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Un Singapourien de 22 ans plaide coupable dans l’affaire du vol de 4 100 BTC valorisés à 245 millions $

9h30 ▪ 5 min de lecture ▪ par Mikaia A.
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À seulement 22 ans, Malone Lam vient de plaider coupable dans une affaire assez folle. Le Singapourien dirigeait, selon la justice américaine, un réseau international spécialisé dans le vol de cryptomonnaies. Le butin dépasse 245 millions de dollars. Une partie provenait notamment d’un vol de 4 100 bitcoins. Avant le tribunal, Lam avait surtout beaucoup dépensé.

En bref

  • Un butin colossal : Malone Lam a plaidé coupable d’avoir dirigé un réseau international responsable de plus de 245 millions de dollars de vols crypto.
  • Une vie sans frein : voitures atteignant 3,8 millions de dollars, jets privés, montres hors de prix et soirées à 500 000 dollars accompagnaient le butin.
  • Une mécanique bien rodée : le groupe utilisait ingénierie sociale, usurpation d’identité et parfois cambriolages pour récupérer les accès aux wallets de ses victimes.
  • RICO entre en scène : Lam a reconnu sa participation à une conspiration structurée, après avoir identifié les victimes et coordonné les rôles de ses complices.

À 20 ans, Malone Lam menait déjà la grande vie grâce au bitcoin

Actualités du bitcoin: difficile de faire plus voyant. Malone Lam utilisait les surnoms « Anne Hathaway », « $$$ » ou encore « King Greavy ». À seulement 20 ans, il fréquentait surtout un monde où l’argent semblait ne jamais manquer.

Ainsi, certaines soirées en boîte coûtaient jusqu’à 500 000 dollars. Le groupe achetait également des montres valant entre 100 000 et plus de 500 000 dollars. Des sacs de luxe, parfois estimés à plusieurs dizaines de milliers de dollars, finissaient offerts pendant les fêtes.

Même démesure côté voitures. Les modèles achetés valaient entre 100 000 et 3,8 millions de dollars. S’ajoutaient des jets privés, des gardes du corps et des locations à Miami, Los Angeles ou dans les Hamptons.

D’où venait l’argent ? En août 2024, un créancier de Genesis avait perdu 243 millions de dollars après une arnaque particulièrement travaillée. Les fraudeurs avaient utilisé un faux numéro de support Google. La victime avait ensuite modifié son authentification Gemini avant d’envoyer ses fonds vers un wallet compromis.

Puis, une erreur toute bête a aidé les enquêteurs. Une adresse liée à l’achat de vêtements de luxe avait été partagée. Plus de 9 millions de dollars ont ensuite été gelés.

Pourquoi le Singapourien a-t-il plaidé coupable ?

Cette fois, fini les pseudonymes. Le 8 septembre 2026, Malone Lam s’est présenté devant la juge Colleen Kollar-Kotelly, à Washington. Il a plaidé coupable d’un chef de participation à une conspiration RICO. Une nouvelle audience aura lieu le 8 décembre.

D’après les documents judiciaires, le réseau fonctionnait depuis octobre 2023 au moins. Ses activités se sont poursuivies jusqu’en mai 2025. Les membres vivaient en Californie, au Connecticut, à New York, en Floride, mais aussi à l’étranger.

Curieusement, plusieurs s’étaient rencontrés sur des plateformes de jeux en ligne. Lam repérait les victimes, organisait les attaques et répartissait les rôles. Pour récupérer des cryptomonnaies, le groupe utilisait surtout l’ingénierie sociale. Des intrusions en ligne et quelques cambriolages complétaient parfois la méthode.

L’affaire du créancier de Genesis montre bien le niveau d’organisation. Après le vol, les 243 millions de dollars avaient été répartis entre plusieurs wallets. Les fonds avaient ensuite transité par plus de quinze plateformes d’échange.

Jeanine Ferris Pirro, procureure fédérale, ne mâche pas ses mots :

Si vous bâtissez un empire cybercriminel, nous vous trouverons, démantèlerons votre organisation et vous demanderons des comptes. Cet accusé dirigeait un réseau international qui ciblait ses victimes par la tromperie, envahissait leur vie privée et volait des centaines de millions de dollars en cryptomonnaies.

Jeanine Ferris Pirro, DOJ

Pourquoi la loi RICO pèse-t-elle autant dans cette affaire ?

Voilà le point judiciaire à retenir. Lam n’a pas simplement reconnu un vol de bitcoin. Il a plaidé coupable de participation à une conspiration relevant de la loi RICO, utilisée contre les organisations criminelles structurées.

Le choix colle au dossier présenté par les procureurs. Lam sélectionnait les cibles et coordonnait ses complices. Certains intervenaient en ligne, tandis que d’autres pouvaient participer aux intrusions physiques. Ensuite venait le blanchiment des cryptomonnaies dérobées.

L’enquête mobilise d’ailleurs beaucoup de monde. Le FBI, l’IRS Criminal Investigation et le bureau du procureur fédéral de Washington travaillent sur le dossier. Des équipes de Los Angeles et Miami ont également apporté leur soutien.

Reste un détail assez parlant. Pour voler du bitcoin, le réseau n’avait pas besoin de casser sa blockchain. Il s’attaquait directement aux personnes.

Selon un rapport cité par CoinDesk, près de 41 % des incidents de sécurité crypto recensés en 2025 impliquaient la fraude, l’usurpation ou de fausses offres d’investissement. Ces pratiques auraient provoqué plus de 17 milliards de dollars de pertes cette année-là.

La leçon tient finalement en peu de mots. Sécuriser son bitcoin demande certes de protéger ses clés et ses accès. Mais face aux faux supports, aux appels truqués et à l’ingénierie sociale, il faut aussi savoir se méfier d’une voix parfaitement rassurante au téléphone.

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Mikaia A.

La révolution blockchain et crypto est en marche ! Et le jour où les impacts se feront ressentir sur l’économie la plus vulnérable de ce Monde, contre toute espérance, je dirai que j’y étais pour quelque chose

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.