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Un milliard de morts à cause de l’IA ? L’alerte de Bill Gates

14h10 ▪ 5 min de lecture ▪ par Luc Jose A.
S'informer ▪ Intelligence Artificielle
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Bill Gates pense que l’intelligence artificielle détient maintenant une puissance suffisante pour déclencher des événements susceptibles d’entraîner jusqu’à un milliard de morts. En effet, dans un extrait d’un interview accordé à l’émission américaine « Meet the Press », le cofondateur de Microsoft invoque essentiellement le danger que pourrait représenter l’usage des modèles les plus avancés par des acteurs malveillants. Il demande une intervention rapide des pouvoirs publics, car il estime que l’autorégulation des sociétés technologiques insuffisante.

Bill Gates occupe le premier plan, visage grave et inquiet, devant une gigantesque salle de contrôle futuriste. Il vient d’abaisser un énorme levier d’alarme orange. Derrière lui, un écran mécanique monumental affiche uniquement 1000000000, accompagné d’un pictogramme abstrait de danger, sans texte. Dans la profondeur apparaît une immense tête d’IA robotique, encore partiellement plongée dans l’ombre. Ses circuits commencent à s’illuminer tandis qu’une gigantesque main mécanique s’étend au-dessus d’une ville remplie de milliers de silhouettes humaines. Bill Gates tend l’autre main vers la foule comme pour avertir ou stopper le mécanisme.

En bref

  • Bill Gates estime que l’IA peut provoquer des catastrophes majeures si elle est utilisée à des fins malveillantes.
  • Il évoque un scénario extrême pouvant entraîner jusqu’à un milliard de morts.
  • Il juge l’autorégulation des entreprises technologiques insuffisante.
  • Il appelle les gouvernements à imposer des règles de sécurité et des contrôles extérieurs.
  • Il estime que les États restent mal préparés aux risques liés aux modèles les plus avancés.

Bill Gates réclame des garde-fous imposés par la loi

Questionné sur la possibilité que l’IA soit une menace pour l’existence même de l’humanité, Bill Gates n’a pas indiqué qu’une catastrophe était inévitable. Il a plutôt mis en avant un scénario extrême que cette technologie rendrait possible si elle était détournée à des fins destructrices.

Il a précisé dans l’extrait diffusé le 25 septembre par NBC News :

L’IA est certainement assez puissante pour déclencher des événements causant un milliard de morts.

Dès lors, il a aussi souligné que l’humanité n’avait jamais connu d’arme aussi dangereuse que la combinaison entre des individus mal intentionnés et les outils d’IA les plus avancés.

Son intervention fait ressortir quatre messages principaux :

  • Le milliard de morts correspond à un scénario potentiel, pas à une prévision chiffrée ;
  • La principale menace évoquée repose sur l’utilisation malveillante de l’IA ;
  • Les entreprises ne peuvent pas définir seules les règles encadrant leurs modèles ;
  • Les gouvernements doivent organiser la surveillance et l’application des mesures de sécurité.

« Personne ne pense que l’autorégulation soit suffisante », a ajouté Bill Gates. Selon lui, les responsables politiques et les forces de l’ordre doivent participer à la définition des dispositifs de contrôle, de suivi et de prévention applicables aux systèmes les plus puissants.

L’entretien complet doit être diffusé dimanche 27 septembre. Les déclarations disponibles ne précisent pas le mécanisme exact susceptible d’entraîner un bilan aussi lourd. Elles renvoient toutefois aux risques régulièrement associés aux cyberattaques, aux armes biologiques et aux systèmes autonomes échappant au contrôle de leurs opérateurs.

Des gouvernements jugés insuffisamment préparés

Cette déclaration prolonge un durcissement récent du discours de Bill Gates. Le 15 septembre, il affirmait déjà qu’aucun gouvernement n’était suffisamment préparé aux transformations que l’intelligence artificielle imposera à la société. Ses préoccupations portent aussi sur les suppressions d’emplois, les attaques informatiques et la dépendance aux compagnons virtuels.

L’ancien dirigeant de Microsoft ne demande cependant pas l’arrêt complet du développement de l’IA. Il souhaite plutôt que les modèles les plus avancés soient soumis à des obligations de sécurité, à des contrôles extérieurs et à des mécanismes permettant d’identifier rapidement les usages dangereux.

Cette position rejoint partiellement celle de Dario Amodei. Le dirigeant d’Anthropic a appelé les laboratoires à ralentir volontairement certains développements et à établir des normes communes. Pour Gates, une coordination entre entreprises resterait néanmoins insuffisante sans intervention législative.

L’élaboration d’un cadre commun se heurte à de nombreux obstacles, selon des donnée on-chain. Les États-Unis et la Chine considère l’IA comme un enjeu économique et stratégique. Cette vision incite chaque pays à privilégier la vitesse d’innovation. Une régulation internationale pourrait supposer aussi un accord sr les modèles concernés, les tests obligatoires et la responsabilité des sociétés en cas d’incident.

L’IA reste aussi un outil de santé et de développement

En dépit de son avertissement, Bill Gates continue de mettre en valeur les utilisations bénéfiques de l’intelligence artificielle. Il pense que cette technologie améliorerait les soins, l’éducation et l’agriculture, principalement dans les régions ou les spécialistes et les infrastructures demeurent insuffisants.

Ainsi, la Gates Foundation projette d’investir au moins un milliard de dollars sur deux années en vue d’élargir l’accès à des solutions d’IA dans ces domaines. Elle travaille aussi avec des sociétés comme Anthropic, Google et OpenAI pour une meilleure représentation des langues peu présentes dans les données d’entraînement.

Cette stratégie illustre le double message de Bill Gates. L’IA pourrait devenir un puissant instrument de réduction des inégalités, mais aussi aggraver les risques existants si son développement reste sans contrôle. Le débat ne porte donc plus seulement sur les capacités des futurs modèles. Il concerne désormais les règles à instaurer avant que leur puissance ne dépasse celle des dispositifs chargés de les surveiller.

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Luc Jose A. avatar
Luc Jose A.

Diplômé de Sciences Po Toulouse et titulaire d'une certification consultant blockchain délivrée par Alyra, j'ai rejoint l'aventure Cointribune en 2019. Convaincu du potentiel de la blockchain pour transformer de nombreux secteurs de l'économie, j'ai pris l'engagement de sensibiliser et d'informer le grand public sur cet écosystème en constante évolution. Mon objectif est de permettre à chacun de mieux comprendre la blockchain et de saisir les opportunités qu'elle offre. Je m'efforce chaque jour de fournir une analyse objective de l'actualité, de décrypter les tendances du marché, de relayer les dernières innovations technologiques et de mettre en perspective les enjeux économiques et sociétaux de cette révolution en marche.

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