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MiCA : Le registre européen compte désormais 280 sociétés crypto agréées

15h00 ▪ 3 min de lecture ▪ par Eddy S.
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L’Europe passe la seconde au niveau de sa régulation. Avec 280 sociétés agréées MiCA désormais, le Vieux Continent veut faire de la concurrence aux géants du secteur crypto. Mais cette avancée ne dissimule-t-elle pas des failles face à l’hégémonie de l’USDT ? Plongeons au cœur des enjeux d’une révolution réglementaire encore inachevée.

L’Europe franchit une étape décisive avec désormais 280 sociétés crypto agréées MiCA : analyse des enjeux et des limites.

En bref

  • 280 sociétés crypto sont désormais autorisées sous MiCA, avec une mise à jour historique le 3 juillet 2026.
  • Standard Chartered, FalconX et d’autres acteurs majeurs rejoignent le registre, mais l’USDT reste incontrôlable.
  • 80 % des entreprises crypto abandonnent l’UE, dévoilant les limites de MiCA devant les mastodontes du secteur.

MiCA : L’Europe passe à 280 sociétés crypto agréées

L’ESMA a franchi officiellement une étape clé. En fait, son registre MiCA a accueilli 37 nouvelles entreprises crypto, portant à 280 le nombre total de prestataires agréés en Europe. Cette mise à jour du 3 juillet 2026 marque la fin de la période de transition et l’entrée en vigueur stricte du cadre réglementaire européen. Ces nouveaux acteurs incluent des noms bien connus tels que Standard Chartered (par le biais de sa filiale luxembourgeoise) et FalconX, agréé à Malte. 

L’Allemagne conserve la tête du classement avec 58 autorisations, devant la France (31) et les Pays-Bas (26). Chypre, pour sa part, a apporté 6 nouvelles licences, démontrant ainsi son rôle croissant dans l’écosystème crypto européen. Mais ce registre reste incomplet puisqu’aucune entreprise n’est encore autorisée à émettre des jetons rattachés à des actifs (ART). Un signe que MiCA a du mal à englober tous les aspects du marché.

MiCA entre en révision : un aveu d’échec face à l’USDT ?

L’Europe se vante de sa régulation pionnière, mais MiCA montre déjà ses limites. Car, le stablecoin USDT de Tether qui représente plus de 70 % du marché, reste inatteignable pour les régulateurs européens. Pire, aucune solution européenne ne parvient à concurrencer son adoption massive. À cette fin, la Commission européenne a annoncé une révision anticipée de MiCA, reconnaissant implicitement son incapacité à réguler les stablecoins étrangers.

Sur les 3 000 entreprises crypto qui étaient initialement en activité dans l’UE, seules 280 ont réussi à obtenir leur licence. Les autres ? 80 % sont en train de sortir du marché. Un exode qui interroge : MiCA est-il trop strict, ou simplement inefficace face aux mastodontes comme Tether ? L’USDT, toujours au pouvoir, se fiche bien des frontières réglementaires. L’Europe semble elle-même sous l’emprise de ses propres règles.

MiCA est une avancée, mais son bilan est mitigé : 280 licences sur 3 000 acteurs crypto au départ. L’Europe réglemente, mais a du mal à innover. Et si la véritable bataille se jouait ailleurs ? Faut-il assouplir MiCA ou accepter que Tether (USDT) continue à dominer pendant encore longtemps ?

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Eddy S.

Le monde évolue et l'adaptation est la meilleure arme pour survivre dans cet univers ondoyant. Community manager crypto à la base, je m'intéresse à tout ce qui touche de près ou de loin à la blockchain et ses dérivés. Dans l'optique de partager mon expérience et de faire connaître un domaine qui me passionne, rien de mieux que de rédiger des articles informatifs et décontractés à la fois.

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