, fondateur de l’entreprise Air liquide, propose de construire une usine utilisant l’énergie hydrothermique pour la production d’électricité. C’est en 1928, à Ougrée en Belgique, que George Claude en valide le principe en produisant de l’électricité avec une machine thermique de 60 kW alimentée avec de l’eau chaude à 33 °C puisée dans le circuit de refroidissement d’un haut fourneau et de l’eau « froide » à 12 °C pompée dans la Meuse. Puis d’autres tentatives verront le jour, avec un essor dû à la crise pétrolière de 1973 et qui est marqué par la construction du NELH, le Natural Energy Laboratory of Hawaï. Et en 1975 à Hawaï, un premier essai du projet E.T.M. sous le nom de « Mini-Otec » voit le jour. Il s’ensuit en 1979, un financement d’un nouveau projet baptisé « Otec-1 », qui en 1981 utilise un échangeur eau-ammoniac. Les pays qui ont poussé la recherche jusqu’au bout sont surtout le Japon et les Etats-Unis.

Qu’est-ce que le mining de bitcoin (BTC) ?

Dans sa forme la plus abstraite, le fait de miner une cryptomonnaie consiste à fournir un service au réseau de ladite monnaie en échange d’une récompense pécuniaire. Dans le cas le plus simple, le service rendu consiste à vérifier la validité d’un ensemble de transactions. Chaque fois qu’un ensemble de transactions est validé, il constitue un bloc. Si ce bloc remplit certains critères spécifiques à la chaîne de blocs de la cryptomonnaie, il est alors ajouté au sommet de la chaîne et le « mineur » qui a constitué ce bloc est récompensé pour son travail.

Le minage de bitcoin, une activité qui consomme… beaucoup d’énergie

Le minage est par ailleurs une activité très énergivore. Parfois, cette énergie est récupérée. C’est le cas de la ville de North Vancouver au Canada qui se chauffera grâce à des collectifs de mineurs. D’autres utilisent de l’énergie propre pour diminuer la consommation d’électricité du minage. On estime que la consommation électrique de l’ensemble des cryptomonnaies serait le double de celle de bitcoin (BTC), soit 142 TWh/an au 1er juillet 2018. Le BTC à lui tout seul consommerait autant qu’un pays comme la Finlande. Cependant de plus en plus de l’électricité utilisée provient d’énergie renouvelable.

Le bitcoin, la solution pour l’OTEC !

Le problème de l’OTEC, c’est qu’il n’est pas rentable… Sur l’île de Kailua dans l’état de Hawaii, la centrale produit une électricité trop chère pour les acheteurs potentiels… Sauf… Pour les mineurs de bitcoin (BTC). En effet, comme on l’a vu précédemment, l’OTEC utilise l’eau froide des océans pour créer l’énergie électrique. Or, le mining est une activité qui dégage énormément de chaleur. Grâce à l’eau froide des profondeurs, l’installation de collectifs de mineurs serait beaucoup plus rentable. On vous explique : Pour les mineurs de BTC, c’est une aubaine. Et pour l’OTEC ce serait un projet viable. En effet, l’eau froide pourrait servir de liquide de refroidissement. L’énergie alors produite pourrait être utilisée par les mineurs de BTC.

Le projet Bitcoin et OTEC de Blockchain Solutions Hawaii

Ce projet, il est porté par Nathanial Harmon, océanographe et fondateur et PDG de Blockchain Solutions Hawaii. Pour l’archipel d’Hawaii, les énergies renouvelables conventionnelles ne seront pas suffisantes à terme. C’est pour cela que Nathanial Harmon a décidé de fusionner le mining de bitcoin et la technologie OTEC. C’est d’autant plus intéressant que c’est sur l’île de Kailua que se trouve la première centrale OTEC. Cependant, ce projet n’est viable que dans les mers intratropicale en raison de la chaleur de l’eau en surface et de sa température froide dans les fonds marins. Mais si ce projet se réalisait partout dans le monde, c’est près de 1 milliard de personnes vivant dans ces régions qui pourraient voir le BTC devenir leur ressource en électricité !

En somme, c’est un potentiel gigantesque qui pourrait être exploité. L’énergie des mers ! Le rêve de Jules Verne. Et tout cela rendu possible grâce au bitcoin (BTC). Cette idée, même si elle n’est pour l’instant qu’à un stade embryonnaire, revêt tout de même des caractéristiques intéressantes et attractives. Une technologie du futur, qui trouvera peut-être son heure de gloire.

Source : Bitcoin Magazine

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Grégoire Morat

Étudiant passionné par l’entrepreneuriat et fasciné par les technologies derrières les cryptos ! Eh oui, je suis persuadé que les deux sont intimement liés : la blockchain et les NFT sont en train de révolutionner de nombreux secteurs et présentent des opportunités inédites.

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