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Ethereum sous pression : Pourquoi certaines transactions y sont censurées ?

jeu 07 Déc 2023 ▪ 4 min de lecture ▪ par Mikaia A.
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Ethereum est-il devenu de plus en plus centralisé ? La communauté crypto s’alarme. En effet, la censure commence à gagner du terrain dans cette blockchain très populaire. En ce moment, 4/5 des plus gros « constructeurs de blocs » sur le réseau filtrent les transactions sanctionnées par le gouvernement américain. Tour d’horizon !

Icône de marionnette, logos d'Ethereum et du département du Trésor américain, mentions "censure" et "OFAC"

Un Ethereum de plus en plus centralisé

Vitalik Buterin a fait l’objet d’un lynchage public dernièrement alors qu’il présentait la nouvelle roadmap d’Ethereum. Pourquoi s’attaquer de la sorte à une icône du Web3 ? En fait, il a parlé d’un éventuel recours à l’approche d’UTxO (Unspent Transaction Output) pour réviser le staking d’ETH. Tellement la blokchain qu’il a cofondée manque de décentralisation qu’il faudra emprunter des concepts plus innovants et décentralisés à d’autres projets.

« Plus de 72 % des créateurs de blocs d’Ethereum ‘censurent’ les transactions sanctionnées par l’OFAC, le gouvernement américain, selon les données qui soulignent que les blockchains ‘crédiblement neutres’ sont devenues plus centralisées à la suite du MEV. »

Dans un long exposé axé sur « le problème de ‘censure’ d’Ethereum », CoinDesk a mis en exergue la déception de certains chercheurs et utilisateurs de la deuxième plus grande blockchain au monde. La raison : la censure commence à gagner du terrain dans ce réseau.

Selon les résultats d’une étude menée par Toni Wahrstätter, chercheur à la Fondation Ethereum, 72 % des blocs de donnes affichés sur MEV-Boost font actuellement l’objet de censure. Pour rappel, le MEV-Boost est le logiciel intermédiaire alimentant les validateurs écrivant les blocs sur le réseau Ethereum.

72 %, c’est vraiment troublant vu que les constructeurs de blocs sur Ethereum ne filtraient que 25 % des transactions en novembre 2022.

Sur les 5 plus grands constructeurs de blocs d’Ethereum, seul « Titan Builder » désapprouve cette pratique. Martin Köppelmann, fondateur de Gnosis Chain, a tiré la sonnette d’alarme en affirmant que :

« Si Titan commençait à censurer demain, Ethereum serait censuré à plus de 90 %. Nous ne sommes donc qu’à un seul constructeur d’une censure assez forte sur Ethereum ».

L’OFAC en action

L’office of Foreign Assets Control (OFAC) serait à l’origine de tout ce raffut. En effet, en s’attaquant à Tornado Cash, procès à l’appui, cette branche du département du Trésor américain a en quelque sorte mis la pression sur les constructeurs de blocs d’Ethereum. Notons ce fait très important : Tornado Cash est un programme de « mixage privé » basé sur Ethereum et qui autorise des transactions sans traces.

Après que l’OFAC ait décidé de boucher le tunnel par lequel transitent les cryptos volés par le Lazarus Group de la Corée du Nord, les fonds alimentant les organisations terroristes comme le Hamas ou les pays sanctionnés par les États-Unis comme l’Iran et la Russie. En ajoutant le code informatique de Tornado basé sur Ethereum à sa liste noire, le régulateur américain aurait atteint ses objectifs escomptés.

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Mikaia A.

La révolution blockchain et crypto est en marche ! Et le jour où les impacts se feront ressentir sur l’économie la plus vulnérable de ce Monde, contre toute espérance, je dirai que j’y étais pour quelque chose

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