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Une députée allemande oppose le Bitcoin à la CBDC

ven 10 Nov 2023 ▪ 4 min de lecture ▪ par Nicolas T.
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La députée allemande Joana Cotar a vilipendé le projet de CBDC tout en faisant la part belle au Bitcoin.

Bitcoin bundestag CBDC Joana cotar

Bitcoin au Bundestag

L’ancienne députée de l’Afd s’est exprimée au Bundestag habillée d’un t-shirt estampillé du logo Bitcoin. Mme Cotar a fustigé le projet d’euro numérique (CBDC), n’hésitant pas à déclarer que « ceux qui veulent une monnaie solide (« sound money ») ont du bitcoin ».

Pour elle, la CBDC servira in fine à surveiller tous nos faits et gestes en vue de trier les bons des mauvais citoyens via un crédit social à la chinoise :

« Personne n’a besoin de l’euro numérique, à l’exception de la BCE et des politiciens qui ont un autre agenda, à savoir la surveillance totale des citoyens. Je suis au courant des belles promesses. Protection des données, sécurité maximale, personne n’a l’intention d’espionner qui que ce soit, etc.

Ces promesses sont aussi crédibles que celles faites lors de l’introduction de l’euro. On nous avait dit pas de renflouement bancaire, pas de déficits budgétaires supérieurs à 3 %, pas de financement des États via la BCE… Résultat, la BCE ne fait que ça et le traité de Maastricht n’est plus qu’un gâchis de papier.

Aujourd’hui, la BCE promet une protection des données pour l’euro numérique. Mais demain, chaque transaction sera surveillée au nom de la transparence.

En Chine, les gens sont contrôlés via la CBDC. Ceux qui se conforment à l’État ont accès à l’argent. C’est ce qu’on appelle le crédit social.

L’euro numérique permettrait de faire la même chose. L’État pourra nous empêcher de réserver un vol en cas de budget CO2 épuisé ou encore de faire des dons à des organisations qui les gênent. Les non-vaccinés verront leur argent bloqué dans les restaurants lors d’une pandémie. Un cauchemar numérique. »

Précisons que le système du Crédit social est encore en phase de test en Chine. De même que la CBDC. Cependant, le simple fait que cette macabre ambition de surveillance totale existe est déjà très préoccupant.

En Europe, c’est Christine Lagarde, la présidente de la BCE, qui pousse en faveur de la CBDC. Elle aura pour cela besoin d’une identité numérique. Cela tombe bien puisque la Commission européenne et le Parlement européen viennent de s’entendre à ce sujet.

Un vote favorable du parlement européen serait la première pierre d’une prison à ciel ouvert. Ils avancent doucement, à petits pas, selon la tactique du Salami.

La « tactique du salami » est une expression inventée par l’homme politique hongrois Mátyás Rákosi, chef du Parti communiste, pour décrire l’élimination progressive des pouvoirs extérieurs au communisme, « tranche après tranche, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien ».

Heureusement, le bitcoin offre une échappatoire aux sombres desseins d’une UE apparemment séduite par des tentations totalitaires.

Terminons en rappelant qu’il n’y a pas de taxe sur les plus-values lorsque l’on détient ses bitcoins plus d’un an en Allemagne…

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Nicolas T.

Journaliste rapportant sur la révolution Bitcoin. Mes papiers traitent du bitcoin à travers les prismes géopolitiques, économiques et libertaires.

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