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L’UE renforcera sa surveillance de l’IA et de la tokenisation dès 2027

21h45 ▪ 6 min de lecture ▪ par Mikaia A.
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L’Europe change de terrain. À partir de 2027, l’ESMA fera de l’IA et de la tokenisation une priorité de supervision. Pas question, à ce stade, d’interdire ces technologies. Les régulateurs veulent surtout savoir où elles sont utilisées, avec quelles données et quels effets pour les clients. Après MiCA, Bruxelles passe donc à une autre étape : regarder ce qui se passe réellement dans les entreprises financières.

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En bref

  • L’UE renforcera sa surveillance de l’IA et de la tokenisation dès 2027 L’Europe change de terrain. À partir de 2027, l’ESMA fera de l’IA et de la tokenisation une priorité de supervision. Pas question, à ce stade, d’interdire ces technologies. Les régulateurs veulent surtout savoir où elles sont utilisées, avec quelles données et quels effets pour les clients. Après MiCA, Bruxelles passe donc à une autre étape : regarder ce qui se passe réellement dans les entreprises financières. Après MiCA, l’Europe veut regarder ce qui se passe dans les entreprises MiCA avait fixé les règles du jeu pour les crypto-actifs. La prochaine étape est plus concrète. L’ESMA veut comprendre comment les technologies numériques sont utilisées dans les activités financières qui touchent les clients. La nouvelle priorité s’appelle « Innovation with Investor Safeguards ». Elle commencera en 2027. Les autorités vont d’abord cartographier les usages actuels et prévus, puis sélectionner certaines entreprises pour effectuer de premières vérifications. L’objectif est de voir si les dispositifs de contrôle suivent réellement les transformations du secteur. L’ESMA résume son objectif ainsi : « exploiter les évolutions technologiques rapides tout en garantissant la protection des investisseurs ». Le changement est important. Une technologie peut être autorisée sur le papier et poser, une fois déployée, des problèmes de transparence, de qualité des données ou de protection du client. C’est précisément ce terrain que les superviseurs européens veulent désormais explorer. IA, tokenisation : ce que les régulateurs vont réellement regarder Les contrôles porteront sur la gouvernance, les données, les tests et les résultats. Les superviseurs veulent aussi repérer les biais et les situations où un client ne comprend pas réellement le produit proposé. Autre angle : la dépendance aux fournisseurs technologiques. Une banque qui s’appuie fortement sur quelques prestataires ne supprime pas son risque opérationnel. Elle le déplace. La tokenisation pose d’autres questions : représentation des actifs, enregistrement, règlement des transactions et compatibilité entre infrastructures. Sur ce terrain, la BCE avance aussi. Elle vient de lancer Pontes, une infrastructure permettant de régler des transactions de gros sur des actifs tokenisés en monnaie de banque centrale. Elle prépare aussi des investissements limités dans des titres tokenisés. Christine Lagarde décrit Pontes comme un moyen de construire un marché financier européen « plus intégré, innovant et résilient à l’ère numérique ». Les superviseurs apprennent donc à contrôler ces usages pendant que l’Europe construit les infrastructures correspondantes. Trump veut aller vite et refuse une nouvelle couche de règles À Washington, la priorité affichée est différente. Donald Trump rejette l’idée de nouvelles réglementations sur l’IA et présente la course technologique comme un enjeu de puissance face à la Chine. Le 22 septembre, il a aussi annoncé que les documents officiels américains utiliseraient désormais l’expression « super intelligence » à la place de « artificial intelligence ». Trump affirme que les États-Unis ne doivent pas ralentir leur industrie au risque de laisser Pékin prendre de l’avance. Il a aussi dit que le département de la Justice pourrait intervenir si nécessaire. Le sujet arrive directement sur la table avec Xi Jinping. Le 24 septembre, Trump a indiqué que l’IA serait un « grand sujet de discussion » avec le président chinois. Les deux pays cherchent aussi à maintenir un canal de dialogue sur les risques. Bruxelles et Washington ne parlent donc pas exactement le même langage. L’Europe renforce la supervision ; les États-Unis insistent davantage sur la vitesse et la compétition. Les entreprises pourraient donc évoluer dans des cadres très différents. Et pendant ce temps, la Chine accélère aussi sur l’IA Pékin n’attend pas que le débat réglementaire soit terminé. Les entreprises chinoises continuent de développer leurs propres modèles et le pays cherche à intégrer ces technologies dans davantage de secteurs. Pour Washington, cette progression renforce l’argument contre une réglementation trop lourde. Les États-Unis et la Chine discutent désormais directement de sécurité technologique. Les échanges portent notamment sur les incidents et les moyens de limiter certains risques. Cela n’efface évidemment pas la rivalité entre les deux pays. Pour l’Europe, le problème est différent : elle ne dispose ni de la puissance industrielle américaine ni du poids de la Chine. Son levier reste celui qu’elle maîtrise le mieux : les règles du marché intérieur et la surveillance des acteurs financiers. L’ESMA veut ainsi éviter de découvrir les problèmes après coup, sans fermer la porte aux usages susceptibles de rendre les marchés plus rapides ou plus accessibles. C’est un exercice d’équilibre. Et il commence en 2027. À retenir 2027 marque le début de la nouvelle priorité de supervision de l’ESMA. Les régulateurs cartographieront les usages de l’IA et de la tokenisation. Pontes règle les actifs tokenisés en monnaie de banque centrale européenne. Washington et Pékin maintiennent un dialogue sur les risques technologiques. La BCE reste très stricte sur la rémunération des stablecoins. Cette nouvelle surveillance n’est qu’une partie du virage européen. Sur les stablecoins, la BCE défend également une ligne stricte : ces actifs ne doivent pas devenir des produits rémunérés comme des dépôts. Une évolution qui risque de déplaire à une partie de l’écosystème crypto. Pour Bruxelles, le message est clair : innovation oui, mais avec des limites autour de l’argent, des investisseurs et des infrastructures.
  • 2027 : l’ESMA commencera à contrôler concrètement les usages de l’IA et de la tokenisation dans les entreprises financières européennes.
  • Tokenisation : la BCE développe Pontes pour permettre le règlement d’actifs tokenisés directement en monnaie de banque centrale européenne.
  • États-Unis et Chine : Washington et Pékin renforcent leurs échanges sur les risques technologiques tout en poursuivant leur compétition dans l’IA.

Après MiCA, l’Europe veut regarder ce qui se passe dans les entreprises

MiCA avait fixé les règles du jeu pour les crypto-actifs. La prochaine étape est plus concrète. L’ESMA veut comprendre comment les technologies numériques sont utilisées dans les activités financières qui touchent les clients.

La nouvelle priorité s’appelle « Innovation with Investor Safeguards ». Elle commencera en 2027. Les autorités vont d’abord cartographier les usages actuels et prévus, puis sélectionner certaines entreprises pour effectuer de premières vérifications. L’objectif est de voir si les dispositifs de contrôle suivent réellement les transformations du secteur.

L’ESMA résume son objectif ainsi : « exploiter les évolutions technologiques rapides tout en garantissant la protection des investisseurs ».

Le changement est important. Une technologie peut être autorisée sur le papier et poser, une fois déployée, des problèmes de transparence, de qualité des données ou de protection du client. C’est précisément ce terrain que les superviseurs européens veulent désormais explorer.

IA, tokenisation : ce que les régulateurs vont réellement regarder

Les contrôles porteront sur la gouvernance, les données, les tests et les résultats. Les superviseurs veulent aussi repérer les biais et les situations où un client ne comprend pas réellement le produit proposé.

Autre angle : la dépendance aux fournisseurs technologiques. Une banque qui s’appuie fortement sur quelques prestataires ne supprime pas son risque opérationnel. Elle le déplace.

La tokenisation pose d’autres questions : représentation des actifs, enregistrement, règlement des transactions et compatibilité entre infrastructures. Sur ce terrain, la BCE avance aussi. Elle vient de lancer Pontes, une infrastructure permettant de régler des transactions de gros sur des actifs tokenisés en monnaie de banque centrale. Elle prépare aussi des investissements limités dans des titres tokenisés.

Christine Lagarde décrit Pontes comme un moyen de construire un marché financier européen « plus intégré, innovant et résilient à l’ère numérique ». Les superviseurs apprennent donc à contrôler ces usages pendant que l’Europe construit les infrastructures correspondantes.

Trump veut aller vite et refuse une nouvelle couche de règles

À Washington, la priorité affichée est différente. Donald Trump rejette l’idée de nouvelles réglementations sur l’IA et présente la course technologique comme un enjeu de puissance face à la Chine. Le 22 septembre, il a aussi annoncé que les documents officiels américains utiliseraient désormais l’expression « super intelligence » à la place de « artificial intelligence ».

Trump affirme que les États-Unis ne doivent pas ralentir leur industrie au risque de laisser Pékin prendre de l’avance. Il a aussi dit que le département de la Justice pourrait intervenir si nécessaire.

Le sujet arrive directement sur la table avec Xi Jinping. Le 24 septembre, Trump a indiqué que l’IA serait un « grand sujet de discussion » avec le président chinois. Les deux pays cherchent aussi à maintenir un canal de dialogue sur les risques.

Bruxelles et Washington ne parlent donc pas exactement le même langage. L’Europe renforce la supervision ; les États-Unis insistent davantage sur la vitesse et la compétition. Les entreprises pourraient donc évoluer dans des cadres très différents.

Et pendant ce temps, la Chine accélère aussi sur l’IA

Pékin n’attend pas que le débat réglementaire soit terminé. Les entreprises chinoises continuent de développer leurs propres modèles et le pays cherche à intégrer ces technologies dans davantage de secteurs. Pour Washington, cette progression renforce l’argument contre une réglementation trop lourde.

Les États-Unis et la Chine discutent désormais directement de sécurité technologique. Les échanges portent notamment sur les incidents et les moyens de limiter certains risques. Cela n’efface évidemment pas la rivalité entre les deux pays.

Pour l’Europe, le problème est différent : elle ne dispose ni de la puissance industrielle américaine ni du poids de la Chine. Son levier reste celui qu’elle maîtrise le mieux : les règles du marché intérieur et la surveillance des acteurs financiers.

L’ESMA veut ainsi éviter de découvrir les problèmes après coup, sans fermer la porte aux usages susceptibles de rendre les marchés plus rapides ou plus accessibles. C’est un exercice d’équilibre. Et il commence en 2027.

À retenir

  • 2027 marque le début de la nouvelle priorité de supervision de l’ESMA.
  • Les régulateurs cartographieront les usages de l’intelligence artificielle et de la tokenisation.
  • Pontes règle les actifs tokenisés en monnaie de banque centrale européenne.
  • Washington et Pékin maintiennent un dialogue sur les risques technologiques.
  • La BCE reste très stricte sur la rémunération des stablecoins.

Cette nouvelle surveillance n’est qu’une partie du virage européen. Sur les stablecoins, la BCE défend également une ligne stricte : ces actifs ne doivent pas devenir des produits rémunérés comme des dépôts. Une évolution qui risque de déplaire à une partie de l’écosystème crypto. Pour Bruxelles, le message est clair : innovation oui, mais avec des limites autour de l’argent, des investisseurs et des infrastructures.

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Mikaia A.

La révolution blockchain et crypto est en marche ! Et le jour où les impacts se feront ressentir sur l’économie la plus vulnérable de ce Monde, contre toute espérance, je dirai que j’y étais pour quelque chose

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