Jay Clayton, ex-patron de la SEC, nommé tsar de l'IA par Trump
Donald Trump confie une nouvelle mission à Jay Clayton. Déjà directeur du renseignement national américain, il devient le nouveau « tsar » de l’IA de la Maison-Blanche et prendra la tête d’une Super Intelligence Force chargée de coordonner la politique fédérale. Clayton aura notamment 120 jours pour présenter un rapport sur les risques, les opportunités et le rôle du gouvernement face à l’intelligence artificielle.

En bref
- Jay Clayton devient le nouveau responsable de l’IA auprès de Donald Trump.
- Il conserve parallèlement son poste de directeur du renseignement national.
- La Super Intelligence Force doit remettre ses conclusions sous 120 jours.
L’IA passe sous la supervision de Jay Clayton
La nomination était attendue depuis plusieurs jours. Donald Trump avait annoncé en septembre son intention de créer une nouvelle force dédiée à l’intelligence artificielle et de choisir un responsable pour la diriger. Cointribune avait alors détaillé la création de cette force nationale consacrée à l’IA.
Le nom est désormais connu. Jay Clayton devient le deuxième « tsar » de l’IA du second mandat de Trump. Il succède dans cette fonction à David Sacks, qui continue néanmoins de conseiller le président depuis l’extérieur de l’administration.
Clayton ne quitte pas pour autant le renseignement. Ancien président de la SEC puis procureur fédéral à Manhattan, il a pris la direction du renseignement national le 3 août. À ce poste, il supervise 18 agences américaines et conseille directement le président sur les questions de renseignement.
Son nouveau rôle rapproche donc encore davantage IA et sécurité nationale. La Super Intelligence Force réunira plusieurs hauts responsables fédéraux. Andrew Ferguson, président de la FTC, Emil Michael, directeur technologique du Pentagone, et Scott Kupor, directeur de l’Office of Personnel Management, figurent notamment parmi les responsables annoncés.
Trump veut désormais parler de « super intelligence »
Le changement ne concerne pas seulement les personnes. Le 29 septembre, Trump a signé un décret demandant à l’exécutif fédéral d’utiliser l’expression « Super Intelligence » à la place de « Artificial Intelligence » dans ses communications et documents non législatifs.
La Maison-Blanche considère que le terme IA ne reflète plus suffisamment les capacités des systèmes les plus avancés. Le décret ne crée toutefois pas une nouvelle catégorie technologique complètement différente. Il reprend pour l’instant la définition juridique existante de l’intelligence artificielle. L’administration doit travailler sur une éventuelle nouvelle définition fédérale dans les mois à venir.
Cette décision intervient alors que Washington cherche depuis plusieurs mois à définir sa ligne face à l’accélération de l’IA. En mai, Trump avait repoussé un décret sur l’intelligence artificielle après avoir estimé que certaines dispositions risquaient de réduire l’avantage technologique américain.
La compétition avec la Chine reste très présente. Washington veut conserver son avance sur les modèles avancés, les puces et les infrastructures tout en répondant aux inquiétudes grandissantes sur la sécurité. La ligne retenue jusqu’ici privilégie surtout des engagements volontaires des entreprises plutôt qu’une réglementation fédérale très contraignante.
120 jours pour fixer les priorités américaines
La Super Intelligence Force devra maintenant transformer cette orientation en propositions plus précises. Jay Clayton et son équipe disposent de 120 jours pour préparer un rapport qui doit identifier les opportunités liées à l’IA, ses principaux risques et les domaines dans lesquels le gouvernement fédéral devrait intervenir.
La force doit aussi rencontrer plusieurs catégories d’acteurs : entreprises, consommateurs, organisations religieuses, chercheurs et autres représentants de la société civile.
La sécurité sera difficile à éviter. Des chercheurs et responsables politiques américains alertent régulièrement sur les risques liés aux modèles autonomes, à la cybersécurité ou encore à l’utilisation militaire de l’IA. Deux sénateurs américains avaient déjà proposé cette année de renforcer la protection des technologies d’IA sensibles. Trump adopte cependant une approche différente de ceux qui réclament un ralentissement du développement. Son administration estime qu’une réglementation trop lourde pourrait favoriser la Chine et ralentir les entreprises américaines.
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Fasciné par le bitcoin depuis 2017, Evariste n'a cessé de se documenter sur le sujet. Si son premier intérêt s'est porté sur le trading, il essaie désormais activement d’appréhender toutes les avancées centrées sur les cryptomonnaies. En tant que rédacteur, il aspire à fournir en permanence un travail de haute qualité qui reflète l'état du secteur dans son ensemble.
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