la crypto pour tous
Rejoindre
A
A

Bitcoin : JPMorgan estime son coût de production à 85000 dollars

9h00 ▪ 6 min de lecture ▪ par Luc Jose A.
S'informer ▪ Bitcoin (BTC)
Résumer cet article avec :

Le bitcoin a brièvement franchi son coût moyen de production, évalué à 85000 dollars par JPMorgan, après 280 jours sous ce seuil. Ce dépassement réduirait les ventes forcées des spécialistes du mining, néanmoins le retour du prix autour de 84100 dollars rend ce soulagement encore incertain.

Un dirigeant de JPMorgan observe des spécialistes du mining de Bitcoin.

En bref

  • JPMorgan estime le coût moyen de production du bitcoin à 85000 dollars.
  • Le BTC a brièvement dépassé ce seuil après 280 jours en dessous.
  • Un maintien au-dessus de 85000 dollars pourrait réduire les ventes forcées des sociétés de mining.
  • Le recul du hashrate et de la difficulté aide le réseau à se rééquilibrer.
  • La pression sur les marges pousse aussi certains mineurs vers l’intelligence artificielle.

Le coût du mining de bitcoin remonte à 85000 dollars

JPMorgan évalue désormais à près de 85000 dollars le coût moyen nécessaire pour produire un bitcoin, alors que 20 % des sociétés sont dans le rouge d’après la banque. Ce montant prend principalement en compte le cours de l’électricité, l’efficacité des équipements, le hashrate et la difficulté de mining.

Le BTC a franchi ce niveau durant son rallye récent, avant de retomber légèrement en dessous. Au cours du mois de juin, l’institution bancaire estimait encore son coût de production à 78000 dollars, tandis que la crypto était autour de 62500 dollars.

Les chiffres essentiels révèlent l’ampleur des tensions traversées par le secteur :

  • Le bitcoin est resté 280 jours sous son coût de production estimé ;
  • La précédente période comparable avait duré environ 224 jours en 2018 ;
  • Près de 15 à 20 % des équipements miniers étaient non rentables au premier trimestre ;
  • Les sociétés de mining cotées ont vendu plus de 32000 BTC au premier trimestre 2026 ;
  • Le cours est revenu autour de 84250 dollars après avoir franchi 85000 dollars.

Le coût de production constitue une moyenne sectorielle. Un opérateur qui dispose d’une électricité bon marché et de machines récentes peut demeurer rentable sous ce seuil. Inversement, une entreprise de mining qui utilise des équipements anciens peut perdre de l’argent même lorsque le bitcoin dépasse 85000 dollars.

Un cours supérieur réduirait les ventes forcées

Lorsque le prix du bitcoin demeure inférieur aux dépenses de production, les sociétés de mining doivent trouver d’autres sources de liquidités. Elles peuvent se servir de leurs réserves, emprunter, lever des capitaux ou céder davantage de BTC pour le financement de l’électricité et de la maintenance.

Les analystes de JPMorgan sous la supervision de Nikolaos Panigirtzoglou estiment :

Si ce nouveau contexte se maintient, il devrait soulager les spécialistes du mining et réduire le risque de ventes forcées.

La durée de dépassement importe donc davantage que le simple passage au-dessus de 85000 dollars. Quelques heures au-delà de ce seuil sont insuffisantes pour la restauration des marges ni à la modification des décisions d’investissement des sociétés.

Au cours du premier trimestre, les entreprises de mining cotées avaient cédé plus de 32000 BTC pour le financement de leurs opérations. Ce volume dépassait leurs cessions cumulées sur toute l’année 2025, d’après les données fournies par JPMorgan.

Le réseau Bitcoin s’adapte à la baisse des marges

Les entreprises de mining les moins compétitives ont déjà déplacé leurs machines vers des régions où l’électricité est moins onéreuse. D’autres ont cédé leurs anciens équipements, placé certaines installations en veille ou recyclé les modèles devenus inefficaces.

Ces retraits diminuent la puissance information mobilisée pour la sécurisation du bitcoin. JPMorgan pense que le hashrate a chuté de près de 19 % depuis son sommet d’octobre 2025. La difficulté de mining aurait reculé de près de 15 % sur la même période.

Un tel mécanisme permet au réseau de se rééquilibrer directement. Dès que des machines sont à l’arrêt, le bitcoin ajuste périodiquement sa difficulté. Les spécialistes du mining encore actifs disposent donc d’une probabilité plus élevée pour valider un bloc avec la même puissance de calcul.

Au premier trimestre, CoinShares pensait que les machines moins performantes qu’un Antminer S19 XP devenaient déficitaires avec une électricité facturée six cents par kilowattheure. Cette situation avait concerné potentiellement 15 à 20 % du parc mondial.

Le coût de production peut agir comme un plancher souple, d’après JMorgan. Toutefois, il ne garantit pas un rebond automatique. Le bitcoin peut demeurer durablement sous ce niveau si les spécialistes du mining diminuent leurs coûts, arrêtent leurs machines ou acceptent des pertes temporaires.

L’intelligence artificielle détourne les capacités minières

La pression sur les marges peut aussi accélérer la conversion de certains centres de mining en infrastructures pour l’intelligence artificielle. Ainsi, les sociétés d’IA proposent des contrats plus prévisibles et peuvent payer davantage pour accéder rapidement à l’électricité, au refroidissement et aux centres de données.

De nombreux groupes de mining cotés ont ainsi diminué leurs objectifs de croissance du hashrate. Cette réorientation limite la concurrence entre les entreprises du secteur et ralentirait la hausse future du coût de production, en dehors des périodes de halving.

Elle participe également à la modification du secteur. D’après JPMorgan, les sociétés cotées perdent une partie de leur poids face aux opérateurs privés et souverains, moins visibles dans les données officielles.

Pour la confirmation d’une amélioration, le bitcoin devra donc se maintenir au-dessus de 85000 dollars. La progression du hashrate, de la difficulté et des ventes réalisées par les sociétés de mining permettra ensuite de déterminer si ce seuil marque un véritable retour à la rentabilité.

Maximisez votre expérience Cointribune avec notre programme 'Read to Earn' ! Pour chaque article que vous lisez, gagnez des points et accédez à des récompenses exclusives. Inscrivez-vous dès maintenant et commencez à cumuler des avantages.



Rejoindre le programme
A
A
Luc Jose A. avatar
Luc Jose A.

Diplômé de Sciences Po Toulouse et titulaire d'une certification consultant blockchain délivrée par Alyra, j'ai rejoint l'aventure Cointribune en 2019. Convaincu du potentiel de la blockchain pour transformer de nombreux secteurs de l'économie, j'ai pris l'engagement de sensibiliser et d'informer le grand public sur cet écosystème en constante évolution. Mon objectif est de permettre à chacun de mieux comprendre la blockchain et de saisir les opportunités qu'elle offre. Je m'efforce chaque jour de fournir une analyse objective de l'actualité, de décrypter les tendances du marché, de relayer les dernières innovations technologiques et de mettre en perspective les enjeux économiques et sociétaux de cette révolution en marche.

DISCLAIMER

Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.