la crypto pour tous
Rejoindre
A
A

Détroit d’Ormuz : Trump rejette l’offre de l’Iran, le pétrole flambe

7h00 ▪ 5 min de lecture ▪ par Ghiles A.
S'informer Géopolitique
Résumer cet article avec :

La tension monte autour du détroit d’Ormuz après le refus de Trump d’accepter une proposition iranienne visant à rouvrir la voie maritime avant toute avancée sur le dossier nucléaire. Cette position maintient la pression sur Téhéran et secoue déjà les marchés mondiaux. Le pétrole a fortement réagi, en bondissant près de 120 dollars pour le baril, tandis que Bitcoin et Ethereum ont reculé dans un climat de liquidité contrainte. Les investisseurs surveillent désormais l’impact de cette crise sur l’énergie, le dollar et les actifs risqués, dont la crypto.

Illustration montrant Donald Trump levant la main devant le drapeau iranien, avec des pétroliers dans le détroit d’Ormuz, des barils de pétrole, une pompe pétrolière et une flèche orange symbolisant la hausse des prix.

En bref

  • Trump refuse l’offre iranienne de rouvrir le détroit d’Ormuz avant toute avancée sur le dossier nucléaire.
  • Washington maintient la pression sur Téhéran, en utilisant le blocus naval comme levier diplomatique et économique.
  • Le pétrole flambe fortement, avec un Brent annoncé en hausse de 7,3 %, à 119,45 dollars, sur fond de craintes d’un choc d’approvisionnement.
  • Les marchés à risque reculent, notamment Bitcoin et Ethereum, pénalisés par les tensions géopolitiques, l’inflation potentielle et une liquidité toujours contrainte.

Trump maintient la pression sur l’Iran

Alors que les tensions entre la Chine et les États-Unis s’intensifient sur les plans économique et financier, un nouveau point de friction apparaît pour Washington, cette fois au Moyen-Orient, autour du détroit d’Ormuz.

Dans des déclarations remises à Axios, Trump veut conserver le blocus naval tant que Téhéran n’accepte pas un accord répondant aux préoccupations américaines sur son programme nucléaire. L’Iran aurait proposé de rouvrir le détroit d’Ormuz avant de reprendre les discussions nucléaires plus tard. Cependant, Trump refuse cette séquence, car elle affaiblirait le levier de Washington selon lui.

Par ailleurs, le président américain présente le blocus comme un outil central dans le rapport de force. D’après les éléments rapportés, il juge que cette pression est plus utile qu’une action militaire immédiate afin d’inciter l’Iran à un accord sur son programme nucléaire, en déclarant : 

Le blocus est en quelque sorte plus efficace que les bombardements. Ils étouffent. Et ça va empirer pour eux. Ils ne peuvent pas avoir l’arme nucléaire. 

Donald Trump, président des États-Unis. Source : Axios.

En outre, le commandement central américain (CENTCOM), selon le même rapport, aurait pourtant préparé un scénario de frappes limitées contre des infrastructures iraniennes. Pour l’instant, Trump n’aurait pas donné d’ordre militaire.

Cette stratégie vise à pousser l’Iran à revenir vers la table des négociations. Trump affirme que Téhéran cherche un règlement pour desserrer l’étau économique. Il lie directement la levée du blocus à des garanties sur le nucléaire. Ainsi, il place le détroit d’Ormuz au centre d’un bras de fer diplomatique, économique et sécuritaire.

Le pétrole flambe et les marchés surveillent le détroit d’Ormuz

Sur le plan économique, la flambée s’est accélérée suite aux déclarations de Trump à Axios, le pétrole a réagi vivement, car toute perturbation du trafic maritime peut peser sur l’offre et les coûts de transport. Le prix du Brent a bondi de 7,3 % pour atteindre 119,45 dollars. Cette hausse traduit la peur d’un choc durable, alors que raffineries, transporteurs et pays importateurs surveillent déjà les risques de nouvelles tensions sur les prix.

Graphique montrant la forte hausse du Brent sur un an, avec un prix proche de 119,6 dollars le baril et une progression d’environ 7,5 %.
Le Brent grimpe à près de 120 dollars, porté par les tensions autour du détroit d’Ormuz.

Ainsi, le pétrole peut aussi raviver les tensions inflationnistes. Une hausse prolongée de l’énergie augmente les charges des entreprises, renchérit le transport et pèse sur les ménages. Dans ce contexte, la Fed avait déjà illustré la prudence des banques centrales : elle avait maintenu ses taux entre 3,5 % et 3,75 % pour la troisième fois, afin de contenir les pressions sur les prix. Cette position confirmait une liquidité encore très contrainte, un facteur qui pesait aussi sur les actifs risqués.

Ce mécanisme touche aussi la crypto. Après l’annonce de la Fed, le bitcoin a reculé vers 75 100 dollars, tandis qu’ethereum a rapidement glissé sous les 2 300 dollars. Ces mouvements montrent que les actifs numériques restent sensibles aux coûts de financement, au dollar et aux anticipations de politique monétaire.

À court terme, le marché va surtout surveiller deux signaux : la durée du blocus et la réaction de l’Iran. Si un canal diplomatique se rouvre, la pression sur le pétrole pourrait progressivement retomber. En revanche, si l’impasse se prolonge autour du détroit d’Ormuz et que les tensions géopolitiques s’intensifient, Bitcoin et Ethereum pourraient continuer à évoluer sous pression. Les investisseurs privilégient souvent la prudence lorsque l’inflation, les taux, et l’incertitude internationale se tendent simultanément.

Maximisez votre expérience Cointribune avec notre programme 'Read to Earn' ! Pour chaque article que vous lisez, gagnez des points et accédez à des récompenses exclusives. Inscrivez-vous dès maintenant et commencez à cumuler des avantages.



Rejoindre le programme
A
A
Ghiles A. avatar
Ghiles A.

Journaliste et rédacteur web passionné par l’univers des cryptomonnaies et des technologies Web3. J’y traite les dernières tendances et actualités afin de proposer un contenu de haute qualité à un large public du secteur.

DISCLAIMER

Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.