L'or tombe sous les 4 000 dollars après une liquidation massive des métaux précieux
L’or repasse sous les 4 000 dollars, alors que les marchés subissent une vague de ventes qui touche plusieurs métaux précieux. Jeudi, les pertes se sont accélérées dans un contexte marqué par la hausse du pétrole et les craintes inflationnistes. Malgré le recul des rendements obligataires, les investisseurs n’ont pas privilégié cette valeur refuge. Cette baisse relance les interrogations sur la solidité de la tendance haussière et intervient alors que Peter Brandt interpelle directement Peter Schiff.

En bref
- L’or passe sous les 4 000 dollars après une forte vague de ventes sur les métaux précieux.
- Le métal jaune perd 2,8 % jeudi, tandis que l’argent chute de 5,8 %.
- Les craintes d’inflation et les anticipations de hausse des taux américains accentuent la pression.
- Peter Brandt avertit qu’une poursuite de la baisse pourrait effacer les gains de 2025.
- Les analystes surveillent le support des 3 924 à 3 942 dollars et la résistance des 4 198,93 dollars.
L’or passe sous les 4 000 dollars après deux séances difficiles
Vendredi matin, en Asie, l’or s’échangeait autour de 3 998,72 dollars, soit un recul quotidien de 0,63 %. Le métal précieux a également touché un creux proche de 3 986 dollars pendant la séance. Il évolue désormais à environ 22 % sous son record de 5 110,50 dollars, atteint le 26 janvier. Cette correction marque un changement important après les sommets enregistrés en début d’année.
La baisse s’est accélérée jeudi, lorsque les vendeurs ont également frappé l’argent et plusieurs autres matières premières. L’argent a perdu 5,8 %, tandis que le métal jaune a reculé de 2,8 %. Cette séance a effacé environ 810 milliards de dollars de valeur boursière pour l’or et plus de 190 milliards pour l’argent. Le platine a cédé 4 %, le palladium 3,7 % et le cuivre 2,8 %.
Vendredi matin, les estimations faisaient état de plus de 1 300 milliards de dollars de pertes cumulées sur deux jours pour les métaux concernés. L’argent a notamment atteint son niveau le plus bas depuis onze mois. Cette évolution montre que les ventes dépassent largement un seul segment du marché. Elle soulève aussi des questions sur les mécanismes qui ont déclenché cette vague de liquidation.
Le pétrole et les taux alimentent la pression sur l’or
La flambée du pétrole constitue l’un des principaux facteurs de tension. Les craintes d’un conflit avec l’Iran ont poussé le Brent à 112,92 dollars, après une progression d’environ 3,8 %. Cette hausse ravive les inquiétudes concernant l’inflation et complique les perspectives monétaires. Les investisseurs réévaluent donc les risques liés à une remontée durable des prix.
Dans ce contexte, les opérateurs sur les marchés à terme ont renforcé leurs anticipations de hausse des taux américains. Les données de CME FedWatch indiquaient une probabilité proche de 90 % d’un relèvement des taux par la Réserve fédérale en décembre. Cette perspective pèse sur l’or, qui ne génère aucun revenu régulier. Lorsque les taux augmentent, les placements rémunérés peuvent devenir plus attractifs pour certains investisseurs.
Parallèlement, les valeurs liées à l’intelligence artificielle ont fortement chuté. Le Nasdaq a enregistré sa pire séance depuis juin, tandis que le S&P 500 a connu sa journée la plus désastreuse depuis juillet. Habituellement, les tensions boursières peuvent favoriser les achats de valeurs refuges. Pourtant, cette fois, les investisseurs se sont davantage tournés vers les bons du Trésor.
Le rendement des obligations américaines à dix ans a diminué d’environ 17 points de base, pour atteindre 4,96 %. Les rendements corrigés de l’inflation ont également reculé, sans empêcher la chute du métal précieux. Certains analystes évoquent des ventes forcées pour expliquer cette réaction inhabituelle. Toutefois, ils soulignent que l’ampleur réelle des liquidations reste à confirmer.
Peter Brandt interpelle Peter Schiff sur la chute de l’or
La correction a également alimenté les échanges entre deux figures connues des marchés financiers. Le trader Peter Brandt a partagé un graphique des contrats à terme sur l’or, tout en précisant qu’il ne formulait aucune prévision. Il a néanmoins averti qu’une poursuite de la baisse pourrait effacer toute la progression enregistrée en 2025. Son commentaire visait directement Peter Schiff, défenseur de longue date du métal précieux.
Brandt a ensuite interpellé Schiff en soulignant qu’un tel scénario ne correspondrait pas à ses anticipations. Interrogé par un abonné sur le délai possible, le trader a évoqué une période de trois à cinq ans. Dans une autre réponse, il a estimé que la tendance haussière de cette matière première risquait fortement de s’essouffler. Ces propos restent des commentaires personnels et ne constituent pas une certitude sur l’évolution future des cours.
Quelques jours auparavant, Schiff présentait pourtant un prix de 4 145 dollars comme une occasion d’achat intéressante. Les investisseurs ayant suivi cette recommandation ont depuis enregistré une baisse d’environ 3,5 %. Ce décalage illustre les risques liés aux décisions prises sur la base d’anticipations de marché. Il montre également combien une correction rapide peut remettre en question une stratégie à court terme.
Bitcoin et niveaux techniques : les prochains repères du marché
Le bitcoin n’a pas davantage protégé les investisseurs contre les turbulences de jeudi. Son cours est passé sous les 81 000 dollars, malgré plus d’un milliard de dollars d’entrées dans les ETF au comptant. Au moment des données communiquées, la cryptomonnaie reculait de 4,1 % sur la journée, contre 2,3 % pour l’or. Les deux actifs ont donc subi une pression vendeuse, malgré leurs différences de fonctionnement.
Sur l’ensemble de l’année, les performances restent relativement proches. Le métal précieux avait terminé 2025 autour de 4 354 dollars, tandis que le bitcoin clôturait cette période près de 87 498 dollars. À environ 4 000 dollars, le premier affiche une baisse annuelle proche de 8 % en 2026. À 81 000 dollars, le bitcoin recule d’environ 7,4 %, ce qui rapproche les résultats des deux actifs.
Les analystes techniques surveillent désormais plusieurs seuils avant la réunion de la Fed prévue les 27 et 28 octobre. Une résistance située à 4 198,93 dollars représente le premier niveau à reconquérir pour envisager la fin de la vague de ventes. En dessous des 4 000 dollars, une zone de soutien comprise entre 3 924 et 3 942 dollars retient leur attention. Si ce support cède, le prochain objectif baissier se situe autour de 3 754 dollars.
Les prochaines données sur l’inflation américaine et les décisions monétaires pourraient orienter les mouvements à venir. Une reprise au-dessus de la résistance signalerait un possible apaisement de la pression vendeuse, sans garantir un retournement durable. À l’inverse, une rupture du support exposerait les cours à une nouvelle baisse. Les marchés devront donc confirmer leur direction à travers les prochains niveaux techniques, tandis que les investisseurs surveilleront les choix de la Réserve fédérale.
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Journaliste et rédacteur web passionné par l’univers des cryptomonnaies et des technologies Web3. J’y traite les dernières tendances et actualités afin de proposer un contenu de haute qualité à un large public du secteur.
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