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CBDC - 50 députés républicains s'insurgent

dim 17 Sep 2023 ▪ 7 min de lecture ▪ par Nicolas T.
Paiement

Cinquante députés américains proposent une loi pour tuer dans l’œuf le projet orwellien de la CBDC.

CBDC republican

Qu’est-ce qu’une CBDC ?

La CBDC (Central Bank Digital Currency) est une monnaie numérique de banque centrale. Elle est pour l’instant surtout présentée comme une simple version numérique des billets de banque.

Quasiment toutes des banques centrales y travaillent. Des prototypes sont déjà en circulation dans plusieurs villes chinoises, russes, indiennes, africaines, thaïlandaises, turques, ukrainiennes, japonaises, saoudiennes, tunisiennes, suédoises, australiennes, coréennes (21 pays au total).

Le Nigeria est le seul grand pays ayant officiellement lancé une CBDC. Le gouverneur Emefiele a été clair : « L’objectif est que l’économie nigériane fonctionne à 100 % sans cash ».

Sauf qu’il a fallu 25 jours pour que 500 000 soit wallets soient téléchargés et 206 jours de plus pour atteindre 700 000. Pire, d’après le Fonds monétaire international, 98,5 % des wallets téléchargés ne sont pas utilisés.

Face à cet échec patent, le gouvernement a tenté de forcer la main aux 200 millions de nigérians en orchestrant une pénurie de cash. Mais malgré cette entourloupette, l’adoption de l’eNaira atteint seulement 6 % de la population.

Un maigre résultat au prix d’émeutes qui ont éclaté partout dans le pays et d’une adoption accélérée du bitcoin. Le Nigeria fait partie du top 3 mondial (avec l’Inde et la Thaïlande) du classement « 2023 Global Crypto Adoption Index » de Chainalysis.

Une CBDC pour quoi faire ?

Le but inavoué en occident est de mettre fin au cash. Le projet de la BCE s’appelle d’ailleurs « cash+ ».

Il s’agit in fine d’obtenir un contrôle absolu sur la façon dont nous dépensons notre argent. Le pays fer de lance en la matière est la Chine, nation de l’ingénierie sociale par excellence avec son projet phare : le « Social Credit ».

Difficile à croire, mais le PCC analyse les données privées (historiques d’achat et de navigation internet, casiers judiciaires, bulletins de notes des étudiants, etc) en vue de faire grimper les citoyens modèles dans la hiérarchie sociale et raboter les libertés des autres.

Un crédit social élevé permet par exemple d’attendre moins longtemps pour se faire soigner, d’obtenir une promotion plus rapidement, de payer moins cher les transports en commun ou encore d’augmenter sa capacité d’emprunt.

À l’inverse, les parias se voient interdits de voyager en avion ou TGV, d’accéder à certaines écoles, d’emprunter des sommes importantes ou d’obtenir des aides sociales, etc.

Bien entendu, les données biométriques font également partie de ce cocktail dystopique. Notamment la reconnaissance faciale, ce qui n’est pas sans rappeler le shitcoin Worldcoin et son scan de l’iris…

Monnaie programmable (conditionnée)

Tel est le grand dessein : rationner les uns et les autres en fonction de leurs façons de vivre. Les banquiers centraux nieront selon la bonne vieille technique du salami. Mais plus personne n’est dupe.

Voici une récente déclaration du gouvernement britannique, forcé de s’expliquer suite à une pétition :

« Le gouvernement n’a pas l’intention de programmer une CBDC ou de restreindre la manière dont l’argent est dépensé. […] Si les utilisateurs finaux demandent des fonctions de programmabilité, celles-ci seront conçues par les wallets du secteur privé [les banques privées] et les utilisateurs auront la possibilité de les utiliser s’ils le souhaitent. »

Même son de cloche du côté de Christine Lagarde. La présidente de la BCE a tenté de se dédouaner en déclarant que « ceux qui peuvent programmer la CBDC sont les intermédiaires, c’est-à-dire les banques privées.

« C’est leur métier. Elles savent comment le faire. Mais si nous devons dire qu’un euro est un euro, cash ou numérique, alors pour nous, il ne peut pas être programmable. Il peut être associé à une conditionnalité, ce qui est différent, mais il ne peut pas être programmable ».

En somme, les banque centrales voudraient que les banques privées fassent le sale boulot. C’est déjà le cas via les limites de retrait hebdomadaires. Et ensuite ? Un rationnement pour limiter l’inflation et les émissions de CO2 dans l’atmosphère ?

Ce totalitarisme ne doit jamais voir le jour. La sobriété nécessaire face aux limites physiques de la croissance doit venir des industriels, et non pas être imposée par un système de surveillance orwellien humiliant.

Les États-Unis vent debout contre la CBDC

Cinquante législateurs américains ont réintroduit une proposition de loi anti-CBDC (Anti-Surveillance State Act) pour s’assurer que l’argent ne devienne pas un outil de contrôle.

Le républicain Tom Emmer a déclaré ce mercredi que le « président Biden est prêt à compromettre le droit du peuple américain à la confidentialité financière pour une CBDC. […] En fin de compte, une CBDC n’est rien de plus qu’un outil de surveillance communiste pouvant forcer les Américains à changer leur mode de vie ».

Ron DeSantis, gouverneur de Floride en lice pour l’investiture présidentielle républicaine, a publiquement critiqué les CBDC. Son adversaire Vivek Ramaswamy a lui comparé les CBDC au système de crédit social chinois :

« Les CBDC ne sont que le dernier cheval de Troie du Great Reset. Il conduit au crédit social et l’intégration au cœur de la monnaie de l’idéologie ESG. »

Le candidat démocrate R. Kennedy a lui déclaré que le « bitcoin est l’échappatoire à la CBDC ».

Le bitcoin a de nombreux atouts, et surtout celui d’être la seule monnaie disponible en quantité absolument finie. En cas de disparition du cash, il deviendra aussi le seul moyen de paiement anonyme et non conditionné.

Le bitcoin est notre première ligne de défense contre les divagations du World Economic Forum et ses acolytes du PCC.

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Nicolas T.

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