L’Iran ferme Ormuz, 20 % du pétrole mondial immédiatement menacé
Ce samedi 28 février 2026 marque un tournant majeur dans l’escalade au Moyen-Orient. Après des frappes aériennes américano-israéliennes contre le régime iranien et de ses capacités militaires, Téhéran a riposté en bloquant de facto le détroit d’Ormuz. Sur les ondes maritimes VHF, les Gardiens de la Révolution diffusent un message clair : « Aucun navire n’est autorisé à passer. » Les grandes compagnies pétrolières suspendent déjà leurs expéditions. Le baril de Brent va-t-il franchir le cap symbolique des 100 dollars ?

En bref
- L’Iran avertit par radio que le passage du détroit d’Ormuz est interdit.
- 20 à 21 millions de barils de pétrole transitent chaque jour par ce goulet, soit 20 % de la consommation mondiale.
- Les compagnies pétrolières suspendent leurs chargements par mesure de sécurité.
- Les marchés anticipent une flambée des cours du Brent dès l’ouverture lundi.
L’Iran ferme le détroit d’Ormuz
Samedi matin, les États-Unis et Israël lancent l’opération « Epic Fury ». Des frappes ciblent Téhéran, Ispahan et plusieurs installations stratégiques. Depuis la Floride, Donald Trump appelle le peuple iranien à « reprendre le pouvoir ».
Le choix du calendrier n’a rien d’anodin : en frappant un samedi, Washington évite une réaction immédiate de Wall Street. Les marchés sont fermés. Le choc est contenu, au moins temporairement.
La riposte iranienne n’a pas tarder. Des missiles visent Israël et des bases américaines au Bahreïn, au Qatar et aux Émirats arabes unis. Cependant, le signal le plus puissant vient de la mer.
Sur le canal VHF 16, les autorités iraniennes annoncent l’interdiction de passage dans le détroit d’Ormuz. L’agence maritime britannique UKMTO et la mission navale européenne confirment les alertes.
Aucun décret officiel n’a encore été publié. Pourtant, l’effet est immédiat. Les tankers ralentissent, certains restent à quai. Plusieurs maisons de négoce et compagnies pétrolières stoppent leurs opérations par mesure de sécurité. Ce corridor maritime de seulement 33 kilomètres à son point le plus étroit devient une zone de tension extrême.
L’Iran a déjà menacé de fermer Ormuz par le passé. Durant la guerre Iran-Irak dans les années 1980, les attaques contre les tankers avaient fait bondir les prix du brut de plus de 50 %. En 2019, des sabotages avaient déjà tendu les marchés. Mais jamais la menace n’avait été aussi directe dans un contexte d’affrontement frontal avec Washington.
Le pétrole au centre de la tempête économique
Pourquoi ce détroit compte-t-il autant ? Il concentre les exportations de l’Arabie saoudite, de l’Irak, des Émirats et du Koweït. Sans lui, plus de 20 % du pétrole mondial reste coincé. Les seuls oléoducs de contournement disponibles, saoudiens et émiratis, plafonnent à 2,6 millions de barils par jour. Une capacité ridiculement insuffisante face aux 20 millions qui circulent normalement dans le détroit.
Vendredi soir, le Brent avait déjà clôturé à 72,87 dollars, en hausse de près de 3 % sur la seule journée et de 8 % sur le mois, porté par les premières craintes d’attaque. Lundi, les traders s’attendent à un gap haussier de 5 à 10 dollars au minimum.
Les scénarios les plus sombres, évoqués par Barclays et Rystad Energy, parlent de 100 dollars si le chaos dure plusieurs jours, certains experts allant même jusqu’à évoquer 150 dollars en cas d’escalade prolongée.
Pour les États-Unis, l’impact sera direct et douloureux. Les prix à la pompe pourraient grimper de 20 à 30 cents le gallon en quelques semaines. L’inflation, déjà sensible, repartirait à la hausse, plaçant la Fed dans une position impossible : combattre la hausse des prix ou soutenir une économie fragilisée par le choc.
À l’inverse, les géants de l’énergie comme Exxon ou Chevron pourraient enregistrer des records de profits… mais à quel coût ?
En somme, ce samedi 28 février 2026 restera une date charnière. Trump a déclenché une guerre en choisissant soigneusement son week-end, mais lundi matin, les marchés ouvriront et présenteront la facture. Le vrai test ne se jouera pas dans le ciel du Golfe, mais sur les écrans de Wall Street et à la pompe de millions d’Américains.
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