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Les États-Unis saisissent 500 millions de dollars en cryptos liées à l’Iran

20h00 ▪ 4 min de lecture ▪ par Luc Jose A.
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Les tensions entre Washington et Téhéran franchissent un nouveau seuil, désormais sur le terrain des cryptos. Les États-Unis annoncent avoir saisi près de 500 millions de dollars de cryptos liées à l’Iran, révélant l’ampleur d’une offensive financière en cours. Ainsi, le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, insère cette opération dans une stratégie visant à couper les flux économiques du régime. Derrière cette annonce, une réalité se dessine : la crypto s’impose comme un outil central dans les affrontements économiques contemporains.

Une saisie de cryptos par des agents des États-Unis.

En bref

  • Les États-Unis annoncent la saisie de près de 500 millions de dollars en cryptos liées à l’Iran.
  • Cette opération s’intègre dans une stratégie plus large visant à affaiblir les ressources financières du régime.
  • Washington renforce la pression en étendant ses sanctions à plusieurs acteurs économiques et réseaux internationaux.
  • L’économie iranienne subit de fortes tensions, notamment avec une chute marquée de sa monnaie.

Une saisie record au cœur de l’offensive américaine

Tandis que Trump vient de rejeter l’offre relative au détroit d’Ormuz, Scott Bessent a annoncé que les États-Unis ont saisi « près de 500 millions de dollars d’actifs en cryptos liés à l’Iran » dans le cadre d’une campagne économique visant directement le régime iranien.

Lors d’une intervention sur Fox Business, il a précisé : « nous gelons des comptes bancaires partout. Surtout, nous rendons les acteurs moins enclins à traiter avec le régime ». Cette déclaration s’intègre dans une stratégie offensive structurée autour de plusieurs leviers :

  • Une saisie de cryptos liées à des entités iraniennes ;
  • Le gel de comptes bancaires à l’international ;
  • Une pression accrue pour dissuader les partenaires économiques du régime ;
  • L’extension des sanctions à des avoirs détenus à l’étranger, y compris immobiliers.

L’ensemble de ces actions relève de « l’Operation Economic Fury », lancée en mars 2025 pour fragiliser les circuits financiers de Téhéran. Le montant annoncé dépasse les 344 millions de dollars précédemment identifiés, notamment en USDT bloqués avec la coopération de Tether.

Aucune clarification n’a été apportée sur cet écart, ce qui laisse subsister des interrogations sur l’étendue réelle des saisies et sur la nature exacte des actifs concernés.

Une pression économique globale où la crypto devient un levier stratégique

Au-delà de cette saisie, l’opération américaine s’insère dans une stratégie de pression économique globale. Scott Bessent a évoqué une situation critique en Iran, déclarant : « ils sont en pleine crise monétaire ». La monnaie iranienne aurait perdu entre 60 et 70 % de sa valeur face au dollar, tandis qu’une grande banque du pays s’est effondrée en décembre.

En parallèle, les autorités américaines ont intensifié les sanctions, visant 35 entités liées au système bancaire parallèle iranien, ainsi qu’une raffinerie chinoise et une quarantaine d’entreprises maritimes impliquées dans le transport de pétrole.

D’autres mesures ont ciblé les chaînes d’approvisionnement militaires, avec des sanctions contre 14 acteurs impliqués dans la production de drones et de missiles. Depuis février 2025, plus de 1 000 entités, navires et aéronefs liés à l’Iran ont été sanctionnés. Dans ce contexte, la crypto apparaît aussi dans des usages plus inattendus.

Des informations évoquent un projet iranien de péages en bitcoin dans le détroit d’Hormuz, tandis que des acteurs frauduleux exploiteraient la situation en exigeant des paiements en BTC ou en USDT pour autoriser le passage de navires.

Cette montée en puissance de la crypto dans les mécanismes de sanctions et de contournement liés aux conflits géopolitiques comme la guerre en Iran, souligne une transformation profonde des rapports de force économiques. Ces actifs deviennent à la fois des cibles et des outils dans les stratégies étatiques. À mesure que ces pratiques se développent, elles pourraient accélérer les débats sur la régulation, la traçabilité et le rôle des acteurs privés dans l’exécution des politiques internationales.

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Luc Jose A. avatar
Luc Jose A.

Diplômé de Sciences Po Toulouse et titulaire d'une certification consultant blockchain délivrée par Alyra, j'ai rejoint l'aventure Cointribune en 2019. Convaincu du potentiel de la blockchain pour transformer de nombreux secteurs de l'économie, j'ai pris l'engagement de sensibiliser et d'informer le grand public sur cet écosystème en constante évolution. Mon objectif est de permettre à chacun de mieux comprendre la blockchain et de saisir les opportunités qu'elle offre. Je m'efforce chaque jour de fournir une analyse objective de l'actualité, de décrypter les tendances du marché, de relayer les dernières innovations technologiques et de mettre en perspective les enjeux économiques et sociétaux de cette révolution en marche.

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.