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France : 680 000 contribuables menacés après une cyberattaque contre la DGFiP

19h10 ▪ 4 min de lecture ▪ par Lydie M.
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La France fait face à une nouvelle fuite de données sensibles. Un pirate revendique l’extraction d’informations concernant près de 678 000 contribuables après un accès frauduleux au système de la DGFiP. Bercy confirme l’intrusion et la sortie de données, mais pas encore ce chiffre. Particuliers et professionnels figurent parmi les victimes potentielles.

Des données fiscales en France s’échappent d’un coffre numérique compromis, avec le chiffre 680 000 au centre de la scène.

En bref

  • Près de 678 000 personnes figurent dans la revendication du pirate.
  • L’accès frauduleux remonte à fin juin et aurait suivi une usurpation d’identité.
  • Une seconde fuite portant sur plus de 2 millions de personnes reste à confirmer.

France : la DGFiP confirme l’accès frauduleux

L’affaire a éclaté le 12 août lorsqu’un cybercriminel utilisant le pseudonyme ZeroBytes a revendiqué le piratage de la Direction générale des Finances publiques. La France a déjà connu plusieurs fuites massives de données personnelles.

Le pirate avance un total de 678 000 personnes : 392 867 comptes de particuliers et 285 570 comptes professionnels. Bercy reste plus prudent.

La DGFiP confirme qu’un accès illégitime a bien eu lieu à la fin du mois de juin. L’intrusion aurait suivi l’usurpation de l’identité d’une personne disposant déjà d’un accès au système d’information. L’administration avait coupé cet accès lors d’un contrôle effectué le même mois.

Des données ont malgré tout pu être consultées et extraites. Le ministère des Finances poursuit ses investigations pour identifier précisément les personnes concernées. Voilà pourquoi les 678 000 victimes potentielles restent, pour l’instant, un chiffre provenant du pirate et non le bilan définitif de l’administration. La distinction compte.

Des données fiscales beaucoup plus sensibles qu’un simple email

Les informations présentées par ZeroBytes vont bien au-delà d’une liste d’adresses électroniques. L’échantillon diffusé comprendrait des noms, dates de naissance, adresses, situations familiales et nombres de personnes à charge. S’ajouteraient des données immobilières, des identifiants fonciers, le taux de prélèvement à la source et le revenu fiscal de référence.

Certaines anciennes demandes envoyées aux services fiscaux apparaîtraient également. Ce type de base intéresse évidemment les escrocs. Un faux conseiller bancaire ou un faux agent des impôts devient beaucoup plus crédible lorsqu’il connaît déjà votre adresse, votre patrimoine ou votre situation fiscale.

Le sujet résonne aussi avec le débat sur la collecte des informations financières. En juillet, Bull Bitcoin avait saisi le Conseil d’État contre l’application française de DAC8, en évoquant justement le risque créé par de grandes bases reliant identité et données financières. La DGFiP prévoit d’informer individuellement les usagers concernés en précisant les informations susceptibles d’avoir été consultées ou extraites.

L’ANSSI et le service du Haut fonctionnaire de défense et de sécurité participent également aux investigations. La CNIL recevra une notification et l’administration prévoit de déposer plainte.

Une seconde fuite de 2 millions de personnes revendiquée

ZeroBytes ne s’arrête pas au premier fichier. Le pirate revendique également un accès au Serveur Professionnel de Données Cadastrales de la DGFiP. Il affirme avoir extrait 252 149 lignes correspondant à 2 041 778 personnes.

Noms, prénoms, dates et lieux de naissance, adresses, références de parcelles et liens entre propriétaires et biens figureraient dans cette deuxième base. La DGFiP ne confirme pas cette intrusion à ce stade. Le pirate affirme également avoir contourné l’authentification multifacteur pour obtenir cet accès. Là encore, il faudra attendre les conclusions techniques avant de considérer cette version comme établie.

La France se retrouve donc avec une cyberattaque confirmée et une seconde revendication encore en cours de vérification.

Le problème dépasse la simple confidentialité fiscale. Des informations sur le patrimoine peuvent faciliter des arnaques très personnalisées et, dans certains cas, aider à identifier des personnes disposant d’actifs importants. Ce risque existe déjà dans la crypto, où la France a renforcé la protection des professionnels après 77 affaires violentes recensées en 2026.

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Lydie M.

Enseignante et ingénieure IT, Lydie découvre le Bitcoin en 2022 et plonge dans l’univers des cryptomonnaies. Elle vulgarise des sujets complexes, décrypte les enjeux du Web3 et défend une vision d’un futur numérique ouvert, inclusif et décentralisé.

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.