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MiCA : Quatre entreprises françaises rejoignent le registre européen des acteurs crypto agréés

18h00 ▪ 5 min de lecture ▪ par Lydie M.
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Le registre européen MiCA compte désormais 321 entreprises crypto autorisées. Douze nouveaux prestataires ont rejoint la liste lors de la quatrième mise à jour publiée après la fin de la période transitoire. L’Europe avance donc dans l’application de son cadre commun, tout en renforçant la pression sur les acteurs encore non conformes.

uatre professionnels français sortent d’un portail européen lumineux marqué du chiffre 4, avec des symboles crypto et le drapeau français.

En bref

  • MiCA compte désormais 321 entreprises crypto autorisées.
  • Douze nouveaux prestataires ont rejoint le registre européen.
  • La liste des entités non conformes atteint 167 entrées.

MiCA porte le registre à 321 entreprises crypto

L’ESMA a ajouté douze prestataires de services sur crypto-actifs à son registre MiCA. Le total passe ainsi de 280 sociétés crypto agréées début juillet à 321 entreprises autorisées. Cette progression montre que les régulateurs nationaux continuent de traiter les demandes après l’échéance européenne du 1er juillet 2026. Les nouveaux entrants ne viennent pas uniquement de l’écosystème crypto traditionnel.

Trois banques coopératives allemandes figurent dans cette mise à jour : Volksbank Raiffeisenbank Oberbayern Südost, VR Bank Schleswig-Holstein Mitte et VR-Bank Landau-Mengkofen. Leur arrivée confirme que MiCA attire aussi des établissements financiers déjà installés. L’Espagne ajoute Basque Pay et Fintech Payments.

La France accueille quatre nouvelles sociétés : Finary, Woorton, Blockchain Process Security et Shares Financial Assets. Cette présence française renforce la place du pays parmi les juridictions les plus actives dans l’octroi des autorisations européennes. Le registre réunit des exchanges, des dépositaires, des sociétés de paiement, des banques et d’autres prestataires fournissant un ou plusieurs services encadrés par MiCA.

La conformité crypto devient une condition d’accès au marché

L’autorisation CASP donne aux entreprises le droit de fournir des services crypto dans l’Espace économique européen selon un cadre harmonisé. Elle encadre notamment la conservation des actifs, l’exécution des ordres, les transferts, les échanges et l’exploitation de certaines plateformes.

Ce passeport européen doit réduire la fragmentation réglementaire. Une société autorisée dans un État membre peut étendre ses services dans plusieurs pays sans recommencer une procédure complète pour chaque marché. En contrepartie, elle doit respecter des exigences plus lourdes en matière de gouvernance, de protection des clients et de contrôle des risques.

La différence entre les acteurs autorisés et ceux qui ne le sont pas devient désormais visible pour les utilisateurs. La disparition de Binance sur Google Play dans certains pays européens a montré que la réglementation peut toucher directement la distribution des applications et l’accès aux services.

La dernière mise à jour ne contient d’ailleurs pas que de nouvelles licences. Trois sociétés ont été ajoutées au registre des entités non conformes après un signalement du régulateur italien : Cervo Rendisco, Flandenzo et Corona Fondenza. Cette liste comprend maintenant 167 entrées.

MiCA ne fonctionne donc plus seulement comme un mécanisme d’autorisation. Le règlement devient aussi un outil d’exclusion. Une entreprise crypto qui continue de viser les clients européens sans disposer du statut nécessaire s’expose à des restrictions, à des avertissements publics et à une fermeture progressive de ses canaux de distribution.

Le cap des 321 licences ne règle pas tous les problèmes

La hausse du nombre de prestataires autorisés représente une avancée concrète. Elle donne davantage de choix aux utilisateurs européens et oblige les entreprises crypto à afficher plus clairement leur statut réglementaire. Elle offre aussi aux banques une voie légale pour intégrer les actifs numériques à leurs services.

Des angles morts restent pourtant visibles. Le nombre d’émetteurs de jetons de monnaie électronique demeure fixé à 41. Aucun émetteur de jetons référencés à des actifs n’apparaît encore dans le registre concerné. Le développement des licences CASP avance donc plus vite que certaines catégories de stablecoins prévues par MiCA.

La progression rapide du registre ne dit pas non plus combien de demandes restent en attente. Les procédures peuvent durer plusieurs mois et demander des investissements importants. Les grandes sociétés disposent de juristes et d’équipes de conformité. Pour les jeunes entreprises, la facture réglementaire peut devenir une barrière à l’entrée.

MiCA franchit ainsi un cap numérique, mais son véritable succès dépendra de son application. L’Europe devra maintenir des règles cohérentes entre les pays, sanctionner les acteurs non autorisés et éviter que la conformité ne profite qu’aux groupes les mieux financés. Comme l’a montré la fin difficile de la période transitoire MiCA, publier un cadre commun reste plus simple que l’appliquer uniformément à tout le marché crypto.

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Lydie M.

Enseignante et ingénieure IT, Lydie découvre le Bitcoin en 2022 et plonge dans l’univers des cryptomonnaies. Elle vulgarise des sujets complexes, décrypte les enjeux du Web3 et défend une vision d’un futur numérique ouvert, inclusif et décentralisé.

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.