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La Sberbank mise sur les actifs numériques adossés à l’or pour accélérer la « dédollarisation »

mer 28 Déc 2022 ▪ 9h00 ▪ 4 min de lecture - par Mikaia ANDRIAMAHAZOARIMANANA

« Dédollarisation », un mot qui a gagné en popularité depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Pour y arriver, le Kremlin remue ciel et terre. Quitte à réaliser des transactions d’actifs numériques adossés à l’or. Actuellement, c’est devenu un pari réussi pour la plus grande banque de Russie, SberBank.

L'entrée d'une agence de la banque russe Sberbank

Le dollar est mort, vive l’or ?

Mi-juillet, Sberbank, actuellement connu sous le nom de Sber, a annoncé avoir réalisé sa première transaction d’actifs numériques. Une première pour une institution appartenant au pays le plus sanctionné de la Planète.

Le 26 décembre, Sberbank s’est félicitée d’avoir réussi sa première émission d’actifs financiers numériques (DFA) adossés à l’or. Les considérant comme une « ‘excellente alternative’ aux investissements dans un contexte de dédollarisation », cette institution bancaire n’a pas hésité à parier dessus dans le cadre d’une transaction avec OOO Solfer, souligne Cointelegraph. Non seulement ce dernier est un vendeur et transformateur de métaux diversifiés, mais aussi, il est un fabricant de produits à base de métaux précieux.

Fier de cette réalisation, Alexander Vedyakhin, premier vice-président du conseil exécutif de la Sberbank, a laissé ce commentaire :

« L’opération démontre que le marché et l’économie réelle s’intéressent à ce nouvel instrument, qui peut constituer une excellente alternative aux investissements dans un contexte de dédollarisation. Nous nous attendons à ce que le nombre d’entreprises clientes sur notre plateforme augmente rapidement et nous prévoyons d’élargir la gamme de produits d’actifs financiers numériques. »

À noter par ailleurs que Sberbank, émetteur du stablecoin Sbercoin, considère les DFA adossés à l’or comme des actifs certifiant des droits monétaires. Leur prix et volume dépendent entièrement du cours de l’or. Un investissement qui semble sûr pour Peter Schiff et non pour des crypto-enthousiastes comme Mark Cuban ou Stanley Druckenmiller.

Les limites d’un peg à l’or

Les atouts des DFA adossés à l’or

Rapidité, authenticité, et toute une kyrielle d’avantages accompagnent effectivement ces actifs numériques adossés à l’or. C’est qu’estime le PDG de Solfer, Maxim Nazhmetdinov. Voici comment il a interprété la situation :

« Travaillant avec des métaux précieux et non précieux, nous avons été enthousiasmés par le nouveau format d’or numérique et nous avons décidé d’essayer cette nouvelle méthode pour diversifier le bilan de l’entreprise. L’affaire a été conclue rapidement. Nous pensons que ce nouveau véhicule facilitant les investissements en métaux précieux pourrait se tailler une niche sur le marché. »

Pour conclure, les paquets de sanctions émises contre la Russie ont bel et bien impacté sa santé financière. Mais nous convenons également de préciser qu’elle ne compte pas rester les bras croisés. Elle bénéficie en effet du soutien de ses alliés assoiffés d’émancipation du joug du dollar.

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Mikaia ANDRIAMAHAZOARIMANANA

La révolution blockchain et crypto est en marche ! Et le jour où les impacts se feront ressentir sur l’économie la plus vulnérable de ce Monde, contre toute espérance, je dirai que j’y étais pour quelque chose

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