Régulation crypto : La France met en garde 90 acteurs avant l’échéance MiCA
La régulation crypto européenne atteint un tournant. En France, l’AMF pointe du doigt 90 entreprises non licenciées sous le cadre MiCA. Certaines risquent de disparaître dès cet été.

En bref
- L’AMF alerte : 90 entreprises crypto françaises risquent la fermeture faute de licence MiCA.
- L’Union européenne veut imposer une régulation crypto stricte pour renforcer la confiance et la conformité financière.
L’AMF hausse le ton face aux retardataires du secteur crypto
La France, pionnière dans la régulation crypto, multiplie les rappels à l’ordre. L’Autorité des Marchés Financiers (AMF) vient d’identifier 90 sociétés actives dans le pays sans licence MiCA. D’après Stéphane Pontoizeau, directeur exécutif de la supervision des intermédiaires de marché, environ 30 % des entreprises contactées n’ont donné aucune réponse.
Autre chiffre révélateur : 40 % d’entre elles refusent d’entamer une procédure de conformité. Ces acteurs risquent donc une cessation d’activité dès juillet 2026, à la fin de la période transitoire. Le régulateur français a envoyé des rappels dès novembre 2025. Plusieurs entreprises crypto persistent cependant dans le silence.
Cette situation illustre le fossé croissant entre les grandes plateformes crypto déjà certifiées (comme CoinShares et Relai) et une multitude d’acteurs plus petits incapables de s’adapter aux nouvelles règles. Les sociétés récalcitrantes risquent d’être exclues du marché crypto européen. Un choc potentiel pour l’écosystème blockchain français !
MiCA, entre ambition européenne et choc réglementaire pour la crypto
Promulgué en juin 2023, l’objectif du règlement MiCA consiste à uniformiser la régulation crypto dans toute l’Union européenne. Chaque pays doit appliquer les mêmes standards afin d’éviter les zones grises et les dérives observées lors des bulles précédentes. L’ESMA, basée à Paris, exige que toute entreprise non conforme prépare un plan de retrait ordonné avant le 30 juin.
La France soutient une supervision centralisée de l’ESMA, contrairement à Malte ainsi que d’autres États membres jugés plus laxistes. Certains acteurs crypto redoutent que cette approche ne freine l’innovation financière et la compétitivité des jeunes plateformes d’échange.
Pour d’autres, cette transition marque un tournant historique. Le fait est que la régulation MiCA pourrait attirer de nouveaux investisseurs institutionnels et donner à la crypto européenne un cadre enfin clair.
En tout cas, cette étape cruciale met la France en position de chef de file d’une régulation crypto exigeante. Si la mise en conformité se déroule avec succès, le modèle français pourrait inspirer l’ensemble du marché européen. Dans le cas contraire, c’est tout l’équilibre entre innovation et contrôle réglementaire qui sera remis en question.
Maximisez votre expérience Cointribune avec notre programme 'Read to Earn' ! Pour chaque article que vous lisez, gagnez des points et accédez à des récompenses exclusives. Inscrivez-vous dès maintenant et commencez à cumuler des avantages.
Je m'appelle Ariela et j'ai 31 ans. J'oeuvre dans le domaine de la rédaction web depuis maintenant 7 ans. Je n'ai découvert le trading et la cryptomonnaie que depuis quelques années. Mais c'est un univers qui m'intéresse beaucoup. Et les sujets traités au sein de la plateforme me permettent d'en apprendre davantage. Chanteuse à mes heures perdues, je cultive aussi une grande passion pour la musique et la lecture (et les animaux !)
Les propos et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d'investissement.